Expérimentations sur les Palestiniens de produits destinés à l'exportation : Sam Bahour transmet le billet d'un blog "Une petite fille derrière le grand mur", tenu par Rachelle Friesen, sur ce qu'elle a subi (expérimentation d'un produit gazeux) au check-point de Bethléhem. Texte en français et en anglais,ci-dessous, à reprendre/diffuser librement par tous.
A noter aussi : l'ICAHD (Cté israélien contre les démolitions de maisons, de Jeff Halper) annonce que la maison de Salim et Arabiya Shawamreh a été détruite par des bulldozers israéliens la nuit dernière, pour la 5ème fois : http://www.icahd.org/?p=8107
Traduction :
Un champ d'expérimentation
Posté le 2 janvier 2012
Je rouspète dans la queue des voitures au check-point. Heureusement, il n'y a que quelques voitures devant moi et les soldats font avancer les choses rapidement. A l'approche du check-point, je baisse la vitre de ma voiture et montre mon passeport.
En hébreu, on me dit de remonter la colline tout droit, et non de prendre la sortie habituelle à gauche du check-point. C'est sidérant de voir tout ce qui peut être transmis par un simple mouvement du doigt et un grognement. Il semble que la simple présence d'un M16 favorise la compréhension des langues étrangères.
Tandis que je conduis vers l'endroit désigné, les soldats me dirigent moi et cinq autres voitures (toutes palestiniennes) vers des emplacements de parking. Chaque emplacement a un appareillage qui lui est attaché, et qui ressemble à une gigantesque seringue médicale. On me dit de descendre de ma voiture, en fermant toutes les vitres, sauf celle du côté conducteur qui doit être laissée ouverte sur 5 cm.
Je sors de mon véhicule et reste debout à côté des Palestiniens qui ont aussi dû abandonner leurs voitures. Les soldats tournent autour des voitures, l'un ayant un chronomètre. C'est clairement un exercice quelconque. Sans aucune considération quant à nos agendas et rendez-vous éventuels, les soldats mènent de façon opportuniste des tests ou exercices sur une population à qui on n'a pas demandé son consentement, mais cela semble n'avoir aucune importance. Le consentement d'une population sous occupation n'est jamais demandé ni requis. Ils sont les occupés, à la merci des occupants.
Les soldats relient les appareils à seringue qui sont près de nos voitures à un tuyau qui est inséré dans la vitre côté conducteur. Cela me rappelle les films dans lesquels quelqu'un tente de se suicider en remplissant sa voiture de gaz d'échappement. Certains demandent aux soldats ce qu'ils sont en train de faire. Leur réponse est que c'est pour la sécurité et que tout va bien. Pas d'explication sur la nature du produit chimique semble-t-il qu'ils sont en train de propager à l'intérieur de nos voitures, ni sur le pourquoi d'une telle opération.
Après 10 mn, le soldat au chronomètre arrête celui-ci. Les tuyaux sont enlevés de nos voitures, et nous sommes autorisés à repartir vers Jérusalem. Nous sommes autorisés à reprendre notre train-train quotidien. Nous sommes autorisés à reprendre le cours de notre vie.
Mais l'odeur de ce gaz qui persiste dans l'habitacle de ma voiture est épouvantable. Alors qu'il fait froid dehors, je conduis toutes vitres ouvertes. Malheureusement, rien n'arrête mon mal à la tête. Au cours des quatre jours suivants, j'ai mal à la tête chaque fois que je conduis ma voiture. Mais râler et me plaindre ne sert à rien.
Une population sous occupation constitue un champ capital d'expérimentations pour un occupant. Israël voit le peuple palestinien comme une population dont on peut se passer -- donc un champ d'expérimentations pour des appareils ou armements dits "sécuritaires" qui sont ensuite exportés à l'échelle globale. Les technologies liées aux gaz lacrymogènes, aux gaz puants, aux balles en caoutchouc et aux voitures gazées font toutes l'objet de tests ici avant d'être exportées. Si un trop grand nombre de Palestiniens finit par mourir de ces gaz, ou si il y a des objections internationales, ces produits ne seront pas exportés. S'ils sont jugés "efficaces", ils seront vendus au monde entier puis utilisés par des gouvernements à l'encontre de leur propre population, comme lors des manifestations contre les G20.
