LIBERTE... SOLIDARITE... RESISTANCE !

Pas justice ? Pas de paix ! VIVE LA MUSIQUE ! TOUT EST POLITIQUE !

02 juillet 2009

Centre de rétention de Vincennes, le 1er juillet 2009.

"Il y a des gens qui ont tenté de se suicider. Deux jours de suite. C’est
pour cela qu’on a fait le mouvement. Celui d’hier il avait un vol ce
matin. Il s’est pendu avec les draps. On est quarante ou cinquante dans le
centre.
C’est le deuxième jour de la grève de la faim. On ne mange pas depuis deux
jours. On a commencé avant-hier soir à minuit après une ultime tentative
de suicide. En 25 jours, il y a eu 5 tentatives de suicide. L'ambiance
était horrible au centre. Ca devenait fou, on regardait ça tous les jours
et on s'habituait, c'est fou on ne doit pas s'habituer à des gens qui
s'automutilent et se suicident tous les jours. Il fallait réagir à ça. on
était en train de devenir des monstres, on réagissait plus. On s’est dit
il faut réagir autrement, ne pas s’habituer. On s’est dit qu’un jour il y
allait avoir un mort, qu’on allait se retrouver avec un cadavre. On s’est
réuni dans la cour. La grève de la faim a commencée à minuit. On a décidé
de restituer les sacs du petit-déjeuner qu'ils nous donnent le soir. On
les a tous posés sur la table de ping-pong dans la cour. Le lendemain, les
policiers ont réagit quand ils ont vu qu'on ne mangeait pas. Les flics
nous on dit : vous mangez pas ? On a dit non, on vous parlera après notre
réunion et on dira nos revendications. On s’est donc réunis vers 18h30
hier jusqu'à 22h00. La réunion a eu lieu dans la cour. Les flics ont fait
quelques tentatives d’intimidations du style « si vous restez tranquilles,
tout se passera bien, sinon, c’est la répression ». Ca ne nous a pas fait
peur. On est restés sereins. On a discuté d'autres trucs dans la réunion
mais c'est la grève de la faim qui a été décidée parceque notre mouvement
est pacifique.
Aujourd'hui, on a demandé du sucre pour notre grève, ils ont dit qu'ils
nous répondraient plus tard, deux heures après ils nous ont appelé et ils
ont dit ok, mais en fait après il y a une femme, je sais pas qui c'est,
qui a dit que non, qu'on doit prendre la nourriture qu'ils nous donnent.

On a prévenu des associations pour notre mouvement. On attend du soutien
maintenant.On a écrit une liste de revendications :
1) apporter une solution rapide et efficace aux retenus traumatisés par
les tentatives de suicide.
2) Améliorer les conditions de rétention : nourriture, hygiène,
comportements de la police et de l’administration. Parce qu’ils réagissent
de manière agressive. On n’a pas le choix pour les heures de repas, pour
acheter des clopes… Les consultations avec l’infirmière sont souvent
retardées ou refusées. Pareil avec la Cimade. Pour les visites, ils
essaient de décourager les gens en les faisant attendre. Ils nous disent
que c'est plein et qu'il faut attendre et quand on arrive aux visites on
se rend compte qu'en fait il y n'avait qu'une personne.
3) Prendre en considération les retenus gravement malades et leur offrir
des soins à l’extérieur. Il y a des gens qui ont des traitements et qu’ils
ne peuvent plus suivre ici.
4) Libérer les retenus qui ont une famille, des enfants en France, mariés
ou vivant avec une résidente française.
5) Offrir plus d’avocats commis d’office. En général, il y a un seul
commis d’office pour 5 ou 6 retenus. Il n’a que quinze minutes pour
regarder le dossier.
6) Donner le choix aux retenus qui souhaitent quitter la France par leurs
propres moyens, dans la dignité. Par rapport à la famille là bas, ou pour
des raisons politiques, y'a des gens qui préfèrent repartir par leur
propres moyens. les juges ne veulent jamais donner des assignations à
résidence. Moi c'est mon cas par exemple, j'ai demandé au juge et il a
refusé.
7) Remédier aux conditions de mouvements, de déplacements avant et après
les audiences. On est réveillé à 6 h pour un audience à 10h, on attend 4 à
6h dans une pièce sale, qui sent l’urine.
8) Donner plus de temps aux retenus qui sortent libres pour préparer leur
départ au pays. Légalement on a que 8 jours, on ne peut rien préparer en 8
jours.
9) Arrêter les contrôles massifs et abusifs dans la rue qui portent
atteinte à la liberté.
10) Respecter le règlement intérieur : l’administration l’enfreind tout le
temps. Les personnes sont expulsées sans être prévenues qu'elles vont
l'être. Ils doivent nous le dire.
11) fermer les centres de rétention et régulariser les sans papiers.
Il fallait bien qu'on la mette quelque part quand même cette dernière
revendication !"

fermeturetention@yahoo.fr

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01 juillet 2009

War (Guerre)

Until the philosophy, I will like to divide it with those which want to learn...   

En attendant la philosophie, j'aimerai la partager avec ceux qui veulent apprendre...

