Libre rage ( relais et point de chute !)

06 octobre 2017

Forum Justice à la mémoire de Wahid Hachichi Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin

En hommage à Wahid Hachichi, Lahouari Ben Mohamed, Thomas Claudio, Adama Traoré et TOU-TE-S les autres

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin, salle des Amphis, rue Pierre Cot, se tiendra une rencontre publique avec des acteurs et actrices des luttes historiques des quartiers populaires, ponctuée de débats et de créations artistiques.

Cette soirée, où se mêleront interventions, films, débats, spectacles, expositions, a pour but de sensibiliser les jeunes générations sur les questions de valorisation des mémoires vives et vivantes des luttes citoyennes contre les discriminations, et pour la justice sociale, à Vaulx-en-Velin depuis plus de 30 ans.

L’action est destinée à tous ceux qui veulent bien admettre que le souci de justice a d’autres exigences que le rabâchage d’idées toutes faites. Cet événement est un effort collectif de transmission d’un héritage et de maintien des valeurs, un moyen de rétablir la mémoire, de restituer l’authenticité des faits. Si les luttes et les mobilisations ont pu contribuer à supporter un traumatisme subi, après des faits de discriminations, un drame, une injustice, la perte d’un être cher, ce besoin de résilience, et la nécessité de rentrer dans un processus de réparation, porte peu à peu les victimes à ne plus être des témoins passifs, mais bien les protagonistes de leur propre histoire.

Par une approche mémorielle, nous vous invitons à un programme qui entre en résonance permanente avec l’actualité et la création :

– Retour sur le Forum justice organisé à Vaulx-en-Velin par Wahid Association le 28 octobre 1983, un an après le meurtre de Wahid Hachichi, forum qui avait accueilli une délégation de la Marche pour l’égalité et contre le racisme à la veille de l’étape lyonnaise. Un hommage sera aussi rendu aux marcheurs décédés récemment (dont Bouzid Kara et Farid Arar).

– Rappel de l’action des mères regroupées au sein de l’Association nationale des familles des victimes de crimes racistes ou sécuritaires, appelées les « Folles de la place Vendôme », initiative devant le ministère de la justice en 1984, pour exiger notamment des réquisitions ferme à l’encontre des meurtriers de leur enfant, ou encore le désarmement des tenants de « l’auto-défense ».

– Participation de membres de l’ex-troupe de théâtre des Flamants (Marseille), racontant les circonstances du meurtre de Lahouari Ben Mohamed, tué lors d’un contrôle routier par un CRS le 18 octobre 1980, et présentation de « La Gâchette facile », livre-enquête sur ce meurtre, publié par le jeune frère, Hassan Ben Mohamed, en 2015.

– Itinéraire et représentation d’une création originale par le frère de Wahid, Samir Hachichi, issu de la troupe Traction Avant (Hip Hop, danse contemporaine) dans les années 90, spécialement conçue pour le 28 octobre. Il sera accompagné de musiciens palestiniens.
– De l’affaire Thomas Claudio à Vaulx-en-Velin, jusqu’au drame d’Adama Traoré, dont la famille présentera le bilan des avancées de l’enquête, nous ferons le point sur les différentes méthodes de luttes, les résultats obtenus du fait d’enquêtes indépendantes et les rapports de travail avec les avocats, des affaires qui ont abouti à des résultats tangibles, les créations portées par les proches des victimes…

L’événement a pour ambition de dégager les grandes lignes du débat et d’avancer de nouveaux éléments pour mobiliser et engager différents groupes sociaux porteurs de mémoire, issus notamment des quartiers populaires, dans une dynamique de partage des histoires communes.

Loin des dénonciations abstraites, nous vous invitons pour penser à ce devoir de transmission, mais aussi pour tracer de nouvelles perspectives de luttes et d’actions, que nous souhaitons voir émerger à l’aune de l’événement du 28 octobre 2017…

W.A.H.I.D. Association.

 

Source : https://quartierslibres.wordpress.com/2017/10/04/forum-justice-a-la-memoire-de-wahid-hachichi/#more-17989

 

 

Mémoires vives des Quartiers Populaires (ci-dessus affiche de 1983)

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24 septembre 2017

Week-end Mohamed ALI à Ivry sur Seine.

