Libre rage ( relais et point de chute !)

01 janvier 2019

Poème de Jean Pierre Rosnay : Impossible

Je dédie ce poème à Annie Polak décedée le 15.12.2018

Avec toutes mes pensées pour elle et sa famille.

 

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IMPOSSIBLE

Je sais que mon sort vous indiffére

Et c'est très normal.

Lorsque j'ai mal aux dents,

Vous n'en pouvez rien sentir.

Mes dents sont dans ma bouche,

Ma bouche est dans ma tête,

Et même quand ma tête est près de votre tête,

Vous ne pouvez pas sentir

Mon chaud, mon froid, ma peine.

Et chacun dans notre coquille,

Nous ne pouvons rien l'un pour l'autre

Qu'un peu de nerfs à fleur de peau.

 

Les livres, les rêves, et les parents ont torts;

Et je souffre de leurs mensonges

Lorsque j'essaie eperdument

Avec douceur, avec rage, avec desespoir,

d'aller visiter une autre âme,

où j'aurais trouvé des coussins,

du velours, une douce musique.

J'aurai tant voulu aller plus loin,

Enjamber votre sourire, votre voix, votre forme, vos gestes,

Vos nuances.

 

Impossible, c'est impossible !

Lorsque j'ai mal aux dents,

Vous n'en pouvez rien sentir.

Mes dents sont dans ma bouche,

Ma bouche est dans ma tête,

Et même quand ma tête est prêt de votre tête,

Vous ne pouvez pas sentir

Mon chaud, mon froid, ma peine.

 

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12 octobre 2018

NOIR LIBRE

https://noirlibre.bandcamp.com/album/diaspora-inspiration-lessence-des-braves

 

http://lerapenfrance.fr/interview-noir-libre/

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15 août 2018

Angelo Garand : On court tant qu'on peut !

« Le jeudi 30 mars 2017 vers 13h alors qu'une grillade cuit dans la cour, un commando de l'antenne du GIGN de Joué-les-Tours prend d'assaut la propriété de la famille Garand à Seur, près de Blois (41). Les gendarmes mettent en joue et menottent les membres de la famille, fouillant brutalement les lieux. Ils sont prêts à repartir quand un léger bruit se fait entendre dans une remise où Angelo s'est réfugié. Angelo est abattu sans sommation. »

Ainsi commence « On court tant qu'on peut ! », un ciné-tract du collectif Lettres communes réalisé entre le 19 mai et le 3 juillet 2018 en soutien à notre exigence de Justice et Vérité pour Angelo, et toutes les victimes de la violence des agents de la force publique qui en abusent impunément. 

Nous y témoignons des circonstances qui ont entouré la mise à mort d'Angelo et du combat que nous menons depuis, au cours d'entretiens filmés lors de la Fête de l'Insurrection gitane à St-Denis, puis sur les lieux-mêmes du drame, à Seur. C'est au domicile où ils l'ont vécu, et où ils doivent depuis continuer à vivre, que père et mère se livrent sur le moment de terreur lors duquel Angelo leur fils aîné a été criblé de 5 balles dans le torse par deux des gendarmes censés l'interpeller. Le court documentaire rend compte de l'inhumaine violence physique et morale faite à notre famille, à travers l'envoi du commando lourdement armé qui a pris la vie d'Angelo et malmené nos proches sur place ; puis à travers des suites policières et médiatiques méprisant notre traumatisme et insultant la mémoire de notre défunt.

Début juillet, au moment précis où nous recevons ce ciné-tract comme un cadeau douloureusement salutaire, rendant justice à Angelo et à notre combat pour la vérité, nous apprenons une nouvelle judiciaire aussi attendue qu'insupportable. Le procureur de Blois a depuis le 6 juin formulé ses réquisitions quant aux suites à donner à l'instruction, dans laquelle nous sommes parties civiles. Sans surprise, il recommande à la juge dirigeant l'enquête d'ordonner un non-lieu, ce qui mettrait fin à la procédure sans poursuite. Plus aucune infraction ne serait alors reprochée aux deux gendarmes auteurs des tirs mortels. Déjà, lors de leur mise en examen, le procureur ne demandait que leur placement sous statut de témoin assisté.