Which hold one race   

En attendant que la philisophie qui tient une race
Superior and another, inferior 

Supérieure et une autre inférieure
Is finally, and permanently   

Ne soit, enfin et définitivement,
Discredited and abandonned   

Discréditée et abandonnée
Everywhere is war   

Partout c'est la guerre,
Me say war   

Je dis : guerre

That until there're no longer   

Et tant qu'il n'y aura des citoyens
First class and second class   

De première et de deuxième classe,
Citizens of any nation   

Dans chaque nation,
Until the colour of a man's skin   

Tant que la couleur de peau d'un homme
Is of no more significance   

N'ait pas plus de signification
Than the colours of his eyes   

Que la couleur de ses yeux
Me say war   

Je dis : guerre

That until the basic human rights   

Et tant que les droits fondamentaux de l'homme
Are equally guaranteed to all 

Soient justement garantis pour tous,
Without regard to race   

Sans considération de race
Dis a war   

C'est la guerre

That until that day 

Et ceci jusqu'à ce jour
The dream of lasting peace   

Le rêve d'une paix durable,
World citizenship 

D'une citoyenneté mondiale,
Rule of international morality   

D'un règne de moralité internationale
Willl remain in but a fleeting illlusion   

Ne restera qu'une illusion éphémère
To be pursued   

Poursuivie,
But never attained   

Mais jamais réalisée
Now everywhere is war, war   

Maintenant partout c'est la guerre, la guerre

And until the ignoble and unhapppy regimes   

Et tant que les régimes ignobles et malheureux
That hold our brothers in Angola, in Mozambic,   

Qui tiennent nos frères, en Angola, au Mozambique,
South Africa, sub-human bondage

  En Afrique du Sud, dans un esclavage moins qu'humain
Have been toppled   

Aient été renversés,
Utterly destroyed   

Complètement détruits
Well everywhere is war   

Cependant, partout c'est la guerre,
Me say war    Je dis : guerre

War in the east    Guerre à l'est,
War in the west    Guerre à l'ouest
War up north    Guerre au nord,
War down south    Guerre au sud
War, war    Guerre, guerre
Rumours of war    Rumeurs de guerre

And until that day    Et en attendant ce jour,
The African continent    Le continent africain
Will not know peace    Ne connaitra pas la paix,
We africans will fight it    Nous les Africains combattront
We find if necessary    Nous pensons que c'est nécessaire
And we know we shall win    Et nous savons que nous gagnerons
As we are confidents    Puisque nous sommes sûrs
In the victory    De la victoire

Of good over evil, good over evil    Du bien sur le mal, du bien sur le mal,
Good over evil, good over evil...    Du bien sur le mal, du bien sur le mal...

BOB MARLEY

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22 juin 2009

Un retraité Algérien mort à la suite d'un contrôle policier à Argenteuil

Le mardi 9 juin, vers 20h30, trois policiers d'Argenteuil, dont une femme, ont arrêté un conducteur d'un véhicule, Arezki K., un Algérien de 61 ans, près du croisement des boulevards Jeanne-d'Arc et Léon-Feix.
Ce conducteur était accompagné d'un autre Algérien, Ali Ziri, 69 ans, assis sur ie siège avant du véhicule.
Selon le témoignage de ce conducteur, les trois policiers lui ont d'abord demandé de sortir du
véhicule au même titre que le passager, Ali Ziri. Suivent alors des menaces de les emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines» et enfin des menottes et des coups.
Voyant son ami, Arezki K., traîné par terre, Ali Ziri tente de calmer les policiers, en leur
adressant cette phrase: « Laissez-le tranquille, vous n'avez pas le droit de le frapper. Je dépose plainte contre vous ». C'est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.
Les deux Algériens sont alors malmenés et mis avec violence à l'intérieur du véhicule policier.
C'est dans ce véhicule que le drame, ayant entraîné la mort du retraité Ali Ziri, s'est apparemment produit,alors que les deux hommes sont transportés à l'hôpital d'Argenteuil.
Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, Arezki K., n'apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d'Argenteuil. Le conducteur affirme avoir fait l'objet d'un tabassage continu, au même titre que son ami Ali Ziri, alors qu'ils étaient tous les deux menottés. Le médecin traitant d'Arezki K.ainsi que celui de l'hôpital lui ont d'ailleurs prescrit un arrêt de travail de huit jours. Les proches et les amis du
défunt, qui se sont rendus à l'hôpital d'Argenteuil, ont tous constaté que plusieurs coups étaient visibles sur le corps de la victime.
Un collectif réunissant des proches du défunt, des associations, des partis politiques et des citoyens d'Argenteuil, s'est mis en place. Les membres de ce collectif dénommé « Vérité et justice pour M. Ali Ziri» condamnent avec force la violence «raciste» utilisée par des policiers d'Argenteuil à l'encontre d'une personne « âgée ».
Ils demandent à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien. Une plainte a été introduite.
Mercredi 24 juin à 18 heures Marche pacifique, pour réclamer la vérité et la justice
Le cortège partira du foyer Sonacotra Les Remparts, 4, rue Karl Marx, près de la gare du centre d'Argenteuil, pour se rendre sur le lieu de la
mort de M. Ziri, au croisement des rues Jeanne d'Arc et du boulevard Léon-Feix et se terminer au commissariat d'Argenteuil. .

+++++++++++

Qui est Ali Ziri ?
Ali Ziri est né en 1940 à Ouled Rached, un village dans la wilaya de Bouira, en Algérie, dont
une très forte communauté vit depuis plusieurs décennies à Argenteuil.
Arrivé en France à l'âge de 19 ans, il a travaillé près de 40 ans dans une même société basée à Paris 17ème et a vécu près de 50 ans à Argenteuil, sans avoir eu aucun problème avec la police.
En retraite depuis quelques années, il passait son temps à faire des allers-retours entre la France et l'Algérie où résidait sa famille composée de deux filles et deux garçons.
Connu pour sa gentillesse et sa disponibilité à aider les autres, les gens du foyer et les jeunes des quartiers le surnommaient affectueusement « Ammi Ali », c'est-à- dire « Oncle ou Tonton Ali ». Il s'apprêtait à retourner dans son pays le lundi 15 juin à 14 heures pour assister au mariage de son fils aîné Rachid.