Le week-end du 6 au 8 octobre sera réalisée une fresque géante de Muhammad Ali sur le plateau d évolution Jean-Jacques Rousseau à Ivry sur Seine.
Venez partager ce moment avec l'ensemble des associations organistratrices de l' événement sur le plateau situé au 40 rue Jean-Jacques Rousseau.
Ateliers d'intiations à la boxe anglaise, au football, au kick-boxing, au street work out, mosaïque, représentation de danse urbaine...
Moment d échange sur les themes du sport, de l' éducation populaire, de l engagement et de l émancipation avec Saïd Bouamama, Assa Traoré, Fiks Niavo, Serge Money, Caroline Rolland-Diamond, Hamza Aarab, Hamide Kermani...

Têtes hautes, poings levés !

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SOURCE : https://www.facebook.com/events/406603509736308/?hc_location=ufi

18 septembre 2017

Pour les enfants


VOUS DITES :
C'est fatiguant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
Parce qu'il faut se baisser, s'incliner,
Se courber,
Se faire tout petit.
Là, vous avez tort,
Ce n'est pas cela qui fatigue le plus,
C'est le fait d'être obligé de s'élever,
De se mettre sur la pointe des pieds
Jusqu'à la hauteur de leurs sentiments,
Pour ne pas les blesser.

 

Janusz Korczak

 

http://korczak.fr/

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12 juillet 2017

JUSTICE POUR ADAMA TRAORE

 

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Adama Traoré, jeune homme de 24 ans, est tué le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire, lors de son interpellation par des agents de la gendarmerie de Persan.
Lors de cette interpellation, alors qu'il n'oppose aucune résistance, il est maintenu au sol sous le poids de trois gendarmes qui le menottent. Il se plaint à de nombreuses reprises de ne plus pouvoir respirer et perd connaissance dans le véhicule. Une fois à la gendarmerie, il est laissé gisant au sol, encore menotté. Les pompiers ne parviendront pas à le réanimer. Ce sont, sans nul doute possible, les techniques d’interpellation, la clé d'étranglement et le plaquage ventral, qui l'ont tué. Des techniques à l'origine de nombreuses morts, et qui ce jour-là ont été utilisés contre lui.
Depuis ce soir, les autorités de la gendarmerie, la mairie de Beaumont-sur-Oise, les instances judiciaires ou encore le ministère de l'intérieur ont déployé un tissu de mensonges et on exercé toutes les pressions possibles afin d'entraver notre lutte pour la Justice et la Vérité pour Adama. 

La mort d’Adama s’ajoute hélas à la longue liste des victimes des meurtres et des mutilations perpétrés par les forces de l’ordre. L’histoire de notre fils, frère et ami fait aujourd'hui écho à des centaines d’histoires ignorées ou méprisées par la justice. Le combat mené depuis 1 an à présent a permis de mettre en lumière de nombreux mensonges des institutions judiciaires et politiques. Cette lutte menée par la famille, les amis et les habitants de Beaumont-sur-Oise, Champagne, Persan, Bruyère et toutes les villes limitrophes a su être efficace et ce dès le lendemain de la mort d’Adama. Les circonstances de la mort d’Adama ont ainsi être pu clarifiées. Grâce à une contre-expertise demandée par la famille, il est désormais établi que l'asphyxie est la cause de sa mort. 

Cette lutte ne s'est pas faite sans sacrifices et sans douleurs. Depuis la mort d'Adama, notre famille doit affronter l'acharnement et la répression des institutions judiciaires. Depuis le 19 juillet 2016, Bagui, Youssouf, Cheikne et Yacouba Traoré, Dooum's et d'autres soutiens ont été arrêtés et certains dorment toujours derrière les barreaux. La lutte pour la Vérité et la Justice au nom d'Adama est un pénible parcours où tout est mis en œuvre afin de détruire notre famille en nous harcelant et en tentant de nous noyer sous les affaires. La première violence provient des gendarmes responsables de la mort de notre frère, fils et ami Adama. Or, c'est notre famille et nos quartiers que la Justice tente de criminaliser. Nous devons nous battre pour notre droit à la Vérité et la Justice alors même que les gendarmes responsables de la mort d'Adama n'ont à ce jour pas été entendus par les gendarmes afin de procéder à une mise en examen. 

Bagui et Yacouba Traoré, Doom's et tous nos soutiens qui sont toujours en prison doivent se battre depuis leur cellule pour la Vérité et la Justice. Nous mettons toutes nos forces dans ce digne combat. 