De fait, les gouvernements occidentaux achètent ces technologies, et soutiennent un gouvernement qui procède à des tests sur des êtres humains. On n'est donc pas étonné lorsque le cancer devient une caractéristique notable au sein d'une population sous occupation. On n'est pas étonné lorsque de plus en plus d'enfants de Gaza naissent avec des malformations. Pendant ce temps, j'ai mal à la tête à cause de ce gaz, mais j'ai une demi-heure de retard à mon rendez-vous donc ce n'est pas le moment de se plaindre.
Little Girl Behind a Big Wall
A Testing Ground
Posted on January 2, 2012
I grumble as I wait in the line of cars at the checkpoint. At least, there are only a few cars in front of me and the soldiers are moving quickly. As I approach the checkpoint, I roll down my window and flash my passport.
In Hebrew, I am told to go straight and up the hill- not the usual left to exit the checkpoint. It is amazing what can all be communicated with a single point of a finger and a grunt. It seems that the mere presence of an M16 can help in understanding foreign languages.
As I drive to the designated area, there are soldiers pointing myself and 5 other cars (all Palestinian) towards selected parking spots. Every spot has an apparatus next to it, which looks like a giant IV that you would find in a hospital. I am told to get out of my vehicle with all my windows shut, except the driver window, which should be 5 cm open.
I get out of my vehicle and stand next to the Palestinians who have also had to abandon their cars. Soldiers wander around the cars, one with a stopwatch. It is obviously a drill of some kind. With complete disregard for our schedules or impending meetings, the soldiers are taking the opportunity to practice and test Practice on a population without any kind of consent, but that does not seem to matter. Consent is never asked or required from a people under occupation. They are the occupied and at the whims of their occupiers.
From the IV apparatus next to our parked cars, soldiers put a hose into our driver side window. It reminds of movies where the someone tries to commit suicide by filling their car with exhaust. Some of the people ask the soldiers what they are doing. Their response is, that it is for security and that it is fine. There is no comment as to what or why they are spraying some sort of chemical into our vehicles.
After 10 minutes the soldier with the stopwatch stops his clock. The hoses are removed from our cars and we are allowed to continue onwards to Jerusalem. We are permitted to go on with our day. We are permitted to go on living.
Yet the smell from the gas still lingering in my car is assaulting. Even though it is cold outside, I drive with my windows down. Unfortunately nothing will stop my impending headache. For the next four days, whenever I drive my car I have a headache. Yet, my whining and complaints are futile.
An occupied population is a crucial experimental ground for the occupier. Israel views the Palestinian people as a dispensable people- a testing ground for ‘security’ apparatuses and weapons that are later exported globally. Tear gas technology, stink spray, rubber bullets, and gassing cars are all tested here before they are exported. If too many Palestinians end up dying from the gas, or there is an international outcry, it won’t be exported, if it found ‘effective’ it will be sold worldwide and used by governments on their own people, such as at G20 protests.
While, western governments buy these security apparatuses and support a government that does testing on human beings we are not surprised when cancer becomes more prominent to people under occupation. We are not surprised when children in Gaza are increasingly born with birth defects. In the mean time, my head hurts from the smell gas but I am already half an hour late for my meeting, so there is
no time to complain.
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ePalestine Blog:
ASSEZ D’INTERPELLATIONS MORTELLES ! ASSEZ D’IMPUNITES POLICIERES ! ASSEZ DE MASCARADE JUDICIAIRE !
IL FAUT QU’CA CESSE !
Un climat de rage gronde dans nos quartiers et dans nos cœurs…et la question qui tourne dans nos têtes : A QUAND LE PROCHAIN EMBRASEMENT DES BANLIEUES ?
