Libre rage ( relais et point de chute !)

04 mai 2017

COMMEMORATION DES 10 ANS DE L'ASSASSINAT DE LAMINE DIENG PAR LA POLICE

Aucun texte alternatif disponible.

 

 

« Malheureusement aucune marche ne fera revivre les morts. En revanche en continuant la mobilisation avec le collectif des familles de ceux dont la vie a été volée par la police, on peut aider à rétablir la vérité et l’honneur. »

Rendez-vous Samedi 17 Juin 2017 Pour les 10 Ans de l'assassinat de Lamine Dieng par la Police Nationale. 

Page Facebook : Collectif Vies Volees
Twitter : @ViesVolees 

POT COMMUN POUR PARTICIPER FINANCIÈREMENT : https://www.lepotcommun.fr/pot/9kvomigr

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Coalition des familles victimes de crimes policiers, en lutte contre l'impunité policière

SIGNEZ LA PÉTITION : http://www.change.org/viesvolees

 

POUR L'INTERDICTION FORMELLE DES TECHNIQUES POLICIÈRES LÉTALES

LE PLIAGE, LA CLÉ D'ÉTRANGLEMENT ET LE PLAQUAGE VENTRAL

ET

L'ABROGATION DE LA LOI ÉLARGISSANT L'USAGE DES ARMES À FEU PAR LA POLICE

 

En février 2017, 39 députés ont voté le texte de loi visant à définir l'usage commun des armes à feu par les policiers, après 2 sommations, avec assouplissement de la légitime défense : 34 voix pour et 5 contre sur 577 députés.

 

La coalition des familles victimes de crimes d'ÉTAT lance cette pétition afin de « placer les droits humains au cœur des questions de Sécurité » en réclamant la prohibition des techniques d'immobilisation létales, telles que le PLIAGE, la Clé D'ÉTRANGLEMENT ou le PLAQUAGE VENTRAL.

 

DU CRIME D'ÉTAT ILLÉGAL

AVEC DÉNI DE JUSTICE

Par asphyxie : MM SYDNEY MANOKA NZEZA NZEZA 1998,MOHAMED SAOUD 1998, GEORGES MONDÉSIR 2002, GEORGES MONDÉSIR 2003, MARIAME GETU AGOS 2003, ABOU BAKARI TANDIA 2005, LAMINE DIENG 2007, ABDELHAKIM AJIMI en 2008, ALI ZIRI 2009, MOHAMED BOUKROUROU 2009, MAHAMADOU MAREGA 2010, AMADOU KOUME 2015, ADAMA TRAORE 2016.

 

Par balles : MM RIAD HAMLAOUI 2000, YOUCEF KHAIF 2001, MOUSSA X 2002, XAVIER DHEM 2002, MOURAD BELMOKHTAR 2003, AURÉLIEN JOUX 2003, HASSAN JABIRI 2004, IBRAHIM DIAKITE 2004, LOUIS MENDY 2007, JOSEPH GUERDNER 2008, NAGUIB TOUBACHE 2008, LUIGI DUQUENET 2010,AMINE BENTOUNSI 2012, LAHOUCINE AIT OMGHAR 2013, ABDOULAYE CAMARA 2014, HOCINE BOURAS 2014, BABACAR GUEYE 2015.

 

Des instructions pour lesquelles les magistrats ont ordonné des non lieux.

Lorsqu'un policier ou un gendarme tue, il tue au nom de l'ÉTAT qui l'emploie.

 

AU CRIME D'ÉTAT LÉGAL

SANS RECOURS POSSIBLE EN JUSTICE

Par balles : MM LIU SHAOYO en 2017 et ANGELO X qui sont les premières victimes de la loi assouplissant les possibilités d'ouvertures du feu pour les policiers.

 

Nous exigeons de l’État que notre « DROIT À LA VIE » soit respecté par ses agents de police.

Nous exigeons de l’État que notre « DROIT À LA JUSTICE » soit respecté par ses magistrats.

 

Les familles des victimes condamnent l’impunité de fait qui est accordée aux policiers et gendarmes par la justice française, et vous engage chaque personne vivant sur le sol français a prendre ses responsabilités en signant cette pétition condamnant tout comportement contraire à la déontologie ou aux droits humains, et à appliquer une politique de tolérance zéro aux agents criminels.

 

Dans le droit du travail, un manquement professionnel qualifié de « faute grave » est sanctionné par un licenciement sans indemnisation. Mais lorsqu’un dépositaire de l’ordre public agit en « violation du droit à la vie », c’est son employeur, l’État, qui le premier s’empresse de le couvrir.