C'est pourquoi nous vous invitons tous à participer à la première commémoration de la mort d'Adama Traoré le samedi 22 juillet 2017 à Boyenval, Beaumont-sur-Oise.
Nous marcherons en son nom dès 14h30. Nous organisons également un grand repas, de nombreux échanges, un théâtre forum et des animations pour enfants. Nous vous attendons nombreux et nombreuses pour cette journée aussi important qu'intense dans notre combat.

RENDEZ-VOUS SAMEDI 22 JUILLET DÈS 14H A BOYENVAL, BEAUMONT-SUR-OISE 

Pas de Justice, pas de Paix!

Le comité Vérité et Justice pour Adama

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PROGRAMME:

14h30: Marche au départ du rond-point de Beaumont-sur-Oise, après le pont

Au retour de la marche sur le terrain de Boyenval, plusieurs activités:

- Echanges et débats
- Théâtre Forum de mise en situation des violences des forces de l'ordre et prévention par l'auto-défense civique
- Jeux et structures gonflables
- Grand repas

Sur FB : https://www.facebook.com/events/1339323109479113/

04 juillet 2017

Dix ans après la mort de Lamine Dieng dans un fourgon de police, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu.

La famille Dieng envisage un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Ramata Dieng, une des figures de proue de la lutte contre les violences policières, s'exprime.

Violences policières : la justice classe l’affaire Lamine Dieng sans suite
La famille de Lamine Dieng a désormais épuisé tous les recours judiciaires possibles en France. La Cour de cassation a rendu sa décision mercredi 28 juin : l’ordonnance de non-lieu rendue par la chambre d’instruction de Paris en juin 2014 et juin 2015 (en appel) est confirmée. La famille de la victime va devoir verser la somme globale de 2000 euros aux huit policiers accusés. 

Le 17 juin 2007, Lamine Dieng, un jeune de 25 ans est mort asphyxié dans un fourgon de la police du 20e arrondissement de Paris. Les proches de la victime avaient lancé une procédure judiciaire pour administration de coups mortels et non assistance à personne en péril. Au cours de l’intervention, le jeune homme s’est retrouvé plaqué sur le ventre, les mains menottées dans le dos, les pieds sanglés tout en subissant le poids de quatre agents sur le corps. Selon les légistes, « l’asphyxie mécanique est due à l’appui de la face contre le sol maintenue au niveau crânien »

Selon le compte-rendu de la Cour de cassation que Saphirnews a pu consulter, « les policiers ont dû utiliser la force pour maîtriser Lamine Dieng, compte tenu de son agressivité et de son état d’agitation »et « l'usage de cette force a toujours été raisonné et proportionné ». La Cour estime en outre que « la cause certaine de la mort de Lamine Dieng n'est pas établie » car la première autopsie concluait que « la mort pourrait être due à une cause toxicologique par prise importante de produits stupéfiants » tandis que la seconde avance que « la mort est la conséquence d'une asphyxie rapide, due à une régurgitation alimentaire, accélérée par des troubles respiratoires liés à la prise de produits stupéfiants et à l'appui facial du défunt contre le sol ». La Cour récuse également l’accusation de non-assistance à personne en péril car les policiers ont « immédiatement porté secours à Lamine Dieng lorsqu'ils ont constaté qu'il faisait un arrêt cardiaque ».
Source : http://www.saphirnews.com/Violences-policieres-la-justice-classe-l-affaire-Lamine-Dieng-sans-suite_a24143.html

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04 mai 2017

COMMEMORATION DES 10 ANS DE L'ASSASSINAT DE LAMINE DIENG PAR LA POLICE

Aucun texte alternatif disponible.

 

 

« Malheureusement aucune marche ne fera revivre les morts. En revanche en continuant la mobilisation avec le collectif des familles de ceux dont la vie a été volée par la police, on peut aider à rétablir la vérité et l’honneur. »

Rendez-vous Samedi 17 Juin 2017 Pour les 10 Ans de l'assassinat de Lamine Dieng par la Police Nationale. 