Pour celles et ceux qui se sentent concernées et qui vivent les injustices en banlieues dans une indifférence politique générale, c’est l’indignation et la révolte qui hantent nos esprits et qui se transmet de manière irréversible…
Alors qu’en début de semaine on apprenait la mort de Wissam El Yamni(30 ans) à Clermont-Ferrand, survenue une semaine après son hospitalisation consécutive à une interpellation policière datant du 1er Janvier 2012 ; que le lendemain mardi 10 janvier, c’est à Aulnay –sous-Bois qu’un drame similaire arrachait un fils à sa famille et ses proches, lui aussi mort des suites d’une interpellation policière ; Que de nombreuses affaires semblables traînent depuis des années, que ce soit l’Affaire Ali Ziri, l’affaire Abdelhakim AJIMI, l’affaire Abou Bakari Tandia, l’affaire Mamadou Marega, l’affaire Lamine Dieng… et prennent des tournures juridiques qui font redouter le pire à leurs familles et aux comités de soutien : non-lieu, acquittement, oubli, mépris….
Nous ne pouvons ni rester silencieux,ni rester sans rien faire ! Il faut qu’ça cesse !
Le sentiment d’injustice et d’impunité gangrène les générations des quartiers qui se succèdent…et chaque jour, en ouvrant la radio ou son poste de tv, il devient « banal » d’entendre des commentaires et autres récits journalistiques « de nuits d’échauffourées, de violences ou d’émeutes » vécues dans tels ou tels quartiers…sans qu’on s’émeuve ou qu’on enquête sérieusement sur les raisons et le contexte pour expliquer ces évènements !
L’alliance Médias – Police- Justice se fait alors jour sans complexe, avec ses versions entendues « problèmes cardiaques, connu des services de police, interpellations difficiles, individu violent, délinquant, drogué, suicidaire, les cameras de surveillance n’ont pas fonctionné… »…Et que dire du bouclage que subissent les quartiers et leurs habitant-e-s – sorte de punition collective – quand ce type d’injustice frappe !?
On nous plonge dans une atmosphère populiste « de peur et de guerre larvée » : il y aurait d’un côté ceux qui font appliquer la loi et sa justice, et celles et ceux qui l’enfreignent forcement… rendus ainsi naturellement responsables de leur malheur… L’axe du bien n’a pas à prouver son innocence, de même que les habitant-e-s des quartiers restent les éternels fauteurs de troubles, parasites et suspects … Quand les seules relations sociales qui relie un Etat à une partie de son territoire à sa population se résument à des rapports policiers et juridiques, quand Impunité rime avec Légitimité du coté de la Police….Nous, de l’autre côté d’la rue, nous devons nous rassembler, nous réunir et nous organiser.
Car qui s’en émeut à part les concernés, les familles, les proches, et des militant-e-s associatifs et politiques ? Et pourtant il ne s’agit pas que de l’affaire des quartiers !
L’actualité juridique concernant certaines affaires, dont l’affaire ZIRI et l’affaire AJIMI – dont le procès des policiers responsables de la mort de Abdelhakim AJIMI se déroulera du 16 au 20 janvier 2012 à Grasse, doit nous amener, dans les semaines qui arrivent, à nous rassembler, collectifs, associations, organisations, dans un effort collectif de solidarité et d’actions communes et fortes.
C’est pour cela qu’après nous être réunis lors du rassemblement du 14 janvier en soutien à l’affaire Ziri (risque d’un non-lieu… !), nous nous rassemblerons ensemble le vendredi 20 janvier 2012 à Paris– dernier jour du procès dans l’affaire AJIMI – en solidarité à la famille AJIMI qui se bat avec courage depuis 4ans, pour honorer la mémoire de Hakim, et pour faire entendre nos voix sur le traitement médiatique, juridique et politique de ces affaires.
Nous sommes convaincus qu’il n’y a que le rapport de force politique et médiatique qui fasse de la question des violences policières une réelle question nationale. C’est à cette condition que nous pourrons faire « bouger » ces affaires et infléchir leur traitement juridique, et qu’enfin les familles puissent faire leur deuil.
Assez de paternalisme politique dans ce type d’affaires, nous ne voulons plus de dialogue entre Intermédiaires – que ce soient les soi-disant « Représentants de l’Etat » ou les « Représentants des banlieues » fantoches et complices.
MOBILISONS-NOUS : POUR DENONCER L’IMPUNITE POLICIERE ET FAIRE ENTENDRE QUE LES COLERES GRONDENT ET S’ORGANISENT…. NOUS NE RESTERONS PAS SANS RIEN FAIRE !