 

Et lorsque la version policière s’avère être en contradiction avec les expertises (comme c’est souvent le cas), que les preuves scientifiques et les témoignages accablants s’accumulent contre les fonctionnaires auteurs de ces homicides, les syndicats de police agissent en lobby, exerçant des pressions qui vont jusqu’à manifester publiquement leur soutien à leurs collègues et leur mécontentement face à ces mises en cause (Sans autorisation préfectorale, en uniforme, gyrophares et sirènes hurlantes sur les Champs Élysées ou devant le Tribunal de Bobigny. Ils savent n’encourir aucune sanction).

 

Au final, lorsque malgré les pressions diverses la famille parvient à poursuivre, la justice instruit des années durant, maintenant les proches de la victime dans une souffrance continue, et ceci pour aboutir à des chefs d’inculpations mineurs (homicide involontaire, non-assistance à personne en danger) et à des sanctions disciplinaires (peines avec sursis) par égard pour l'uniforme.

 

Concernant la « clé d'étranglement », les familles des victimes réclament que l’État tienne compte de sa condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Notamment :

  • cette méthode a été interdite en ALLEMAGNE, BELGIQUE , SUISSE, à NEW-YORK et LOS ANGELES,

  • dès 2002, le Comité européen pour la Prévention de la Torture (CPT) a demandé à la France d’éviter son utilisation,

  • la banalisation de son usage a valu à la France une condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) dans un arrêt du 9 octobre 2007, à la suite du décès de Mohamed SAOUD en 1998 au motif de “violation du droit à la vie”. La CEDH déplorant « qu’aucune directive précise n’ait été prise par les autorités françaises à l’égard de ce type de technique d’immobilisation ».

 

Concernant la « violation du droit à la vie »  par les forces de l’ordre, les familles des victimes réclamentque l’État tienne compte des alertes lancées par les organisations de défense des droits humains.

Pour mémoire :

 

En 2005, Amnesty International publie un rapport, intitulé « FRANCE. Pour une véritable Justice. Mettre fin à l'impunité de fait des agents de la force publique dans des cas de coups de feu, de morts en garde à vue, de torture et autres mauvais traitements »

 

En 2009, l’organisation publie un nouveau rapport intitulé « FRANCE. Des policiers au-dessus des lois ».

 

En 2011, son dernier rapport a pour titre : « FRANCE : ‘Notre vie est en suspens’ - Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite ». A travers des exemples de personnes décédées aux mains de la police, Amnesty met en lumière les défaillances structurelles sur le plan des enquêtes comme sur celui de l'obligation de rendre des comptes.

 

En 2012, le rapport du Comité européen pour la Prévention de la Torture (CPT) indique : « Amnesty International dénonce depuis de nombreuses années des cas de violations des droits humains commises par des responsables de l'application des lois en France, notamment des homicides illégaux et des cas de torture et d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants (mauvais traitements). L'organisation a constaté l'existence d'un phénomène d'impunité de fait pour les responsables de l'application des lois qui commettent de telles violations, dans un contexte où la police, le ministère public et les juges se montrent peu enclins à enquêter de manière approfondie sur ces atteintes et à en poursuivre les auteurs présumés. »

 

En 2016, l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, ONG contre la peine de mort) publie un rapport intitulé « L'ordre et la force » dénonçant la dangerosité de certains gestes d'immobilisation et l'abrogation de l'usage des armes à feu par les gendarmes.

 

La FRANCE manque ainsi à ses engagements ratifiés dans les Traités internationaux.

LA PEINE DE MORT EST ABOLIE DEPUIS OCTOBRE 1981 MAIS 2017 COMMENCE PAR 3 PERSONNES TUÉES EN 3 MOIS.

CETTE LOI EST UNE AUTORISATION OFFICIELLE DE LA TORTURE ET DE L'ASSASSINAT.

L'UNIFORME GARANTIT-IL L'IMPUNITE À CELUI QUI COMMET UN CRIME EN LE PORTANT ?

 

 

ENSEMBLE POUR L’ÉGALITÉ EN DROIT À LA JUSTICE.

NON AU PERMIS DE TUER, ÀLA PEINE DE MORT !

 

Coalition des familles victimes de crimes policiers, en lutte contre l'impunité policière.

