LIBRE LUCHA !

LIBERTE... SOLIDARITE... RESISTANCE ! Pas justice ? Pas de paix !

22 juin 2009

Un retraité Algérien mort à la suite d'un contrôle policier à Argenteuil

Le mardi 9 juin, vers 20h30, trois policiers d'Argenteuil, dont une femme, ont arrêté un conducteur d'un véhicule, Arezki K., un Algérien de 61 ans, près du croisement des boulevards Jeanne-d'Arc et Léon-Feix.
Ce conducteur était accompagné d'un autre Algérien, Ali Ziri, 69 ans, assis sur ie siège avant du véhicule.
Selon le témoignage de ce conducteur, les trois policiers lui ont d'abord demandé de sortir du
véhicule au même titre que le passager, Ali Ziri. Suivent alors des menaces de les emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines» et enfin des menottes et des coups.
Voyant son ami, Arezki K., traîné par terre, Ali Ziri tente de calmer les policiers, en leur
adressant cette phrase: « Laissez-le tranquille, vous n'avez pas le droit de le frapper. Je dépose plainte contre vous ». C'est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.
Les deux Algériens sont alors malmenés et mis avec violence à l'intérieur du véhicule policier.
C'est dans ce véhicule que le drame, ayant entraîné la mort du retraité Ali Ziri, s'est apparemment produit,alors que les deux hommes sont transportés à l'hôpital d'Argenteuil.
Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, Arezki K., n'apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d'Argenteuil. Le conducteur affirme avoir fait l'objet d'un tabassage continu, au même titre que son ami Ali Ziri, alors qu'ils étaient tous les deux menottés. Le médecin traitant d'Arezki K.ainsi que celui de l'hôpital lui ont d'ailleurs prescrit un arrêt de travail de huit jours. Les proches et les amis du
défunt, qui se sont rendus à l'hôpital d'Argenteuil, ont tous constaté que plusieurs coups étaient visibles sur le corps de la victime.
Un collectif réunissant des proches du défunt, des associations, des partis politiques et des citoyens d'Argenteuil, s'est mis en place. Les membres de ce collectif dénommé « Vérité et justice pour M. Ali Ziri» condamnent avec force la violence «raciste» utilisée par des policiers d'Argenteuil à l'encontre d'une personne « âgée ».
Ils demandent à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien. Une plainte a été introduite.
Mercredi 24 juin à 18 heures Marche pacifique, pour réclamer la vérité et la justice
Le cortège partira du foyer Sonacotra Les Remparts, 4, rue Karl Marx, près de la gare du centre d'Argenteuil, pour se rendre sur le lieu de la
mort de M. Ziri, au croisement des rues Jeanne d'Arc et du boulevard Léon-Feix et se terminer au commissariat d'Argenteuil. .

+++++++++++

Qui est Ali Ziri ?
Ali Ziri est né en 1940 à Ouled Rached, un village dans la wilaya de Bouira, en Algérie, dont
une très forte communauté vit depuis plusieurs décennies à Argenteuil.
Arrivé en France à l'âge de 19 ans, il a travaillé près de 40 ans dans une même société basée à Paris 17ème et a vécu près de 50 ans à Argenteuil, sans avoir eu aucun problème avec la police.
En retraite depuis quelques années, il passait son temps à faire des allers-retours entre la France et l'Algérie où résidait sa famille composée de deux filles et deux garçons.
Connu pour sa gentillesse et sa disponibilité à aider les autres, les gens du foyer et les jeunes des quartiers le surnommaient affectueusement « Ammi Ali », c'est-à- dire « Oncle ou Tonton Ali ». Il s'apprêtait à retourner dans son pays le lundi 15 juin à 14 heures pour assister au mariage de son fils aîné Rachid.