RETROUVONS- NOUS :
A PARIS LE VENDREDI 20 JANVIER A 19H– FONTAINE DES INNOCENTS
A GRASSE du 16 au 20 JANVIER 2012 – et en particulier les 19 et 20 derniers jours du procès des policiers Contact comité grasse : comite_hakim_ajimi@riseup.net
Sont actifs dans ces initiatives : Comité Ali Ziri, Comité Lamine Dieng, comité Mamadou Marega, Comité Abou bakari Tandia, Résistons ensemble, Indignés, PIR, NPA, Alternatifs, Fase, Ni macho ni proxos, ACLEFEU, MIB 34, réseau FSQP, MIB
http://atouteslesvictimes.samizdat.net/
Rassemblement contre les violences policières, vendredi 13 janvier
2012, à 18 heures, devant le commissariat du 3ème arrondissement de
Paris (4 bis-6, rue aux Ours, Métro Etienne Marcel).
Rassemblement "Justice et vérité pour Ali Ziri", samedi 14 janvier
2012, à 14 heures, devant le cinéma Jean-Gabin d'Argenteuil (parc de
la Mairie, 12-14, boulevard Léon-Feix)
Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de rétention de
Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au RER Joinville-le-pont (RER
A).*
*Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de
rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au
RER Joinville-le-pont (RER A).*
Le vendredi 13 janvier, les juges de la cour d’appel de
Paris rendront leur décision concernant les 6 personnes
sans-papiers inculpées ayant fait appel pour la révolte
collective qui, en juin 2008, après la mort d’un retenu,
embrasa le centre de rétention de Vincennes.
Quel que soit le verdict que la justice assénera aux 6
inculpés, nous continuerons à lutter parce que les
personnes sans papiers continueront d’être pourchassées,
enfermées et expulsées ; et la justice continuera de
valider les reconduites à la frontière et l’enfermement
pour des milliers d’autres personnes.
Depuis juin 2008, le centre de rétention de Vincennes a
été reconstruit et de nouveaux centres ont vu le jour. Ces
nouveaux centres sont construits sur un modèle carcéral,
en général loin des centre-villes et des regards
extérieurs. Le Mesnil-Amelot 3 par exemple, érigé au pied
des pistes de l’aéroport de Roissy, avec ses petites
unités isolées, ses caméras de surveillance, ses rangées
de barbelés et de plantes à épines qui cachent les
retenus et écorchent quiconque s’en approche trop.
Depuis juin 2008, la machine à expulser s’est
perfectionnée notamment grâce à de nouvelles lois. Ainsi
la loi Besson, entrée en vigueur l’été dernier remplit
bien les objectifs clairement assignés à toutes les lois
sur l’immigration : mettre davantage de pression sur les
personnes sans papiers et les expulser plus facilement. Dans
cette même logique, l’enfermement de celles et ceux à
qui l’administration ne veut pas donner de titre de
séjour est de plus en plus long et punitif. Depuis juillet
dernier, la durée de rétention est passée de 32 à 45
jours. Elle était de 12 jours il y a 10 ans...
Dans ces centres où de plus en plus de gens sont enfermés
de plus en plus longtemps, le maintien de l’ordre se fait
comme dans toutes les prisons : à force de menaces et de
répression et à grand renfort de tranquilisants et autres
médicaments censés annihiler toute volonté de résistance
ou de rébellion. Ainsi parmi celles et ceux qui sont
enfermés dans l’attente d’une expulsion qui semble
toujours plus inéluctable, beaucoup sont acculés, entre
révolte et désespoir, à avaler des lames de rasoir, à se
pendre ou à se taillader. D’autres fois, le même espoir
d’échapper à l’expulsion pousse à refuser
d’embarquer, à se cacher et à s’évader.
Si des révoltes, des résistances individuelles ou
collectives ont régulièrement lieu dans les centres de
rétention, elles sont la plupart du temps étouffées et
réprimées avec peu de retentissement extérieur. Dehors,
des solidarités de proximité perdurent, permettant à
quelques personnes sans papiers de ne pas être expulsées
ou de régulariser leur situation. Mais, des luttes plus
larges pour la liberté de circulation, contre les
frontières et leurs prisons peinent à s’exprimer.