24 avril 2017

A QUI PROFITE LE CRIME ?" NARCOTRAFIC, CONTRE-INSURRECTION ET CRIMES D'ÉTAT

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Des quartiers populaires et des mouvements révolutionnaires décimés par la drogue.
Des soulèvements insurrectionnels écrasés par l’économie du crime, les mafias et les cartels…

Discussion autour de la publication en français du livre Rendez-nous les vivants. Une histoire orale des attaques contre Ayotzinapa (éditions CMDE) et de la brochure Capitalisme + Came = Génocide.

Avec John GIBLER, auteur de Mourir au Mexique. Narcotrafic et terreur d'État.
Et Mathieu RIGOUSTE, "A qui profite la guerre au crime?" Gestion (para)étatique des marchés des drogues et contre-révolution sécuritaire.

Éditions CMDE, CSPCL, Collectif Paris Ayotzinapa

A PARTIR DE 20H au Cicp

21 ter rue Voltaire, 75011 Paris M° rue de boulets

 

 

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20 avril 2017

Meeting BAGUI TRAORÉ ( frère d’ADAMA TRAORÉ ) nouvelle figure du Prisonnier Politique

 

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Le 17 novembre se tenait le conseil municipal de la ville de Beaumont-sur-Oise. Mme Nathalie Groux voulait alors inscrire à l’ordre du jour la prise en charge par la municipalité de ses frais judiciaires ainsi que de sa protection personnelle, car elle voulait porter plainte contre Assa Traoré pour diffamation. Les habitants de Boyenval et la famille Traoré ont voulu assister à ce conseil. À l’entrée de la mairie, ils sont accueillis par une cinquantaine de policiers municipaux et de gendarmes. L’entrée leur est bloquée et ils doivent subir des violences de la part des forces de l’ordre. Le conseil est alors annulé et ajourné. Le soir même, le quartier de Boyenval subit une expédition punitive. Cette expédition n’était rien d’autre que les représailles de la gendarmerie contre les habitants venus assister au conseil.

Bagui Traoré et son frère Youssouf vont ensuite être arrêtés 5 jours plus tard, soit le matin du second conseil municipal ajourné au 22 novembre. Ils sont accusés d’« outrage », de « violences » et de « menaces de mort » à l’encontre d’agents de la police municipale. Après un procès de 11 heures, nos frères, fils et amis Youssouf et Bagui Traoré ont été déclarés coupables des faits qui leur étaient reprochés, alors qu’aucune preuve formelle n’a pu être apportée et malgré les aveux de faux témoignages des parties plaignantes. Youssouf a été condamné à 3 mois de prison aménageables. Bagui a quant à lui été condamné à 8 mois d’emprisonnement avec maintien en détention et deux ans d’interdiction de se trouver à Beaumont-sur-Oise. Ils doivent également dédommager les policiers, pour un total de 7 400 euros. À la suite de cette condamnation, Bagui doit aussi exécuter une peine de prison de 9 mois supplémentaires, un sursis qui date de 2010.
Le procès en appel de Bagui Traoré aura lieu le 25 avril 2017.

C’est en vue de ce procès que ce meeting aura lieu. Il s’agira de replacer la condamnation de Bagui dans le contexte de la mort de notre fils, frère et ami Adama. En effet, il est évident qu’il est incarcéré depuis le 22 novembre 2016 en raison de son action politique au sein du comité pour la justice et la vérité pour Adama.
C’est surtout parce qu’il est le témoin clé de la mort de son frère Adama que les institutions judiciaires tentent par tous les moyens de l’anéantir psychologiquement et de le briser afin de décrédibiliser sa parole. C’est bien Bagui qui est le dernier à avoir vu son frère Adama vivant et à avoir soulevé les premières incohérences de la version des forces de l’ordre expliquant les causes de sa mort. Les charges s’accumulent et les affaires noient la famille sous les procédures et détruisent leur cellule familiale. Depuis février s’ajoutent trois autres poursuites et une mise en examen pour « tentative d’assassinat sur agent de l’ordre public », de graves accusations qui dateraient des révoltes survenues au lendemain de la mort d’Adama Traoré. Mais c’est bien parce qu’il joue un rôle hautement politique que tout est mis en œuvre pour le garder derrière les barreaux. En attendant, la famille revendique toujours la mise en examen des gendarmes responsables de la mort d’Adama et leur condamnation.