Page Facebook : Collectif Vies Volees
Twitter : @ViesVolees 

POT COMMUN POUR PARTICIPER FINANCIÈREMENT : https://www.lepotcommun.fr/pot/9kvomigr

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Coalition des familles victimes de crimes policiers, en lutte contre l'impunité policière

SIGNEZ LA PÉTITION : http://www.change.org/viesvolees

 

POUR L'INTERDICTION FORMELLE DES TECHNIQUES POLICIÈRES LÉTALES

LE PLIAGE, LA CLÉ D'ÉTRANGLEMENT ET LE PLAQUAGE VENTRAL

ET

L'ABROGATION DE LA LOI ÉLARGISSANT L'USAGE DES ARMES À FEU PAR LA POLICE

 

En février 2017, 39 députés ont voté le texte de loi visant à définir l'usage commun des armes à feu par les policiers, après 2 sommations, avec assouplissement de la légitime défense : 34 voix pour et 5 contre sur 577 députés.

 

La coalition des familles victimes de crimes d'ÉTAT lance cette pétition afin de « placer les droits humains au cœur des questions de Sécurité » en réclamant la prohibition des techniques d'immobilisation létales, telles que le PLIAGE, la Clé D'ÉTRANGLEMENT ou le PLAQUAGE VENTRAL.

 

DU CRIME D'ÉTAT ILLÉGAL

AVEC DÉNI DE JUSTICE

Par asphyxie : MM SYDNEY MANOKA NZEZA NZEZA 1998,MOHAMED SAOUD 1998, GEORGES MONDÉSIR 2002, GEORGES MONDÉSIR 2003, MARIAME GETU AGOS 2003, ABOU BAKARI TANDIA 2005, LAMINE DIENG 2007, ABDELHAKIM AJIMI en 2008, ALI ZIRI 2009, MOHAMED BOUKROUROU 2009, MAHAMADOU MAREGA 2010, AMADOU KOUME 2015, ADAMA TRAORE 2016.

 

Par balles : MM RIAD HAMLAOUI 2000, YOUCEF KHAIF 2001, MOUSSA X 2002, XAVIER DHEM 2002, MOURAD BELMOKHTAR 2003, AURÉLIEN JOUX 2003, HASSAN JABIRI 2004, IBRAHIM DIAKITE 2004, LOUIS MENDY 2007, JOSEPH GUERDNER 2008, NAGUIB TOUBACHE 2008, LUIGI DUQUENET 2010,AMINE BENTOUNSI 2012, LAHOUCINE AIT OMGHAR 2013, ABDOULAYE CAMARA 2014, HOCINE BOURAS 2014, BABACAR GUEYE 2015.

 

Des instructions pour lesquelles les magistrats ont ordonné des non lieux.

Lorsqu'un policier ou un gendarme tue, il tue au nom de l'ÉTAT qui l'emploie.

 

AU CRIME D'ÉTAT LÉGAL

SANS RECOURS POSSIBLE EN JUSTICE

Par balles : MM LIU SHAOYO en 2017 et ANGELO X qui sont les premières victimes de la loi assouplissant les possibilités d'ouvertures du feu pour les policiers.

 

Nous exigeons de l’État que notre « DROIT À LA VIE » soit respecté par ses agents de police.

Nous exigeons de l’État que notre « DROIT À LA JUSTICE » soit respecté par ses magistrats.

 

Les familles des victimes condamnent l’impunité de fait qui est accordée aux policiers et gendarmes par la justice française, et vous engage chaque personne vivant sur le sol français a prendre ses responsabilités en signant cette pétition condamnant tout comportement contraire à la déontologie ou aux droits humains, et à appliquer une politique de tolérance zéro aux agents criminels.

 

Dans le droit du travail, un manquement professionnel qualifié de « faute grave » est sanctionné par un licenciement sans indemnisation. Mais lorsqu’un dépositaire de l’ordre public agit en « violation du droit à la vie », c’est son employeur, l’État, qui le premier s’empresse de le couvrir.

 

Et lorsque la version policière s’avère être en contradiction avec les expertises (comme c’est souvent le cas), que les preuves scientifiques et les témoignages accablants s’accumulent contre les fonctionnaires auteurs de ces homicides, les syndicats de police agissent en lobby, exerçant des pressions qui vont jusqu’à manifester publiquement leur soutien à leurs collègues et leur mécontentement face à ces mises en cause (Sans autorisation préfectorale, en uniforme, gyrophares et sirènes hurlantes sur les Champs Élysées ou devant le Tribunal de Bobigny. Ils savent n’encourir aucune sanction).

 

Au final, lorsque malgré les pressions diverses la famille parvient à poursuivre, la justice instruit des années durant, maintenant les proches de la victime dans une souffrance continue, et ceci pour aboutir à des chefs d’inculpations mineurs (homicide involontaire, non-assistance à personne en danger) et à des sanctions disciplinaires (peines avec sursis) par égard pour l'uniforme.