Contact: ATMF, 26 boulevard du Général-Leclerc 95100 Argenteuil,
tél/fax. : 01 39828148. E-mail:
atmfarg...@yahoo.fr. Site: www.atmf.org
 

 

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17 juin 2009

Centre de rétention de Vincennes, le 17 juin 2009

Nous appelons au centre de rétention deux jours avant le rassemblement
prévu à l’occasion de l’anniversaire de la révolte et de l’incendie de
Vincennes pour les en informer. On leur  dit que peut être on ne pourra
pas approcher du centre mais qu’on fera un maximum de bruit et qu’on leur
téléphonera. Le premier retenu décroche et, à notre surprise, dit :

«  Centre de rétention de Vincennes, bonjour ! Je fais le secrétaire comme
je suis a côté du téléphone, il y a une femme qui est folle de moi donc
elle m’appelle tout le temps.
C’est bien la manif mais qu’est ce qu’on peut faire…Ici on a même pas le
droit d’avoir des téléphones avec appareil photo.
Moi, je suis arrivé hier, j’ai des problèmes de santé et j’ai pas pu voir
de médecin, il faut que je ramène moi-même mon dossier de l’hôpital car
ils disent qu’ils n’ont pas pu joindre l’hôpital. Heureusement qu’il y a
ma femme pour ramener le dossier. Ils m’ont emmené voir une infirmière qui
m’a donné rendez vous avec un médecin.
Je viens d’arriver, c’est la première fois que je suis au centre, pour
l’instant je ne m’occupe que de mes papiers. Ici on est à peu près 80.
J’ai vu la Cimade ce matin, c’est eux qui m’ont appelé.
J’ai été arrêté hier devant l’ambassade tunisienne au métro Iéna, dans le
16ème. Je venais refaire mon passeport. Y’avait beaucoup de policiers, ils
avaient fermé des rues. Y’en avait en civil et d’autres dans des voitures
et y’avait une camionnette. Y’avait pleins de policiers arabes, comme ça
ils comprennent tout ce qu’on dit ! Moi j’avais mon passeport sur moi, un
autre sa carte d’identité du pays et un autre un acte de mariage, c’est
pratique comme ça ils ont les preuves de notre nationalité. Parce que il
paraît que le consulat de Tunisie, ils sont pas très serviables avec les
service de police, ils donnent pas facilement les autorisations. Les flics
sont restés de 10h00 jusqu’à 13h00 car après l’ambassade ferme. On est 8 à
être arrivés hier au centre dont 7 tunisiens qui se sont fait arrêter
comme moi devant l’ambassade. Je l’ai raconté à la Cimade, le gars a dit
qu’il allait prévenir l’ambassade tunisienne. J’ai pas fait 24h00 en garde
à vue, j’ai été arrêté le matin et on est arrivé au centre à 17heures45.
Y’a des flics qui passent derrière moi, rappelez plus tard.

On est dégoûté, on fait que fumer des clopes et boire du café.
Pour la manif tout le monde dans le centre est au courant, on va essayez
de faire quelque chose, on va manifester. »

2eme retenu :

« Je suis là depuis 26 jours, j’en ai marre, j’habite même pas ici,
j’habite à Bruxelles, j’en ai marre. Ma femme est dehors, moi ici. C’est
la première fois que je viens au centre, ici c’est la galère, y’a toujours
du bruit et des bagarres, entre nous et avec la police, les flics ne sont
pas gentils. Y’a des bagarres entre nous parce que y’a pas de moyens, y’a
pas de visites,  pas de cigarettes et y’a  pas de libération. Ils libèrent
que les chinois. y’avait 27 chinois, il en reste plus que 4.
Ici presque tous les gens sont malades. Moi je fais rien ici. y’a un
patron qui me doit 3000 euros en Belgique, il m’a pas encore payé et je
sais pas comment faire.
Je prend des médicaments, du rivotril, parce que je vais pas bien, c’est
moi qui ai demandé, parce que je suis pas bien dans ma tête. J’en n’ai
jamais pris avant. J’ai peur de plus avoir ces médicaments. Je deviens
tellement fou ici que quand je vais sortir, c’est la psychiatrie.
Ma femme est malade, elle est rentrée hier à l’hôpital en Belgique et moi
je suis ici. Je réfléchis tout le temps, je pense trop dans ma tête. Je
n’ai pas de visite. La cimade m’a dit « reste tranquille, il ne reste pas
beaucoup de temps » mais moi je suis trop nerveux.

Fermeture des centres de rétention

fermeturetention@yahoo.fr

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10 juin 2009

Marche pour Lamine

SAMEDI 27 JUIN 2009 Rendez-vous à 14h30 au 58 rue des Amandiers 75020 PARIS
M° Père-Lachaise (lignes 2 & 3)

Il y a 2 ans, le dimanche 17 juin 2007 entre 4h et 4h30 du matin, la police a été appelée pour « tapage nocturne » au 8 rue de la Bidassoa Paris 20ème.

Les 8 policiers qui se sont rendus sur les lieux, ont trouvé dans la rue un jeune homme seul et non armé, tentant de se cacher.