Bagui n’est hélas pas un cas nouveau, ni un cas isolé. Il doit affronter, avec sa famille et ses proches, les méthodes bien courantes dans les affaires de violences policières et de crimes policiers. Elles se caractérisent par un éventail important et pénible de pratiques de criminalisation et de répression, faisant de Bagui Traoré une nouvelle figure du prisonnier politique. L’acharnement dont est aujourd’hui victime Bagui illustre les méthodes bien utiles afin de disculper les forces de l’ordre et de pointer du doigt les victimes et leurs proches, tenus pour seuls responsables des violences subies. Ce meeting permettra de mettre en lumière la situation de Bagui Traoré et de sa famille ainsi que de toutes les victimes de la justice, de distinguer les moyens de pression à l’encontre des victimes des violences policières et ainsi dégager les stratégies de défense à mettre en place.

Ce meeting se tient à Paris car nous ne dissocions pas la situation de Bagui de l’« affaire Adama Traoré », dépaysée à la capitale. Cette journée de mobilisation permettra d’apporter un soutien conséquent en perspective du rassemblement prévu devant le tribunal de Versailles le 25 avril 2017.

—-PROGRAMME—-

❖13h00 – Accueil du public

❖13h30 – Ouverture par le Comité Vérité et Justice pour Adama – Bagui Prisonnier Politique
Projection de la vidéo de la reconstitution, les dernières minutes d’Adama Traoré

❖14h00-15h45- Table ronde « De la criminalisation des victimes à leur incarcération, les quartiers face à la Justice »

• Tarek Kawtari – Membre fondateur du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues (MIB) et de L’Écho des cités
• Mathieu Rigouste – Sociologue et essayiste, chercheur indépendant en sciences sociales et militant anti-sécuritaire.
• Geoffroy de Lagasnerie – philosophe et sociologue
• Geneviève Bernanos – mère d’Antonin Bernanos, du comité «Libérons Antonin »
• La famille Kamara de Villiers-le-Bel, criminalisée et incarcérée suite aux révoltes de 2007
• Nadia – Comité pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

❖16h – Témoignage de Youssouf et Samba Traoré

❖16h30-18h Table ronde « Autonomie et résistance : quelles défenses dans les quartiers ? »

•Zouina Meddour – ancienne membre du Forum Social des Quartiers Populaires (FSQP), ancienne directrice du centre social de la Maison des Tilleuls et chargée de la lutte contre les discriminations
• Ramata Dieng – Porte-parole collectif Vies Volées, sœur de Lamine Dieng mort dans un fourgon de police le 17 juin 2007
• Collectif Cases Rebelles – « 100 portraits contre l’État policier », Éditions Syllepse
• Assa et Lassana Traoré – Porte-parole du comité « Vérité et Justice pour Adama »
• Youcef Brakni – militant de quartier, Bagnolet
• Almamy Kanouté – Éducateur, co-fondateur du mouvement Émergence

 

Plus sur : https://www.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

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15 mars 2017

JUSTICE POUR TOUS

 

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Justice pour tous
Journée de rencontres et de solidarité

Discussion / 16h
Créer des solidarités et se défendre face à la police et la justice. Venez discuter avec le comité justice pour Adama, des habitants de Villiers-le-Bel, le comité de vigilance contre les violences policières à Pantin et d'autres familles et comités.

Concert / 19h30
Tino
Sitou Koudadjé
Première Ligne (Skalpel, E.One & Akye)
Mokless et Ahmed koma scred connexion officiel (Scred Connexion)

Ouverture des portes à 15H
Prix libre (tous les bénéfices seront reversés à des familles)
Restauration, buvette et tables de presse et d'information sur place
CNT / 33 rue des Vignoles 75020 Paris (Métro : Buzenval ou Avron)

En 2011 après des années de procédure, les frères Kamara étaient condamnés à 12 et 15 ans de prison pour "tentative d'homicide" contre des policiers. Ils payent le prix d'une vengeance d'État qui s'est déchaînée après les révoltes de 2007 à Villiers-le-Bel. Des révoltes qui faisaient suite à la mort de Lakhamy Samoura et Moushin Sehhouli, parechoqués par une voiture de police le 25 novembre 2007.
Il y a quelques semaines, on apprenait la mise en examen de Bagui Traoré pour "tentative d'assassinat", lui aussi contre des policiers. Bagui Traoré se battait depuis le 19 juillet 2016 pour rétablir la vérité et obtenir la justice pour son frère Adama Traoré, tué par des gendarmes. Sa mise en examen s'inscrit dans la série de harcèlements policiers, judiciaires et politiques qui visent la famille Traoré et les habitants de Beaumont-sur-Oise.
S'organiser pour la vérité et la justice c'est s'exposer à l'acharnement,aux procès pour l'exemple, à la peine de voir des familles déchirées. S'organiser est aussi une affaire quotidienne, avant que le pire n'arrive, comme le montre l'exemple du comité de vigilance contre les violences policières à Pantin, constitué après une série d'épisodes de violences policières subis par la famille Kraiker. Depuis, cette famille et plus généralement les habitants de l'îlot 27 doivent faire face au harcèlement quotidien de la police et tentent de trouver des réponses quotidiennes pour y mettre fin.
S'organiser c'est avant tout s'organiser localement mais c'est aussi échanger des expériences, créer des solidarités.