 

Concernant la « clé d'étranglement », les familles des victimes réclament que l’État tienne compte de sa condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Notamment :

  • cette méthode a été interdite en ALLEMAGNE, BELGIQUE , SUISSE, à NEW-YORK et LOS ANGELES,

  • dès 2002, le Comité européen pour la Prévention de la Torture (CPT) a demandé à la France d’éviter son utilisation,

  • la banalisation de son usage a valu à la France une condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) dans un arrêt du 9 octobre 2007, à la suite du décès de Mohamed SAOUD en 1998 au motif de “violation du droit à la vie”. La CEDH déplorant « qu’aucune directive précise n’ait été prise par les autorités françaises à l’égard de ce type de technique d’immobilisation ».

 

Concernant la « violation du droit à la vie »  par les forces de l’ordre, les familles des victimes réclamentque l’État tienne compte des alertes lancées par les organisations de défense des droits humains.

Pour mémoire :

 

En 2005, Amnesty International publie un rapport, intitulé « FRANCE. Pour une véritable Justice. Mettre fin à l'impunité de fait des agents de la force publique dans des cas de coups de feu, de morts en garde à vue, de torture et autres mauvais traitements »

 

En 2009, l’organisation publie un nouveau rapport intitulé « FRANCE. Des policiers au-dessus des lois ».

 

En 2011, son dernier rapport a pour titre : « FRANCE : ‘Notre vie est en suspens’ - Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite ». A travers des exemples de personnes décédées aux mains de la police, Amnesty met en lumière les défaillances structurelles sur le plan des enquêtes comme sur celui de l'obligation de rendre des comptes.

 

En 2012, le rapport du Comité européen pour la Prévention de la Torture (CPT) indique : « Amnesty International dénonce depuis de nombreuses années des cas de violations des droits humains commises par des responsables de l'application des lois en France, notamment des homicides illégaux et des cas de torture et d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants (mauvais traitements). L'organisation a constaté l'existence d'un phénomène d'impunité de fait pour les responsables de l'application des lois qui commettent de telles violations, dans un contexte où la police, le ministère public et les juges se montrent peu enclins à enquêter de manière approfondie sur ces atteintes et à en poursuivre les auteurs présumés. »

 

En 2016, l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, ONG contre la peine de mort) publie un rapport intitulé « L'ordre et la force » dénonçant la dangerosité de certains gestes d'immobilisation et l'abrogation de l'usage des armes à feu par les gendarmes.

 

La FRANCE manque ainsi à ses engagements ratifiés dans les Traités internationaux.

LA PEINE DE MORT EST ABOLIE DEPUIS OCTOBRE 1981 MAIS 2017 COMMENCE PAR 3 PERSONNES TUÉES EN 3 MOIS.

CETTE LOI EST UNE AUTORISATION OFFICIELLE DE LA TORTURE ET DE L'ASSASSINAT.

L'UNIFORME GARANTIT-IL L'IMPUNITE À CELUI QUI COMMET UN CRIME EN LE PORTANT ?

 

 

ENSEMBLE POUR L’ÉGALITÉ EN DROIT À LA JUSTICE.

NON AU PERMIS DE TUER, ÀLA PEINE DE MORT !

 

Coalition des familles victimes de crimes policiers, en lutte contre l'impunité policière.

24 avril 2017

A QUI PROFITE LE CRIME ?" NARCOTRAFIC, CONTRE-INSURRECTION ET CRIMES D'ÉTAT

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Des quartiers populaires et des mouvements révolutionnaires décimés par la drogue.
Des soulèvements insurrectionnels écrasés par l’économie du crime, les mafias et les cartels…

Discussion autour de la publication en français du livre Rendez-nous les vivants. Une histoire orale des attaques contre Ayotzinapa (éditions CMDE) et de la brochure Capitalisme + Came = Génocide.

Avec John GIBLER, auteur de Mourir au Mexique. Narcotrafic et terreur d'État.
Et Mathieu RIGOUSTE, "A qui profite la guerre au crime?" Gestion (para)étatique des marchés des drogues et contre-révolution sécuritaire.