Après l’avoir plaqué au sol face contre terre, l’avoir menotté aux poignets, un bras passé par dessus l’épaule et l'autre replié dans le dos, et lui avoir attaché les chevilles avec une sangle de contention en cuir, les policiers l’on porté dans le fourgon de police.

C’est là, sur le plancher du fourgon, que tandis qu’un policier pressait sa tête, quatre autres comprimaient son thorax agenouillés respectivement sur son épaule droite, son épaule gauche, son dos et ses jambes maintenues repliées en arrière.

Ce jeune homme s’appelait Lamine DIENG.

Un jeune homme qui avait une famille, des amis, des projets, en un mot : une vie.

Il avait 25 ans et il est mort, dans ces conditions-là, dans ce fourgon de police aux mains de ces 5 policiers.

Cinq professionnels garants de la sécurité publique, initialement appelés pour tapage nocturne.

En 2 jours, la Police des polices (IGS) a conclu que Lamine était « mort naturellement d'un arrêt cardiaque ».

La famille a déposé une plainte avec constitution de partie civile le 22 juin 2007.

Un comité de soutien s'est formé pour exiger que toute la lumière soit faite sur le décès de Lamine, que Justice soit rendue, et raconter l'histoire de Lamine au monde pour l'inscrire dans la mémoire collective.

La mort de Lamine ne doit pas être oubliée, nous ne laisserons personne l'oublier.

A ce jour, nous attendons les conclusions de l'enquête de la Justice.

Les fonctionnaires de police impliqués sont quant à eux toujours en service.

Comité de soutien « Vérité et Justice pour Lamine DIENG »

Mail : collectif-laminedieng@hotmail.fr

Plus d'infos sur :

  • myspace.com/coucxx_laminedieng_25ans
  • generationslive.fr/lamine-dieng
  • coucxx.skyrock.com/

document au format PDF:

Source : message reçu des organisateurs le 6 juin 19h
Source : message reçu le 5 juin 12h


1 2

Marche en souvenir de Lamine Dieng

Mort dans un fourgon de police

Cher(e)s ami(e)s citoyens et citoyennes du monde,

à l'approche de la seconde année de commémoration, marquée par une marche en juin 2009, des t-shirts sont en vente à 8€ la pièce.

Face : photos de Lamine (en image)
Dos : un bref rappel des faits et les adresses des blogs d'informations

Si vous souhaitez vous en procurer, veuillez envoyer un mail à collectif-laminedieng@hotmail.fr

ou appelez et laissez un message au 06-50-62-38-27.

Les fonds serviront à financer les préparatifs de la marche.

Merci

T-shirts à 8 euros

Source : http://coucxx.skyrock.com/2477139345-T-shirts...

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Un an après l’incendie du Centre de rétention de Vincennes

Il y a un an, M. Salem Souli, un retenu tunisien, malade, mourait à la
prison pour étrangers de Vincennes. Le lendemain, après avoir organisé
une prière et une marche silencieuse fortement réprimées par la police,
les enfermés se révoltaient et ce qui était le plus grand centre de
rétention de France brûlait.
Aujourd’hui, un an après :

    * On ne connaît toujours pas les circonstances de la mort de M. Souli.
    * D’autre part, huit  des enfermés ce jour là à Vincennes sont
inculpés à la suite de cet incendie et attendent toujours de passer en
jugement.
    * Le centre de rétention de Vincennes est en cours de
reconstruction. Un bâtiment de 60 places est déjà en fonction depuis
novembre 2008 et de nouveau des sans-papiers y sont enfermés.
    * Par ailleurs, des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et
d’enfants vivent toujours dans l’angoisse permanente d’être arrêtés,
enfermés, expulsés, arrachés aux leurs sous le misérable prétexte qu’ils
ne disposent pas de ces papiers pourtant tellement désirés.

Parce qu’aujourd’hui, un an après, il est important de rappeler notre
soutien et notre solidarité à Salem Souli et à ses proches, aux inculpés
de l’incendie, à tous ceux qui ont été ou sont enfermés là, à celles et
ceux qui vivent traqués parce qu’étrangers, le MRAP appelle à un
rassemblement devant le centre de rétention administrative de Vincennes
le vendredi 19 juin à 19h.

Le MRAP exige la fermeture des centres de rétention et la régularisation
de tous les sans-papiers

Rassemblement devant le centre de rétention administrative de Vincennes

le vendredi 19 juin à 19h

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Au Pérou, on massacre les indiens pour laisser la place aux compagnies minières U.S.

Libertés et internets    


Trente-trois personnes ont sans doute été tuées et une centaine d’autres blessées vendredi dans des affrontements entre la police péruvienne et des tribus de l’Amazonie opposées à l’octroi de concessions à des compagnies minières étrangères dans la forêt équatoriale du nord du Pérou.

Au moins 22 manifestants ont trouvé la mort dans ces heurts, ont déclaré des chefs de tribu. Le gouvernement péruvien a fait état de 11 policiers et trois manifestants tués.

Les chefs indigènes ont accusé des policiers opérant à bord d’hélicoptères d’avoir ouvert le feu sur des centaines de manifestants pour mettre fin au blocage d’une route à 1.400 km au nord-est de Lima.

Les manifestants, très en colère, ont répliqué en prenant en otages un groupe de policiers près d’une station de pompage de la société nationale des pétroles, PETROPERU. Ils ont menacé d’y mettre le feu si les policiers ne renonçaient pas à vouloir disperser les manifestations en cours en Amazonie.