 

FB : https://www.facebook.com/events/1449636001744519/

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26 février 2017

"100 portraits contre l'état policier"

Le livre "100 portraits contre l'état policier" du collectif Cases rebelles vient de paraître aux éditions Syllepse.

« Ce que nous attendons des portraits ? Sans doute qu'ils interpellent. [...] Des peintures murales politiques et culturelles chicanas ou irlandaises, en passant par le graff qui honore traditionnellement ses morts en les peignant dans la rue, le portrait des défunts réaffirme leur place et leur présence dans la communauté, leur empreinte sur elle. Il dit l'amour, le refus d'oublier et le désir de faire avec les morts. Ceci veut aussi dire, agir en conséquence. Garder vivant le souvenir de ces existences précieuses nous engage à la lutte, nous rappelle à notre devoir de vivant·es qui est de lutter pour la vérité et la justice pour celles et ceux parti·es.
L'art populaire, militant, de l'affiche on le retrouve dès les premières mobilisations des populations non-blanches en France pour Mohamed Diab en 1972 ou Malika Yazid en 1973 par exemple. Les marches contre les crimes racistes et sécuritaires ont elles aussi très rapidement intégré des portraits brandis des victimes. [...] Ces portraits réaffirment aussi le caractère sacré de la vie, bafoué par la mort brutale. Ces vies volées ne sont pas seulement les symptômes d'une violence d'État : il s'agit d'individu·es qui avaient des rêves. Des personnes sensibles qui étaient aimables et aimées. Et ces morts auraient pu être évitées. »

Ce livre rend visible le flux permanent de personnes qui meurent victimes de l’État policier français de 1947 à aujourd'hui.
Elles ont été étouffées, abattues, percutées, battues à mort, lors de contrôles, d’arrestations, d’expulsions, de mouvements sociaux ou de manifestations, par les forces de l'ordre. D'autres encore sont mortes en prison.
Les auteur-es s’emparent de la forme du portrait militant, hérité de l’art mural, du graff, d’artistes comme Emory Douglas, et réactivé dans les mouvements actuels contre les violences policières aux États-Unis, par Oree Originol notamment.
Le dessin rompt avec la froideur clinique de la liste des morts. Sous forme d'affiche, il est une tentative de reprendre la rue et ses murs.
Le récit des circonstances et des suites judiciaires permet de saisir comment toutes ces petites histoires, souvent tombées dans l’oubli, forment la grande Histoire de la domination policière en France et son caractère à la fois de classe, raciste et colonial.
Les dessins se veulent aussi porteurs d’amour pour les victimes et de solidarité pour leurs proches.

produit-1400

 

http://www.bboykonsian.com/shop/100-portraits-contre-l-etat-policier_p1400.html

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18 février 2017

Paris-Ayotzinapa- « Où sont-elles ? Où sont-ils ? Où sont tou.te.s nos disparu.e.s ?»

Bonjour,

Le lundi 20 février, à l’occasion de la Journée mondiale de la justice
sociale, le collectif Paris-Ayotzinapa et Libera France (ONG italienne
anti-mafia) organisent un rassemblement pour la mémoire des victimes de
disparition au Mexique et dans le monde:

Place de la République - 18h00
« Où sont-elles ? Où sont-ils ? Où sont tou.te.s nos disparu.e.s ?»
https://www.facebook.com/events/396019857425693/

Nous voudrions faire de cette journée une occasion de rencontre entre les
collectifs et les associations qui travaillent sur le thème des
disparitions (en Amérique Latine comme en Algérie, en Égypte, en Libye, en
Syrie, au Sri Lanka ou dans la Méditerranée, pour ne citer que quelques
exemples). L’idée est de partager une action de sensibilisation et d’unir
nos forces autour d’un objectif commun : briser le silence et
l’indifférence quasi-générale, dénoncer l’impunité et la complicité des
gouvernements et des forces de sécurité, rappeler les noms, les
histoires et les visages de toutes ces personnes qui nous manquent.