Éditions CMDE, CSPCL, Collectif Paris Ayotzinapa

A PARTIR DE 20H au Cicp

21 ter rue Voltaire, 75011 Paris M° rue de boulets

 

 

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20 avril 2017

Meeting BAGUI TRAORÉ ( frère d’ADAMA TRAORÉ ) nouvelle figure du Prisonnier Politique

 

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Le 17 novembre se tenait le conseil municipal de la ville de Beaumont-sur-Oise. Mme Nathalie Groux voulait alors inscrire à l’ordre du jour la prise en charge par la municipalité de ses frais judiciaires ainsi que de sa protection personnelle, car elle voulait porter plainte contre Assa Traoré pour diffamation. Les habitants de Boyenval et la famille Traoré ont voulu assister à ce conseil. À l’entrée de la mairie, ils sont accueillis par une cinquantaine de policiers municipaux et de gendarmes. L’entrée leur est bloquée et ils doivent subir des violences de la part des forces de l’ordre. Le conseil est alors annulé et ajourné. Le soir même, le quartier de Boyenval subit une expédition punitive. Cette expédition n’était rien d’autre que les représailles de la gendarmerie contre les habitants venus assister au conseil.

Bagui Traoré et son frère Youssouf vont ensuite être arrêtés 5 jours plus tard, soit le matin du second conseil municipal ajourné au 22 novembre. Ils sont accusés d’« outrage », de « violences » et de « menaces de mort » à l’encontre d’agents de la police municipale. Après un procès de 11 heures, nos frères, fils et amis Youssouf et Bagui Traoré ont été déclarés coupables des faits qui leur étaient reprochés, alors qu’aucune preuve formelle n’a pu être apportée et malgré les aveux de faux témoignages des parties plaignantes. Youssouf a été condamné à 3 mois de prison aménageables. Bagui a quant à lui été condamné à 8 mois d’emprisonnement avec maintien en détention et deux ans d’interdiction de se trouver à Beaumont-sur-Oise. Ils doivent également dédommager les policiers, pour un total de 7 400 euros. À la suite de cette condamnation, Bagui doit aussi exécuter une peine de prison de 9 mois supplémentaires, un sursis qui date de 2010.
Le procès en appel de Bagui Traoré aura lieu le 25 avril 2017.

C’est en vue de ce procès que ce meeting aura lieu. Il s’agira de replacer la condamnation de Bagui dans le contexte de la mort de notre fils, frère et ami Adama. En effet, il est évident qu’il est incarcéré depuis le 22 novembre 2016 en raison de son action politique au sein du comité pour la justice et la vérité pour Adama.
C’est surtout parce qu’il est le témoin clé de la mort de son frère Adama que les institutions judiciaires tentent par tous les moyens de l’anéantir psychologiquement et de le briser afin de décrédibiliser sa parole. C’est bien Bagui qui est le dernier à avoir vu son frère Adama vivant et à avoir soulevé les premières incohérences de la version des forces de l’ordre expliquant les causes de sa mort. Les charges s’accumulent et les affaires noient la famille sous les procédures et détruisent leur cellule familiale. Depuis février s’ajoutent trois autres poursuites et une mise en examen pour « tentative d’assassinat sur agent de l’ordre public », de graves accusations qui dateraient des révoltes survenues au lendemain de la mort d’Adama Traoré. Mais c’est bien parce qu’il joue un rôle hautement politique que tout est mis en œuvre pour le garder derrière les barreaux. En attendant, la famille revendique toujours la mise en examen des gendarmes responsables de la mort d’Adama et leur condamnation.

Bagui n’est hélas pas un cas nouveau, ni un cas isolé. Il doit affronter, avec sa famille et ses proches, les méthodes bien courantes dans les affaires de violences policières et de crimes policiers. Elles se caractérisent par un éventail important et pénible de pratiques de criminalisation et de répression, faisant de Bagui Traoré une nouvelle figure du prisonnier politique. L’acharnement dont est aujourd’hui victime Bagui illustre les méthodes bien utiles afin de disculper les forces de l’ordre et de pointer du doigt les victimes et leurs proches, tenus pour seuls responsables des violences subies. Ce meeting permettra de mettre en lumière la situation de Bagui Traoré et de sa famille ainsi que de toutes les victimes de la justice, de distinguer les moyens de pression à l’encontre des victimes des violences policières et ainsi dégager les stratégies de défense à mettre en place.