Contact: ATMF, 26 boulevard du Général-Leclerc 95100 Argenteuil,
tél/fax. : 01 39828148. E-mail:
atmfarg...@yahoo.fr. Site: www.atmf.org
 

 

Posté par critiquesbliss à 23:09 - POLICE PERSONNE NE BOUGE ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2009

Centre de rétention de Vincennes, le 17 juin 2009

Nous appelons au centre de rétention deux jours avant le rassemblement
prévu à l’occasion de l’anniversaire de la révolte et de l’incendie de
Vincennes pour les en informer. On leur  dit que peut être on ne pourra
pas approcher du centre mais qu’on fera un maximum de bruit et qu’on leur
téléphonera. Le premier retenu décroche et, à notre surprise, dit :

«  Centre de rétention de Vincennes, bonjour ! Je fais le secrétaire comme
je suis a côté du téléphone, il y a une femme qui est folle de moi donc
elle m’appelle tout le temps.
C’est bien la manif mais qu’est ce qu’on peut faire…Ici on a même pas le
droit d’avoir des téléphones avec appareil photo.
Moi, je suis arrivé hier, j’ai des problèmes de santé et j’ai pas pu voir
de médecin, il faut que je ramène moi-même mon dossier de l’hôpital car
ils disent qu’ils n’ont pas pu joindre l’hôpital. Heureusement qu’il y a
ma femme pour ramener le dossier. Ils m’ont emmené voir une infirmière qui
m’a donné rendez vous avec un médecin.
Je viens d’arriver, c’est la première fois que je suis au centre, pour
l’instant je ne m’occupe que de mes papiers. Ici on est à peu près 80.
J’ai vu la Cimade ce matin, c’est eux qui m’ont appelé.
J’ai été arrêté hier devant l’ambassade tunisienne au métro Iéna, dans le
16ème. Je venais refaire mon passeport. Y’avait beaucoup de policiers, ils
avaient fermé des rues. Y’en avait en civil et d’autres dans des voitures
et y’avait une camionnette. Y’avait pleins de policiers arabes, comme ça
ils comprennent tout ce qu’on dit ! Moi j’avais mon passeport sur moi, un
autre sa carte d’identité du pays et un autre un acte de mariage, c’est
pratique comme ça ils ont les preuves de notre nationalité. Parce que il
paraît que le consulat de Tunisie, ils sont pas très serviables avec les
service de police, ils donnent pas facilement les autorisations. Les flics
sont restés de 10h00 jusqu’à 13h00 car après l’ambassade ferme. On est 8 à
être arrivés hier au centre dont 7 tunisiens qui se sont fait arrêter
comme moi devant l’ambassade. Je l’ai raconté à la Cimade, le gars a dit
qu’il allait prévenir l’ambassade tunisienne. J’ai pas fait 24h00 en garde
à vue, j’ai été arrêté le matin et on est arrivé au centre à 17heures45.
Y’a des flics qui passent derrière moi, rappelez plus tard.

On est dégoûté, on fait que fumer des clopes et boire du café.
Pour la manif tout le monde dans le centre est au courant, on va essayez
de faire quelque chose, on va manifester. »

2eme retenu :

« Je suis là depuis 26 jours, j’en ai marre, j’habite même pas ici,
j’habite à Bruxelles, j’en ai marre. Ma femme est dehors, moi ici. C’est
la première fois que je viens au centre, ici c’est la galère, y’a toujours
du bruit et des bagarres, entre nous et avec la police, les flics ne sont
pas gentils. Y’a des bagarres entre nous parce que y’a pas de moyens, y’a
pas de visites,  pas de cigarettes et y’a  pas de libération. Ils libèrent
que les chinois. y’avait 27 chinois, il en reste plus que 4.
Ici presque tous les gens sont malades. Moi je fais rien ici. y’a un
patron qui me doit 3000 euros en Belgique, il m’a pas encore payé et je
sais pas comment faire.
Je prend des médicaments, du rivotril, parce que je vais pas bien, c’est
moi qui ai demandé, parce que je suis pas bien dans ma tête. J’en n’ai
jamais pris avant. J’ai peur de plus avoir ces médicaments. Je deviens
tellement fou ici que quand je vais sortir, c’est la psychiatrie.
Ma femme est malade, elle est rentrée hier à l’hôpital en Belgique et moi
je suis ici. Je réfléchis tout le temps, je pense trop dans ma tête. Je
n’ai pas de visite. La cimade m’a dit « reste tranquille, il ne reste pas
beaucoup de temps » mais moi je suis trop nerveux.