Pourtant les frontières, les visas, les systèmes de
surveillance et de contrôle continuent de prospérer et
n’ont jamais autant tué. Ainsi, depuis le 14 janvier
2011, jour de la chute de Ben Ali en Tunisie, ce sont plus
de 2000 personnes qui ont péri en franchissant la mer
Méditerranée.
Nous ne voulons pas nous résigner aux contrôles
d’identité, aux rafles, aux centres de rétention et aux
expulsions. Aux côtés de tous les sans papiers qui se
révoltent pour leur liberté, amplifions les mouvements qui
existent à l’intérieur comme à l’extérieur, qui
s’opposent aux arrestations, empêchent des expulsions,
facilitent des évasions. Brisons l’isolement et
propageons la lutte contre les frontières, l’enfermement
et pour la liberté.
*Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de
rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au
RER Joinville-le-pont (RER A).*
Alors que le gouvernement français ne cesse de nous parler de crise et que des secteurs primordiaux tels que l'éducation et la santé sont soumis à des restrictions budgetaires dramatiques, le ministère de la Défense français a pris le 20 juillet l'éffarante décision d’acheter pour plus de 318 millions d’euros d'armes de guerre à Israël : des drônes Héron TP fabriqués par la société israélienne I.A.I et importés par Dassault.
Ici se posent plusieurs questions : Comment se fait-il que ce genre de décisions passe presque inaperçu ?
Comment se fait-il que les contribuables et citoyens n'aient pas leur mot à dire là dessus ?
Quels est l'intérêt de cet achat ?
Apparement le gouvernement français tiens en temps de "crise" à continuer à contribuer à la viabilité d'entreprises guerrières tel que ces industries d'armement, françaises ( Dassault en autre ) et israéliennes ( IAI )...
D'autre part comme le rappelle le journal La Tribune*, La France renforce
(encore une fois) ses liens avec Israël: "(...) En réalité, si ce contrat est
historique, c'est plutôt parce qu'il brise un tabou, celui d'acheter
des armes à Israël, dont les opérations militaires au Proche-Orient
ont régulièrement indigné la France. Pour les médias israéliens,
l'interdiction de la vente et de l'achat d'armement décrété par le
général De Gaulle en juin 1967 au moment de la guerre israélo-arabe,
était vécue comme une blessure. A l'époque, la France était de très
loin le plus important fournisseur d'armes d'Israël. Une fois la
rupture consommée, aucun contrat d'importance n'a été conclu entre les
deux pays. Israël s'est tourné presque exclusivement vers les
Etats-Unis, qui financent à hauteur d'environ 3 milliards de dollars
par an les achats de matériels militaires américains. Mais ce que les
médias israéliens oublient, c'est que la France utilise les
technologies avioniques d'Israël depuis des années. Paris collabore
discrètement avec Israël en matière de technologie de drones depuis au
moins 1995, lorsque le ministre de la Défense François Léotard a signé
pour l'achat de quatre drones. La France utilise discrètement
l'expertise israélienne dans le programme SIDM (système de drone
moyenne altitude longue endurance), car le célèbre Eagle One est le
fruit d'une collaboration discrète entre IAI et EADS."
En réalité donc cette collaboration et l'investissement de la France dans le commerce d'armes avec Israel est établie depuis un certain moment et même les dépenses favaramineuse de la Défense française ne semble choquer personne ou presque...
Actuellement, cette décision est fermement condamnée par la campagne
BDS France (boycott, désinvestissement et sanctions), qui a mis en
place depuis le 26 Décembre une pétition (en ligne ici :
http://www.bdsfrance.org/petition/ ) contre l'achat de
ces drônes. La Campagne BDS France dénonce plus largement la
collaboration entre la France et Israël, Etat reconnu coupable de
nombreux crimes contre l'humanité.
(*)
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20110727trib000639033/la-france-achete-pour-500-millions-de-dollars-de-drones-a-israel.html
Embargo militaire immédiat contre Israël!

Le ministère de la Défense français a pris le 20 juillet la scandaleuse décision d’acheter pour plus de 318 millions d’euros d'armes de guerre à Israël. Alors que cet état hors-la-loi se rend, jour après jour, coupable de graves violations du droit international, alors que l’heure est à la démilitarisation, aux économies budgétaires et aux sanctions contre l’impunité d’Israël, le choix du ministère de la Défense français est indigne, et nous indigne.