Ce meeting se tient à Paris car nous ne dissocions pas la situation de Bagui de l’« affaire Adama Traoré », dépaysée à la capitale. Cette journée de mobilisation permettra d’apporter un soutien conséquent en perspective du rassemblement prévu devant le tribunal de Versailles le 25 avril 2017.

—-PROGRAMME—-

❖13h00 – Accueil du public

❖13h30 – Ouverture par le Comité Vérité et Justice pour Adama – Bagui Prisonnier Politique
Projection de la vidéo de la reconstitution, les dernières minutes d’Adama Traoré

❖14h00-15h45- Table ronde « De la criminalisation des victimes à leur incarcération, les quartiers face à la Justice »

• Tarek Kawtari – Membre fondateur du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues (MIB) et de L’Écho des cités
• Mathieu Rigouste – Sociologue et essayiste, chercheur indépendant en sciences sociales et militant anti-sécuritaire.
• Geoffroy de Lagasnerie – philosophe et sociologue
• Geneviève Bernanos – mère d’Antonin Bernanos, du comité «Libérons Antonin »
• La famille Kamara de Villiers-le-Bel, criminalisée et incarcérée suite aux révoltes de 2007
• Nadia – Comité pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

❖16h – Témoignage de Youssouf et Samba Traoré

❖16h30-18h Table ronde « Autonomie et résistance : quelles défenses dans les quartiers ? »

•Zouina Meddour – ancienne membre du Forum Social des Quartiers Populaires (FSQP), ancienne directrice du centre social de la Maison des Tilleuls et chargée de la lutte contre les discriminations
• Ramata Dieng – Porte-parole collectif Vies Volées, sœur de Lamine Dieng mort dans un fourgon de police le 17 juin 2007
• Collectif Cases Rebelles – « 100 portraits contre l’État policier », Éditions Syllepse
• Assa et Lassana Traoré – Porte-parole du comité « Vérité et Justice pour Adama »
• Youcef Brakni – militant de quartier, Bagnolet
• Almamy Kanouté – Éducateur, co-fondateur du mouvement Émergence

 

Plus sur : https://www.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

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15 mars 2017

JUSTICE POUR TOUS

 

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Justice pour tous
Journée de rencontres et de solidarité

Discussion / 16h
Créer des solidarités et se défendre face à la police et la justice. Venez discuter avec le comité justice pour Adama, des habitants de Villiers-le-Bel, le comité de vigilance contre les violences policières à Pantin et d'autres familles et comités.

Concert / 19h30
Tino
Sitou Koudadjé
Première Ligne (Skalpel, E.One & Akye)
Mokless et Ahmed koma scred connexion officiel (Scred Connexion)

Ouverture des portes à 15H
Prix libre (tous les bénéfices seront reversés à des familles)
Restauration, buvette et tables de presse et d'information sur place
CNT / 33 rue des Vignoles 75020 Paris (Métro : Buzenval ou Avron)

En 2011 après des années de procédure, les frères Kamara étaient condamnés à 12 et 15 ans de prison pour "tentative d'homicide" contre des policiers. Ils payent le prix d'une vengeance d'État qui s'est déchaînée après les révoltes de 2007 à Villiers-le-Bel. Des révoltes qui faisaient suite à la mort de Lakhamy Samoura et Moushin Sehhouli, parechoqués par une voiture de police le 25 novembre 2007.
Il y a quelques semaines, on apprenait la mise en examen de Bagui Traoré pour "tentative d'assassinat", lui aussi contre des policiers. Bagui Traoré se battait depuis le 19 juillet 2016 pour rétablir la vérité et obtenir la justice pour son frère Adama Traoré, tué par des gendarmes. Sa mise en examen s'inscrit dans la série de harcèlements policiers, judiciaires et politiques qui visent la famille Traoré et les habitants de Beaumont-sur-Oise.
S'organiser pour la vérité et la justice c'est s'exposer à l'acharnement,aux procès pour l'exemple, à la peine de voir des familles déchirées. S'organiser est aussi une affaire quotidienne, avant que le pire n'arrive, comme le montre l'exemple du comité de vigilance contre les violences policières à Pantin, constitué après une série d'épisodes de violences policières subis par la famille Kraiker. Depuis, cette famille et plus généralement les habitants de l'îlot 27 doivent faire face au harcèlement quotidien de la police et tentent de trouver des réponses quotidiennes pour y mettre fin.
S'organiser c'est avant tout s'organiser localement mais c'est aussi échanger des expériences, créer des solidarités.

 

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