Venez nombreux et solidaires ! Le rassemblement se veut pluriel et
participatif : venez avec les histoires et les portraits de vos
disparu.es, vos tracts et vos banderoles (mais pas de drapeaux ou logos de
partis politiques !).

Merci de nous confirmer votre présence et de nous dire si vous
souhaiterez faire une prise de parole.

Pour toute question, écrivez-nous par mail : parisayotzi@riseup.net Pour
partager cet événement sur les réseaux sociaux :
https://www.facebook.com/events/396019857425693/

N’hésitez pas à relayer cette invitation à tous ceux qui pourraient être
intéressés.

Un abrazo solidaire,

Collectif Paris-Ayotzinapa

***

« OÙ SONT-ELLES ? OÙ SONT-ILS ? OÙ SONT TOU.TE.S NOS DISPARU.E.S ?»

Dans cette journée mondiale de la Justice Sociale nous voulons rappeler
toutes les personnes qui disparaissent dans le monde. Enlevés en raison de
leurs opinions politiques, ou par le simple fait que chez eux les réseaux
criminels grandissent au même temps qu'une impunité généralisée. Au
Mexique, comme en Algérie, en Colombie, en Égypte, en Libye, en Syrie, au
Sri Lanka ou dans la Méditerranée, des milliers de personnes continuent à
disparaître. Que les auteurs de ces actes portent ou pas l´uniforme de
forces de sécurité, le résultat est le même : la terreur pour les
populations et la désintégration des liens sociaux.

Le problème des disparus est l'un des phénomènes les plus violents en
termes de justice sociale, d´autant plus que il est très souvent
accompagné de différents types d'exclusion, soient-ils d'ordre
économique, sexuel, racial ou migratoire. Dans ce contexte, les
revendications de la journée de la Justice Sociale, qui vise à
promouvoir l’égalité de droits et l’accès aux bénéfices économiques sans
discriminations, semblent plus que jamais indispensables. Il faut
repartir à la recherche de justice, à la recherche de ces traces de
mémoire pour dignifier toutes ces personnes qui nous manquent.

LES DISPARITIONS FORCÉES AU MEXIQUE

Les meurtres dus à la « guerre contre les drogues » imposée au Mexique
depuis 2007 cachent un autre drame moins connu : il s’agit de dizaines de
milliers de personnes - jeunes, pour la plupart - disparues sans laisser
de trace. Selon les chiffres du gouvernement, elles seraient 29.903, mais
les chiffres réels sont certainement plus élevés, car beaucoup de familles
n’osent pas déposer une plainte formelle par crainte de représailles. En
effet, beaucoup de ces disparitions sont « forcées », ce qui signifie
qu’elles sont perpétrées par des agents de l’État - notamment des
policiers ou des militaires - ou par des personnes agissant avec leur
aval.
Bien que la situation ait atteint une dimension de crise humanitaire, les
autorités parlent de « cas isolés » et généralement ne donnent aucune
suite aux sollicitations des familles. Au contraire, elles
cherchent à entraver leurs recherches, à criminaliser les victimes et à
dissimuler l’implication des fonctionnaires publics.
Incapables de faire le deuil, soumises à l’hostilité de l’État et à
l’indifférence de la société, les familles des disparus sillonnent le pays
à la recherche de leurs proches, enquêtent à la place des autorités et
encourent d’énormes risques pour parvenir à la vérité. Leur lutte est
celle de nous tou.te.s.

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03 décembre 2016

Vaulx-en-velin : de la Révolte d'oct. 1990 à l'association AGORA

 

"Le 6 octobre 1990, une moto se renverse au niveau d’un barrage de police qui cherche à la stopper. La mort du passager, un jeune handicapé, Thomas Claudio, déclenche la colère des jeunes de Vaulx-en-Velin. Des affrontements avec la police ont lieu, suivi d’un incendie et de pillages du centre commercial (...)"

 

http://lmsi.net/Retour-sur-une-emeute

27 novembre 2016

Tournée d'avant-premières - "Derrière les fronts"

 

plus d'infos sur https://www.facebook.com/events/1771845319750186/

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19 novembre 2016

SHARON JONES EST MORTE.

sharon jones

La chanteuse et leader du groupe The Dap-Kings est décédée à l'âge de 60 ans des suites d'un cancer du pancréas.

 

"Sharon Jones, Soul Singer, Augusta, GA 2015. Platinum print."*
Photo Credit Tim Duffy / Music Maker Relief Foundation

 

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