Israël a un bilan bien établi de violations du droit international et des droits humains au cours de ses diverses opérations et agressions militaires, invasions et occupations de territoires palestiniens et d'autres pays arabes, par l’emploi abusif et indiscriminé de la force et le ciblage délibéré des civils et des infrastructures. Il en résulte une répétition incessante de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
La Campagne BDS France, comme le BNC palestinien, appelle donc à un embargo militaire immédiat contre Israël, similaire à celui imposé contre l’Afrique du Sud dans le passé.
Nous demandons l’annulation immédiate de ce contrat d’achats de drones à Israël.
Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s engagé-e-s à signer la pétition initiée par la Campagne BDS France et qui sera ensuite adressée au Ministre de la Défense.
http://www.bdsfrance.org/petition/
Campagne BDS France - Site : www.bdsfrance.org – E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr
http://www.youtube.com/watch?v=hyT1buoyTnY&feature=g-all-f&context=G22c66ffFAAAAAAAAHAA
Johanna Fernandez (*) a rendu visite à Mumia le 15 décembre dans le centre pénitentiaire où il vient d'être transféré. Elle nous rapporte quelques informations sur son transfert et ses conditions de détention.
Il décrit ce qu'il a cru être son dernier jour dans le couloir de la mort comme "un tourbillon fou". Il a en effet passé son temps à emballer des livres, des lettres et d'autres choses. C'était le 9 décembre, jour du grand hommage qui lui fut rendu à Philadelphie pour marquer le 30ème anniversaire de son arrestation. Il fut particulièremnt impressionné par l'ovation que lui réservèrent ses soutiens lors de son appel téléphonique en direct. Il ne sera finalement transféré que le 14 décembre 2011, vers 4 heures du matin. Malgré les 7 heures de voyage dans un véhicule déshumanisé et lourdement blindé, il a été ravi de l’opportunité de voir des vaches, des chevaux, et de beaux paysages de Pennsylvanie. Mumia est désormais incarcéré à la SCI Mahanoy à Frackville, prison pour hommes de moyenne sécurité. Lors de son escorte vers sa cellule, il rapporte que les prisonniers qu'il a pu apercevoir étaient noirs en majorité. Dans l'attente de les rejoindre, il est maintenu en isolement administratif. Cela signifie qu'il n'a aucun contact humain. Les visites ont lieu dans les mêmes conditions que pour les condamnés à mort, toujours derrière un plexiglas. Il n’a pour l’instant aucun effet personnel. Il a droit à un stylo, 8 feuilles de papier et 8 enveloppes, une heure par jour de sortie dans une cour et une seule visite par semaine.
Conscient des défis de cette nouvelle période, il reste fort et plein d'espoir. Il est toujours aussi déterminé à poursuivre le combat pour faire reconnaître son innocence. Et le premier combat est d'exiger qu'il sorte de l'isolement qui lui est imposé pour rejoindre les autres prisonniers et pour bénéficier des mêmes droits de détention et de visite !
(*) Johanna Fernandez est l'une des porte-parole de Mumia Abu-Jamal, professeur d’histoire, écrivain, membre de « Educators for Mumia Abu-Jamal ». Elle est aussi productrice du film « Justice on trial : the case of Mumia Abu-Jamal ».
Dimanche 18 décembre
au CICP
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
métro Nation.
Projection et débat, tables de presse et concert avec :
MAD IDEA (poison idea covers - Groeningen, Hollande)
LOS TRES PUNTOS (ska-punk -Paris)
THE DICTRACY LORDS(rock'n'roll energy - Paris)
De 17 à 22h précises.
P.A.F. : 5euros
No dog, no master, et pas de verre merci !
http://collectifcontreculture.blogspot.com
Le 1er janvier 1994, aux cris de « Ya Basta », l'Armée Zapatiste de
Libération nationale s'emparait des principales villes du Chiapas, un des
États les plus pauvres du Mexique mais aussi un de ceux où la population
indienne est la plus forte. Après plus de 500 de colonisations, de
massacre, de spoliation, d'injustice, les zapatistes réclamaient la
reconnaissance de leurs droits et de leurs cultures.