“Nous

retenons 38 policiers en otages“, a déclaré un manifestant à la radio RPP. “Nous sommes 2.000, prêts à incendier la station“, a-t-il averti.

Des milliers d'amérindiens s’emploient depuis avril à bloquer routes et voies d’eau pour obtenir l’abrogation d’une série de lois adoptées l’an dernier pour encourager des compagnies étrangères à investir en Amazonie.

L’échec du premier ministre

Ce conflit, qui conduit certains à réclamer la démission du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur, souligne les divisions profondes qui demeurent au Pérou entre les élites fortunées de Lima et les communautés indiennes miséreuses des zones rurales.

“Je tiens le gouvernement du président Alan García pour responsable d’avoir ordonné ce génocide“, a déclaré à la presse à Lima le chef indigène Alberto Pizango. Le gouvernement a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour avoir encouragé le mouvement de protestation.

Imputant les violences aux manifestants, le président García a estimé que le moment était venu de mettre fin aux blocages des routes, des rivières et des installations énergétiques.

“Le gouvernement se doit d’agir pour imposer l’ordre et la discipline“, a dit de son côté le Premier ministre, Yehude Simon.

Cet ancien militant de gauche, auquel Alan García a fait appel voici un an pour tenter d’éviter des troubles sociaux dans le pays, n’a pas réussi à négocier l’arrêt des blocus en cours dans le bassin de l’Amazonie.

La compagnie argentine PLUSPETROL, qui avait déjà pratiquement arrêté les activités de sa concession 1AB dans le Nord péruvien, a fait savoir qu’elle y cessait la production. Elle extrait en temps normal un cinquième environ de la production pétrolière péruvienne.

( source : http://www.michelcollon.info )

Quand Chávez ou Correa parlent de réduire l’abîme social qui sépare les élites latinos et les peuples indigènes, on les traite dédaigneusement de populistes… mais quand Alan García se fait l’exécuteur des basses œuvres des grands groupes miniers U.S. et de l'accord de libre-échange (ALENA/NAFTA) alors là… silence gêné…

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29 mai 2009

Moïse Diakité va être libéré !

EN DETENTION PREVENTIVE SUITE A L'INCENDIE DU CENTRE DE RETENTION DE
VINCENNES, M.

Le juge de liberté et de détention (JLD) a décidé jeudi 28 mai de ne pas
prolonger
de 4 mois sa détention provisoire et de lui accorder la liberté
conditionnelle, sous
contrôle judiciaire (il doit se présenter une fois pas semaine au
commissariat) pour
le 10 juin, fin de son mandat de dépôt. Il aura passé 8 mois en prison.
Nous ne
savons pas encore si le parquet fait appel.

A sa sortie du cabinet du juge, Moïse, avec ses mains menottées, trainé
par les
gendarmes, a pu néanmoins faire le V de la victoire,
devant la double rangée de gendarmes, à l'intention de la trentaine de
militants
présents qui criait « Liberté, liberté ! »

Malheureusement, cette victoire n'est que très partielle :deux inculpés
sur huit
sont encore en détention préventive, un autre est à l'hôpital depuis 7
mois après
avoir été agressé dans sa cellule à Fresnes, tous sont toujours inculpés.
On ne sait toujours pas quand aura lieu le procès mais on compte sur tous
et toutes
pour se mobiliser, continuer la lutte pour la libération d'Ali et
Mahamadou et exiger
l'arrêt des poursuites pour tous les inculpés !

NOUS NE LACHERONS PAS!

Collectif de solidarité avec les inculpés de Vincennes
liberte-sans-retenue@riseup.net

Paris, 28/5/09.

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27 mai 2009

SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE MAPUCHE

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE
LIBERTÉ POUR ELENA VARELA

Chroniques d’un État policier et discriminatoire

La Présidente du Chili, Michelle Bachelet, en visite officielle à Paris, recevra la communauté chilienne dans la matinée de vendredi 29 mai dans un salon d’un grand hôtel proche de l’Opéra.

À cette occasion, nos comités et associations de défense des droits de l’homme et des peuples indigènes souhaitent informer l’opinion qu’au lendemain de la visite au Chili, début avril, de M. James ANAYA, rapporteur des Nations Unies sur la situation des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales des Peuples Indigènes, de violentes perquisitions ont été menées par les forces spéciales policières dans plusieurs communautés mapuche au sud du Chili. D’importantes rafles ont été menées simultanément dans différentes villes de la région ainsi qu’à Santiago entraînant l’arrestation et la mise en détention provisoire de plusieurs dizaines de Mapuche.

À ce jour, 50 Mapuche sont emprisonnés, 15 sont assignés à résidence sous contrôle judiciaire en attente de leur procès. 3 sont réfugiés, l’une en Suisse, les deux autres en Argentine. 6 militants chiliens solidaires de la cause mapuche sont assignés à résidence, en attente de leur procès.

En début d’année, l’avocat Lorenzo Morales, a eu son domicile perquisitionné ainsi que celui de sa mère 24 heures avant la tenue du procès du Lonko Avelino Meñaco, dont il assurait la défense.