Répondant à cet avis scandaleux, notre avocate a transmis nos observations à la juge ayant ordonné de mettre en examen les deux tireurs pour « violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». C'est à cette même juge que revient maintenant la décision : suivre la demande de non-lieu du Parquet, ou bien au contraire envoyer les deux tireurs devant la seule juridiction de jugement possible pour une telle qualification pénale, la Cour d'Assises.

Pour notre part, nous constatons que dans son réquisitoire, le procureur fait soigneusement l'impasse sur des points importants permettant de mettre en doute les affirmations des gendarmes, et de prendre en considération les témoins de notre famille. Il préfère citer artificiellement des éléments du casier judiciaire d'Angelo sans lien avec sa mise à mort. Dans ce « dossier » comme dans tellement d'autres, le Parquet, représentant de l'État dans l'institution judiciaire, se comporte avec ses forces dites de l'ordre comme une mère protégeant inconditionnellement ses enfants quelles que soient leurs fautes.

C'est ainsi que l'État français est régulièrement condamné par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour violation de droits fondamentaux, faute de poursuivre en justice des usages abusifs de la force publique, lorsque gendarmes ou policiers exercent des actes de violence outrepassant l'obligation d'absolue nécessité ou de proportionnalité, et caractérisant des traitements cruels, inhumains et dégradants, ou violant le droit à la vie.

Voilà pourquoi nous parlons de Violence d'État. Notre combat pour la mémoire d'Angelo rejoint toutes les luttes contre cette violence souvent discriminatoire lorsqu'elle vise au quotidien les plus pauvres, les racisé⋅es, les sans-papiers, toujours répressive lorsqu'elle cible quiconque se mobilise fraternellement pour nos droits, pour l'égalité réelle et la justice sociale. Les usages abusifs de la force publique concernent l'ensemble de notre société, mais font en même temps l'objet d'un profond déni politico-médiatique, qui nous invite à rendre notre combat aussi visible que possible, afin d'informer au mieux la population, et permettre ainsi à chacune et chacun de nous rejoindre. 

Car nous le savons, nous qui luttons avec toutes les familles de victimes et leurs soutiens comme une seule grande et digne famille, seuls les liens que nous créons, nos solidarités les plus larges avec le plus grand nombre, pourront venir à bout de cette violence d'État.

C'est sur cette idée forte que s'achève « On court tant qu'on peut ! », un ciné-tract que nous vous remercions de relayer autant que vous le pourrez.


La famille Garand et ses soutiens, le 13 août 2018.

29 juillet 2018

Des photos de la Marche pour Adama Traoré

Marche pour Adama Traoré mort le jour de ses 24 ans entre les mains des gendarmes à Persan, le 19 juillet 2016. Ce 21 juillet 2018 à Beaumont-sur-Oise, ce sont plus de 2500 citoyens, Beaumontois, familles de victimes de violences policières, blessés et mutilés par la police, soutiens et militants, qui défilent pour demander vérité et justice pour toutes les victimes, ainsi que la fin de l'impunité dont bénéficient les agents des forces de l'ordre incriminés.

 

http://hanslucas.com/elfersan/photo/17793

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23 avril 2018

LA VÉRITÉ POUR ADAMA ORGANISE UN EVENEMENT BOXE !

Aucun texte alternatif disponible.

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04 mars 2018

Faites Sortir l’Accusé, histoire d’une longue peine

Les Films du bout de la ville  et les Ami.e.s de Philippe Lalouel présentent, 

 

Faites sortir l’accusé, histoire d’une longue peine 

un film de PeG écrit avec Philippe Lalouel, documentaire 70 mn 

 

Synopsis : Pour des vols et des évasions à la fin des années 1980, Philippe Lalouel est en prison depuis 30 ans. Contaminé par le VIH lors d’une transfusion sanguine, il se bat pour ne pas mourir entre les murs. Au fil d’une longue correspondance avec le réalisateur, il prend la parole depuis une prison de haute sécurité et refuse sa destinée de fantôme social. Autour d’un énième procès aux assises, sa compagne Monique, et un groupe d’amis se battent à ses côtés pour le faire sortir. Une histoire d’amour et d’amitiés qui dévoile une partie de l’implacable machine judiciaire. Une plongée anti-spectaculaire dans le temps infini des longues peines.