Face au refus des autorités, répondant à leurs demandes par la
militarisation de la région, la formation de groupes paramilitaires et de
multiples tentatives de divisions des communautés, celles-ci ont répondu
par l'auto-organisation.
Les communautés zapatistes ont ainsi développé des systèmes d'éducation,
de santé, de productions autonomes, sous le contrôle de leurs autorités,
les Conseils de Bon gouvernement, autorités élues et contrôlées selon les
us et coutumes traditionnelles indiens.
Les bénéfices de ce concert soutiendront un de ces projets : la mise en
place d'un service de santé dentaire dans la zone zapatiste de Morelia.
Après des formations dispensées en 2006/2009 par des italiens puis un
camarade du comité Chiapas, les promoteurs dentaires zapatistes sont à
mêmes de donner de manière autonome les soins nécessaires aux habitants
des communautés environnantes.
Nous continuons à les soutenir pour leur permettre d'acheter tout le
matériel nécessaire aux soins ainsi que les médicaments.
--
Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL, Paris)
33, rue des Vignoles - 75020 Paris - France
assemblée (hebdomadaire et ouverte) le mercredi à partir de 20 h 30
http://cspcl.ouvaton.org
cspcl@altern.org
listes d'information : http://listes.samizdat.net/sympa/info/cspcl_l
http://listes.samizdat.net/sympa/info/cspcl-fr
Derrière la médiatisation de cette affaire centrée sur la question de la peine de mort se cache le combat révolutionnaire de toute une vie. Mais aujourd’hui, l’abandon de la condamnation à mort signe avant la mort de sa médiatisation, dérangeante bien que sélective.
Hier, tous les journaux du pentagone…euh excusez-moi du lapsus, mon clavier a fourché… tous les journaux de l’hexagone donc, ont gentiment fait suivre à nos concitoyens l’annonce reçue par l’AFP de l’annulation définitive de la condamnation à mort de « l’ex (sic) militant noir américain Mumia Abu Jamal ». Tout d’abord son militantisme révolutionnaire est bien vivant, je peux l’attester pour avoir lu ses livres et articles divers qui continuent à nourrir la pensée révolutionnaire afro-américaine depuis qu’il est en prison. Il n’y a qu’à voir sa tête sur la photo publiée avec l’article du Monde à ce sujet : s’il n’était plus militant il ne se serait pas battu pour garder ses dreadlocks en prison, mais ce genre de détail passe bien loin au-dessus de la tête atrophiée de son sens de l’analyse du journaliste lambda. Ces journalistes feraient leur travail s’ils évoquaient un peu plus les productions audio et écrites de Mumia depuis qu’il est en taule au lieu s’épancher de leur misérabiliste droit-de-l’hommisme à deux balles sur la question de la peine de mort qui n’est finalement pas centrale dans cette affaire. Mais vous me direz, sans question de peine de mort, on n’aurait même pas parlé de cette affaire dans les médias français. En effet depuis qu’on l’a abolie en France, c’est la seule chose qu’on se permet de critiquer de manière consensuelle dans la justice américaine, avec une complaisance implicite pour tout le reste.
Si la question de la peine de mort n’est pas centrale, et que finalement la perpétuité ne vaut pas mieux en tant qu’assassinat en bonne partie de l’être social, l’acharnement à vouloir l’exécuter, puis maintenant l’abandon de ce désir morbide, est par contre intéressant à analyser, justement dans sa dimension médiatique. Voyant que même emprisonné dans les pires conditions imaginables (je vous conseille vivement de lire ses bouquins), il parvenait toujours à ce que ses idées et critiques soient diffusées, les autorités ont cherché à faire appliquer au plus vite sa condamnation. Plusieurs dates ont d’ailleurs été fixées, mais à chaque fois abandonnées en raisons des appels que Mumia pouvait faire à différents niveaux du système judiciaire. Finalement, il ne faut pas croire que la cour suprême ait été plus intelligente ou humaniste que les autres.