Mais la répression au Chili s’étend aussi à ceux qui s’intéressent ou se solidarisent à la cause mapuche. Deux jeunes cinéastes français ont été arrêtés sans motif, le 20 mars 2008, puis détenus au commissariat de Collipulli et leur matériel audiovisuel saisi. Le 7 mai suivant, deux reporters italiens se sont fait expulser du pays après avoir réalisé un reportage dans une propriété de l’entreprise forestière Mininco. Le même jour, la documentariste chilienne Elena Varela, après avoir eu sa maison longuement perquisitionnée, et son matériel cinématographique et documentaire saisi, a été arrêtée et mise en détention préventive. Elle a subi de longs interrogatoires accompagnés de menaces graves envers son entourage et particulièrement sa fille. Elle a été mise en liberté provisoire trois mois plus tard. Son procès est reporté au 5 juin prochain. Un montage politico-judiciaire a permis au Procureur du tribunal de Rancagua  de réclamer contre elle une condamnation de 15 ans de prison.

Dimanche 17 mai, Marcelo Garay, journaliste de «  La Nacion  », membre de l’Association Nationale des journalistes du Chili, a été interpellé et son matériel saisi alors qu’il photographiait un édifice privé. Le même jour, une centaine de gendarmes lourdement armés ont encerclé la maison du journaliste Jorge Fernando Serey Baeza, une dizaine d’entre eux ont pénétré chez lui, sans mandat, et ont perquisitionné toute sa maison. Les deux journalistes ont déposé une plainte auprès de la Cour d’Appel de Temuco. À plusieurs reprises au cours des dernières années, des avocats de dirigeants mapuche ont fait l’objet d’écoutes téléphoniques, de menaces et de perquisitions de leur cabinet.

Il s’agit là d’une véritable persécution de la part de l’Etat chilien qui n’hésite pas à continuer d’appliquer la loi dite « antiterroriste », mise en place par Pinochet à l’encontre des opposants à la dictature, et appliquée à présent aux membres des communautés mapuche qui revendiquent leurs terres usurpées par l’Etat, les colons et les entreprises forestières multinationales. La Présidente Michelle Bachelet avait promis  que cette loi ne serait pas appliquée durant son mandat. Nous dénonçons la « POLITIQUE RACISTE ET COLONIALE »  de l’État chilien à l’encontre des communautés indigènes. Nous dénonçons l’ÉTAT POLICIER qui criminalise le peuple Mapuche et tous ceux et celles qui soutiennent ses revendications.

LE RASSEMBLEMENT PRÉVU À L’OPÉRA VENDREDI 29 MAI À 11 HEURES

EST REPORTÉ À LA MEME HEURE PLACE DU PALAIS ROYAL

À l’appel des associations APATAPELA (Marseille), Colores Latino (Lille), Cordillera (Villeneuve d’Ascq), Pueblo (Paris), Terre et Liberté pour Arauco (Arcueil), du Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili (France), du Comité Mapuche Belgique (Bruxelles), du CSIA Nitassinan, de l’Org. Kakiñe (Paris), du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), du Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche (Paris),

Site d’infos : http://mapuche.free.fr

QUESTIONS POSÉES PAR L’ADHÉSION DU CHILI À L’OCDE

Lors de sa visite en France, la Présidente du Chili, Michelle Bachelet, va se rendre à l’OCDE où elle participera à une réunion avec M. Angel Gurria, secrétaire général de l’Organisation, à laquelle le Chili veut adhérer.

L’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique (OCDE) a été fondée le 14 décembre 1960 pour remplacer l’OECE née après la guerre, en 1948, dans le but d’accompagner le plan Marshall et de favoriser la reconstruction de l’Europe. Les 30 Etats membres qui la composent représentent les trois quarts de la richesse mondiale. Cinq Etats sont actuellement en attente de leur adhésion : la Russie , la Slovénie , l’Estonie, le Chili et Israël. Pour y adhérer, l’OCDE exige que les Etats membres soient attachés aux principes de la démocratie et de l’économie de marché.

Concernant l’économie de marché, le Chili essaye de  remplir la première des conditions exigées par l’OCDE. Mais, la recherche persistante d’une « forte croissance économique », ainsi que la prétention démesurée pour incorporer le Chili dans le « Club des Grands » (OCDE, Accord de libre-échange de l’Amérique du Nord [ALENA], entre autres) et l’obligation de se conformer aux conditions draconiennes exigées pour son admission ont provoqué de sérieux ravages dans la société chilienne. La future adhésion du Chili à l’OCDE ne fera que renforcer assurément le modèle néolibéral mis en place depuis la dictature. Ce modèle est une source d’inégalités et a permis l’expropriation des terres et des ressources naturelles hydriques, forestières, du sol, des ressources minières, du littoral, entraînant la destruction de sources de travail et de graves conséquences pour l’environnement.

En ce qui concerne le respect de la démocratie, des droits de l’homme et des normes de protection de l’environnement, il reste beaucoup à faire au Chili, sachant que la Constitution de la dictature militaire est toujours en vigueur depuis 1980. En 18 ans de gouvernement de la Concertation , rien n’a été fait pour donner au peuple chilien une nouvelle Constitution réellement démocratique.

Le mardi 12 mai dernier, durant le débat de l’Examen Périodique Universal (EPU) aux Nations Unies, l’ambassadeur du Chili à Genève, M. Carlos Portales, a lui-même reconnu et accepté les recommandations du Comité Contre la Torture des Nations Unies  parmi lesquelles :

-          la réouverture de la Commission sur le statut de Prisonnier Politique et la Torture (réparation et indemnisation des victimes et de leurs familles) ;

-          l’abrogation du décret-loi d’amnistie promulgué par la dictature militaire ;

-          la réforme du Code de Justice militaire pour limiter la compétence des tribunaux militaires qui jusqu’à ce jour peuvent juger des civils ;

-          l’élimination du principe de l’obéissance due aux supérieurs, inscrit dans le Code militaire ;

-          la réforme de la législation concernant le contrôle des forces policières.