Projection du film le mardi 6 mars au cin'Hoche à Bagnolet en présence du réalisateur et de Delphine Boesel présidente de l'OIP et avocate de Philippe Lalouel lors du procès dont il est question dans le film.
Lien bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=Y6EDOhhkC28 
fb : https://fr-fr.facebook.com/faitessortirlaccuse/

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25 février 2018

le PARIS que j'aime : MENILMONTANT-COURONNES

 

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Combien y'a t'il de Paris ? peut-être autant qu'il y'a de gens qui l'aiment ou le detestent !

Combien souffle à Paris ? quand plus d'une moitié qui ne se nomeront peut-être jamais parisiens triment comme des chiens dans ses rues alors qu'il ne pourront peut-être jamais habiter dans un appartement dans une rue de Paris qu'ils aiment ou dans laquelle ils travaillent...

Mais il y'a aussi à Paris tous ceux qui s'abandonnent à la rue le soir, la nuit ou le petit matin qui laissent leurs traces sur les murs, sur des affiches ou des poteaux.... qui laissent des empreintes; des mots; des couleurs... Qui consciemment ou pas font quelque chose qui laissera derrière eux un sourire à quelqu'un d'autre...

Pour quelques instants j'ai profitée de ce qu'apporte certains à s'exprimer dans l'abîme des rues parce que aujourd'hui il y a Mr Soleil qui nous amène une lumière à vous redonner l'envie de regarder Paris.... Quand certaines de ses rues vous font chavirer...

La grande rue de Menilmontant est de ses rues dont je ne me lasse pas et qui porte tellement d'histoires et de diversités qu'on ne peut l'attribuer à personne... Tout autour d'elle, avec l'église et différentes ambiances, vous trouverez forcement un endroit pour vous recueillir ou quelqu'un a qui jacter !  Parce que c'est ça la magie de Paname : dans tout son brouhaha on finit toujours par trouver quelque chose ou quelqu'un qui vous retienne....

(...... jusqu'a quand ? ! )

 

P.S : Merci à tous ceux qui donnent de la vie, des sourires, des mots à Paris.

 

 

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24 février 2018

Marseille - Une bibliothèque anticoloniale aux pieds des tours

Ouverture d'une bibliothèque anticoloniale aux pieds des tours de Busserine-st Barthélemy, à Marseille, le 8 mai 2018. Un projet initié par Soraya Chekkat.

Un bel exemple d'éducation populaire ! Parce qu'il n'y a pas de bibliothèque à Busserine-st Barthélemy, un quartier situé au nord de Marseille, Soraya Chekkat a décidé d'en ouvrir une sans attendre l'aval des pouvoirs publics. "Sinon, on ne fait pas grand chose", raille cette militante aguerrie, qui anime des "ateliers CV" à Busserine. 
 

Tout commence quand il y a un an, elle lance cette idée sur Facebook. Quelques réactions mais rien de concret. "Et puis, il y a quelques semaines, une jeune fille, Shainez, la vingtaine, me contacte et on a décidé de se lancer", explique Soraya. La jeune femme met rapidement en ligne une cagnotte. Séduits, les gens participent activement.  

Pour mener à bien ce projet, Soraya Chekkat a d'abord besoin d'un local. "L'association des locataires a tout de suite accepté de nous en mettre un à disposition", raconte avec le sourire Soraya. 

Cela fait longtemps que cette Marseillaise voulait ouvrir un lieu de ce genre à Busserine. Une bibliothèque un peu particulière : une "bibliothèque anticoloniale".
Soraya s'explique  : "il est temps qu'on fasse tourner les savoirs et que nos petits se sentent représentés dans ce qu'ils lisent. Ouvrir un livre, c'est faire tomber les murs de l'ignorance sur soi, sur son histoire, sur l'histoire de sa famille, de son quartier".