Simplement, elle a fini par comprendre que le rayonnement international de cette affaire qui offre une tribune à Mumia pour faire connaître son nom, et diffuser ainsi ses écrits et ses idées, est étroitement lié à l’existence et à la médiatisation en Europe d’un combat contre la peine de mort aux USA. A présent, dans les limites posées par l’étroitesse du champ d’analyse mass-médiatique, Mumia est un prisonnier comme un autre, ce qui provoque d’ailleurs des réactions haineuses chez les commentateurs du site du Monde et d’autres journaux pour qui le sujet s’arrête à celui de la peine de mort. Finalement aujourd’hui, Mumia est bel et bien mort pour les grands médias d’occident, puisqu’il n’y a plus de raison consensuelle valable de parler de lui !
Et c’est pourtant bien dommage que la presse française ne cherche pas un peu plus à documenter le fond de cette sale histoire et se contente d’exprimer son opposition à la peine de mort. C’est bien dommage, mais tout à fait logique finalement. Ça permet notamment de ne pas trop questionner la raison politique de cet acharnement juridique dont Mumia a fait l’objet, et d’exclure de s’intéresser au combat politique de l’homme qu’on a voulu faire taire, en vain.
Depuis le début, de nombreux éléments prouvent que Mumia ne peut pas être le meurtrier (analyses balistiques, témoignages que les jurés ont refusé d’entendre etc...), et depuis juin 1999, le dénommé Arnold Beverly a déclaré sous serment avoir tué le policier Faulkner, innocentant par conséquent Mumia Abu Jamal, mais voilà, cela pose problème !
Problème n°1 : ça met au jour un complot impliquant la police de Philadelphie qui voulait se débarrasser du policier Faulkner pour de sombres affaires dans lesquelles il était mouillé. Ensuite on ne sait pas si c’était voulu dès le départ de faire porter la culpabilité à Mumia, probablement pas en fait. Mais il se trouve qu’il était à cet endroit à cet instant, et avec une arme, qu’il avait toujours sur lui depuis des agressions qu’il avait subi lors de son travail du soir, chauffeur de taxi, qu’il exerçait au moment du meurtre. Et puisque sa voix d’animateur radio qui n’avait pas sa langue dans sa poche dérangeait, on a trouvé une double bonne occasion, de faire taire Mumia, et de couvrir les vrais coupables, une aubaine pour le couple justice/police ultra corrompu de Philadelphie.
Une fois l’accusation portée sur lui, ce couple maléfique soutenu par les pressions du syndicat de police (extrêmement raciste à Philadelphie) et la logistique du Cointelpro (Counter Intelligence Program), a tout mis en oeuvre pour un procès odieux et tout sauf équitable qui assurait la peine maximale à Mumia. Je n’ai pas le temps de vous balancer tous les liens, mais vous pouvez vérifier sur le net, tout ce que je dis est avéré et documenté, si bien même que nos journalistes de salon n’ont aucune excuse.
Problème n°2 : La justice Américaine est moderne, comme chacun le sait. La cour suprême, en dernier appel ne pouvait plus ordonner la révision du procès, mais uniquement du jugement capital, même si on a maintenant tous les éléments qui prouvent son innocence. Lex dura sed lex, comme disent ceux à qui elle profite. Le plus incroyable c’est de savoir que le meurtrier est passé aux aveux mais qu’on ne peut pas le juger. Vous imaginez un gars qui vient au commissariat en disant "Eh les gars je suis un meurtrier, arrêtez moi, mettez moi en taule" et le flic qui lui répond "non c’est pas possible, il y a déjà quelqu’un à cette place là dans mon fichier, je ne peux pas mettre quelqu’un d’autre, il va falloir trouver une autre victime si tu veux être emprisonné mon gars !". On pourrait se croire dans un roman un peu délirant, mais non c’est bien réel et la justice US permet ça. On appelle ça le progrès je crois, enfin en tout cas c’est le type de système juridique qu’ils essayent de mettre partout dans le monde quand ils prétendent moderniser un pays…
Je m’arrêterai là, la gorge serrée, mais Mumia n’est pas prêt d’arrêter son combat.
Respect à sa force intérieure, et son combat révolutionnaire !
Ona Move ! All power to the people !
http://www.youtube.com/watch?v=00ndpEKY9XY
http://www.freemumia.com/