Le Comité est préoccupé par les nombreuses violations commises par les forces de police contre des peuples indigènes auxquels la justice applique la loi anti-terroriste. Il demande que des enquêtes effectives et transparentes soient menées sur les violations commises et que les policiers responsables de ces violations soient jugés et sanctionnés.

Le gouvernement chilien une fois de plus s’est engagé à suivre ces recommandations, mais il faut remarquer que ces observations ont été déjà faites par les Nations Unies et d’autres institutions internationales et nationales depuis longtemps. Est-ce que l’entrée dans la zone OCDE permettrait un changement de situation ? Malgré des avances arrachées durement aux autorités, l’expérience de toutes ces dernières années nous rend sceptiques.

Ce sont des conditions pour le plein exercice des Droits de l’Homme et un autre modèle de développement qu’il faut pour garantir au Chili une démocratie réelle, de la dignité, de la justice sociale, de la solidarité et de l‘égalité.

[Liste des Associations signataires]

Associations APATAPELA (Marseille), Colores Latino (Lille), Pueblo (Paris), Terre et Liberté pour Arauco (Arcueil), Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili (France), Comité Mapuche Belgique (Bruxelles), CSIA Nitassinan, Org. Kakiñe (Paris),  Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche (Paris),


Posté par critiquesbliss à 15:18 - Amerique du sud - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mai 2009

PARCE QUE... Y'EN A MARRE DES COLLABOS

Dimanche 24 mai 2009, un petit groupe est allé rappeler dans la rue
aux passants et à la Croix-Rouge qui quêtait depuis le début de la
semaine, le rôle de cette dernière en matière d’expulsions et
d’enfermement. A Bastille, les bénévoles harcelés ont du faire appel à
leur chef de secteur, qui a son tour a appelé les keufs. Leur travail
permanent avec l’Etat, une fois de plus effectif, n’a pas empêché le
petit groupe de les harceler aussi à République puis Nation].

A l’attention des passants ... quand la Croix-Rouge part en croisade

TOUT AU LONG DE LA SEMAINE, vous avez peut-être croisé de louches
individus en gilet jaune estampillé d’une Croix qui vous tendaient une
fausse urne. Déjà que les élections ne peuvent rien changer d’autre
que le personnel qui nous dirige, alors quand il faut glisser un
bifton dans l’urne... Entre un racket et un autre, celui du mannequin
milliardaire Adriana et celui de Robert le mannequin de pacotille qui
« sauve des vies », ces maniaques en uniforme nous ont harcelé des
feux rouges aux terrasses des bars, et des places aux entrées de
métro.

Quand on était petit, on nous a appris que la Croix-Rouge faisait
partie, comme ses consoeurs, de ces institutions au grand cœur. Et que
même si elles ne changeaient fondamentalement rien au fonctionnement
de ce monde dominé par l’exploitation, la guerre, la misère et
l’oppression, elles essayaient au moins d’en soigner les blessures et
d’en atténuer les souffrances, comme ils disent dans leur langage
profondément religieux. Pourtant le secours neutre n’existe pas. Et
dans le cas de la Croix-Rouge, ce n’est pas bien compliqué à voir...

Tandis que la faim, les désastres, la guerre et l’oppression font fuir
chaque année des millions de gens dans l’espoir de pouvoir
reconstruire ailleurs une vie un peu meilleure, ce qui les attend ici
en Europe c’est le racisme, les rafles, une exploitation sans limites
et, au bout de compte, les centres de rétention et les déportations.
Quand les réfugiés débarquent en Europe et font une demande d’asile,
ils sont souvent parqués dans des centres dits ouverts (des dizaines
de ces centres sont gérés intégralement par la Croix-Rouge). Comme les
centres de rétention, ils sont entourés de barbelés, des gardiens y
tournent les clés des portes tous les soirs. On y apprend aussi aux
demandeurs d’asile à obéir aux lois du capitalisme et de sa démocratie
(des vêtements collectés par la Croix-Rouge y sont par exemple vendus,
les ‘habitants’ y sont forcés d’une main douce à effectuer des travaux
pratiquement non-rémunérés dans le centre ou pour la commune où ils se
trouvent - question de les habituer au sort d’exploités qui les attend
ici aussi). Ces centres servent également à fixer les demandeurs
d’asile et à les rendre dépendants pour qu’ils ne s’aventurent pas
dans une vie de débrouille hors de l’enceinte. Sous prétexte de souci
humanitaire, l’Etat organise ainsi un contrôle permanent sur tous ces
indésirables. Quand la demande d’asile est refusée, c’est la police
qui vient arrêter les réfugiés refusés dans ces centres neutres et
ouverts pour les déporter vers la misère et la mort. La Croix-Rouge
n’offre donc jamais un secours neutre, puisque ses activités font
partie intégrante de la politique de contrôle de la gestion de
l’immigration.