"Toutes les bibliothèques sont au centre ville", regrette la jeune femme. "L'idée ici c'est vraiment d'apporter de la culture au pied des tours, continue la militante. "Pour certains étudiants, ce n'est pas évident d'avoir accès aux livres", rappelle-t-elle encore. 

Soraya Chekkat espère surtout créer des discussions autour du livre. "Se servir par exemple des ouvrages qui parlent des histoires de l'immigration pour développer chez les plus jeunes un esprit critique. S'ils connaissent mieux leur histoire, ils seront mieux armés pour appréhender l'avenir", martèle-t-elle convaincue.  

Soraya espère pouvoir ouvrir officiellement sa "bibliothèque anticoloniale" en mai prochain. "Le 8 mai, ça serait l'idéal et hautement symbolique", annonce-t-elle fièrement.

Alors que la France fête la fin du nazisme, le 8 mai 1945 en Algérie, une manifestation à Sétif tourne au drame. Des tirailleurs algériens à peine rentrés chez eux et la population veulent rendre hommage aux leurs tombés durant la Seconde Guerre mondiale. Dans le cortège, parmi les drapeaux alliés et français, pointent des drapeaux algériens. Ordre est donné aux militaires français de tirer sur leurs porteurs. A Sétif, Guelma et Kherrata, la répression se poursuit pendant des semaines, faisant des dizaines de milliers de morts.

Nadir Dendoune

 

Source : http://www.lecourrierdelatlas.com/culture-marseille-une-bibliotheque-anticoloniale-aux-pieds-des-tours-10717

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30 décembre 2017

A Jeannot

Il n'y a pas de mots à la perte d'un proche. De quelqu'un dont on ne se passe pas dans son quotidien. De quelqu'un qu'on admire. De quelqu'un qui se donne entièrement aux autres pour transmettre sa passion.

Sa passion, sa force, son courage.

Quelqu'un qui ne te ment pas; quelqu'un qui dit se qu'il pense; quelqu'un qui aide a grandir.

Il n'y'a pas de mots face à la mort... Il y a des émotions, des réactions ou des non-réactions...

Il n'y a rien à dire... 

Il n'y a plus rien à dire puisque maintenant c'est l'Absence qui va régner. 

Jeannot. Un sourire en moins. Une paire de mains qu'on aimait serrer et même regarder.

...

Jeannot fait partie des personnes qui m'ont donnée de la force en me transmettant sa passion et en me montrant l'exemple de la façon dont on transmet. Il aimait qu'on se sente à l'aise, qu'on se sente chez soi au club et qu'on se libère dans la boxe.

Jeannot  te traitait comme son enfant et il était pour lui plus important que tu t'en sortes dans ta vie plutôt que dans la boxe.

Jeannot j'aurais aimée te connaître plus encore... et que tu saches tout ce que la boxe et ton club m'a apportée.

Maintenant mon espoir est espérer pour ta mémoire, que ta vie et ton dévouement pour les jeunes et la boxe soit transmis.

Jeannot tu manqueras toujours. Je t'aime.

 

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29 décembre 2017

Décès d'un très grand Monsieur

Jean Rauch alias Jeannot un immense Monsieur du noble art, s'est éteint ce matin à 73 ans.

 « Jeannot », entraîneur et créateur du boxing club de Paris XXe.
A sa femme, ses proches et tous ses enfants toutes mes plus sincères condoléances.
Jeannot est un homme qui a donné de belles leçons de vies et de boxes aux petits comme aux grands. Un homme sûr, d'honneur et de parole qui va laisser un énorme vide.
Petite vidéo marrante sur Jeannot :
https://www.facebook.com/Beclutchsport/videos/551091178382621/
Un bel article à lire :
https://choisyboxe.com/2017/12/31/jean-rauch-mort-dun-juste/

 

 

Jean-NB

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