La Croix-Rouge entretient également des liens étroits avec
l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), cet organisme
qui cherche à soumettre les flux migratoires aux besoins du
capitalisme et du contrôle social. Ce même organisme se sert d’une
multitude d’organisations humanitaires et d’ONG pour réaliser son
chantage avec ses primes de retour. Des réfugiés à qui ce système a
enlevé toute perspective, se voient offrir une pauvre indemnité pour
retourner volontairement vers leur pays d’origine. Alors c’est
simple : d’abord on leur enlève tout avenir, on les enferme dans des
centres d’accueil, on leur fait comprendre qu’ici aussi c’est la
pauvreté qui les attend, et finalement on les fait chanter avec
quelques centaines d’euros pour qu’ils oublient les raisons pour
lesquelles ils avaient fui... Dans d’autres pays européens, comme en
Italie ou en Espagne, la Croix-Rouge Internationale gère directement
les centres de rétention d’où l’Etat déporte les réfugiés en fin de
procédure. Des centres de rétention avec leurs gardiens, leurs
cellules d’isolement, leurs passages à tabac, leurs abus et tout
simplement la privation de liberté. C’est là que la Croix-Rouge montre
encore plus clairement ce qu’elle est vraiment : l’aile humanitaire de
la domination. En Belgique, ce sont les infirmiers de la Croix-Rouge
qui, quand les indésirables se mutinent dans ces centres, soignent les
blessures sans faire entendre la moindre critique et les bourrent de
tranquillisants. A Roissy, la Croix-Rouge cogère avec la police la
zone d’attente pour sans-papiers qui débarquent à l’aéroport, et sert
aussi de caution aux méthodes de la police des frontières (menottes,
coups, baîllon, drogues) lors des expulsions forcées par avion qui
s’en suivent. Le 17 août 2006 lors d’une gigantesque rafle, 508
personnes d’Afrique et d’Europe de l’Est sont chassées du domicile
qu’elles occupaient à Cachan depuis 2003. Chaque bus préfectoral qui
repartait avec les expulsés pour aller les recracher toujours plus
loin en banlieue était escorté d’uniformes bleus à l’extérieur et deux
membres de la Croix-Rouge à l’intérieur. De septembre 1999 à 2002, ce
sous-traitant de tous les Etats s’est aussi vu confier la gestion du
hangar de Sangatte, près de Calais. Là, elle va isoler près de 1800
réfugiés avec la complicité des CRS qui surveillent le camp, pour
laisser à l’Etat le temps de construire un centre de rétention juste à
côté, à Coquelles. A partir de novembre 2002, elle va ainsi ficher
tous les réfugiés, préparant le démantèlement du camp et la chasse à
l’homme qui suivront peu après. Et tout celà, ça s’appelle choisir son
camp.

Mais il n’y a pas que les sans-papiers qui débarquent sur les plages
espagnoles ou qui, épuisés, mettent pied à terre dans les ports et
aéroports européens. Il y a aussi ces millions de réfugiés au Moyen-
Orient et en Afrique qui ont été chassés de chez eux par les guerres,
la misère ou les désastres écologiques pour ensuite être accueillis
dans d’énormes camps de concentration (dans le sens strict du terme :
enfermer administrativement dans un endroit circonscrit et contrôlable
des catégories de gens pour des raisons raciales et de contrôle ou
pour des fins d’exploitation). Ces camps sont souvent gérés par la
Croix-Rouge et pas seulement avec ses médecins, mais aussi avec ses
agents de sécurité. Ainsi la Croix-Rouge ne fait que renforcer l’ordre
actuel composé d’oppresseurs et d’opprimés – et tandis qu’elle soigne
ces derniers, elle tente aussi de calmer la révolte qui, elle seule,
pourrait réellement changer quelque chose.

Quand les armées de la démocratie ont envahi l’ex-Yougoslavie,
l’Afghanistan et l’Irak, ils amenaient derrière eux l’armée
humanitaire de la Croix-Rouge. Sous prétexte de protection contre une
politique d’épuration ethnique, la Croix-Rouge s’est chargée de la
gestion d’une série de camps de concentration et de prisonniers en ex-
Yougoslavie. En réalité, elle cherche à intégrer la politique
européenne de contrôle des flux migratoires dans les manœuvres
militaires des forces de l’ONU. Chacun sait (et pas mal d’employés
dissidents de la Croix-Rouge l’ont quitté parce qu’ils ne supportaient
plus cette neutralité odieuse) qu’il est impossible de rester neutre
en temps de guerre. Rester neutre signifie choisir le camp du plus
fort – même quand on soigne le plus faible. La conduite des guerres
actuelles serait “ humanitaire ”, mais quel être sensé pourrait jamais
croire qu’il y a quelque chose d’humanitaire dans les bombardements,
les corps déchirés, les blessés, les viols ? En prétendant rester
neutre, la Croix-Rouge ne fait que renforcer le pouvoir en place. En
Irak, en Afghanistan, comme ailleurs. L’histoire en apparence sans fin
de l’exploitation et de l’oppression a toujours eu besoin d’un corps
de collaborateurs qui se cachent volontiers derrière un “ je ne savais
pas ”. La gestion démocratique du capitalisme et de l’oppression a
tout intérêt à étendre le plus possible ce que quelqu’un a appelé à
l’époque des camps d’extermination nazis “ la zone grise de la
collaboration ”. Refuser de collaborer avec un système qui organise la
déportation systématique pour préserver les profits économiques et le
pouvoir de quelques uns, c’est ouvrir la possibilité d’une critique
réelle du monde dans lequel on est forcé de vivre. Grattons le vernis
humanitaire de ce système mortifère de déportation, d’incarcération et
d’exploitation !

La Croix-Rouge collabore aux saloperies des Etats : en un moment où
elle quête pour continuer ses activités, qu’elle reçoive donc un peu
de la monnaie de sa pièce ....

**Quelques ennemis de toutes les frontières, 24 mai 2009
( Source : http://lille.indymedia.org/article16497.html )

Posté par critiquesbliss à 17:05 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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