Fermeture des centres de rétention

fermeturetention@yahoo.fr

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10 juin 2009

Marche pour Lamine

SAMEDI 27 JUIN 2009 Rendez-vous à 14h30 au 58 rue des Amandiers 75020 PARIS
M° Père-Lachaise (lignes 2 & 3)

Il y a 2 ans, le dimanche 17 juin 2007 entre 4h et 4h30 du matin, la police a été appelée pour « tapage nocturne » au 8 rue de la Bidassoa Paris 20ème.

Les 8 policiers qui se sont rendus sur les lieux, ont trouvé dans la rue un jeune homme seul et non armé, tentant de se cacher.

Après l’avoir plaqué au sol face contre terre, l’avoir menotté aux poignets, un bras passé par dessus l’épaule et l'autre replié dans le dos, et lui avoir attaché les chevilles avec une sangle de contention en cuir, les policiers l’on porté dans le fourgon de police.

C’est là, sur le plancher du fourgon, que tandis qu’un policier pressait sa tête, quatre autres comprimaient son thorax agenouillés respectivement sur son épaule droite, son épaule gauche, son dos et ses jambes maintenues repliées en arrière.

Ce jeune homme s’appelait Lamine DIENG.

Un jeune homme qui avait une famille, des amis, des projets, en un mot : une vie.

Il avait 25 ans et il est mort, dans ces conditions-là, dans ce fourgon de police aux mains de ces 5 policiers.

Cinq professionnels garants de la sécurité publique, initialement appelés pour tapage nocturne.

En 2 jours, la Police des polices (IGS) a conclu que Lamine était « mort naturellement d'un arrêt cardiaque ».

La famille a déposé une plainte avec constitution de partie civile le 22 juin 2007.

Un comité de soutien s'est formé pour exiger que toute la lumière soit faite sur le décès de Lamine, que Justice soit rendue, et raconter l'histoire de Lamine au monde pour l'inscrire dans la mémoire collective.

La mort de Lamine ne doit pas être oubliée, nous ne laisserons personne l'oublier.

A ce jour, nous attendons les conclusions de l'enquête de la Justice.

Les fonctionnaires de police impliqués sont quant à eux toujours en service.

Comité de soutien « Vérité et Justice pour Lamine DIENG »

Mail : collectif-laminedieng@hotmail.fr

Plus d'infos sur :

  • myspace.com/coucxx_laminedieng_25ans
  • generationslive.fr/lamine-dieng
  • coucxx.skyrock.com/

document au format PDF:

Source : message reçu des organisateurs le 6 juin 19h
Source : message reçu le 5 juin 12h


1 2

Marche en souvenir de Lamine Dieng

Mort dans un fourgon de police

Cher(e)s ami(e)s citoyens et citoyennes du monde,

à l'approche de la seconde année de commémoration, marquée par une marche en juin 2009, des t-shirts sont en vente à 8€ la pièce.

Face : photos de Lamine (en image)
Dos : un bref rappel des faits et les adresses des blogs d'informations

Si vous souhaitez vous en procurer, veuillez envoyer un mail à collectif-laminedieng@hotmail.fr

ou appelez et laissez un message au 06-50-62-38-27.

Les fonds serviront à financer les préparatifs de la marche.

Merci

T-shirts à 8 euros

Source : http://coucxx.skyrock.com/2477139345-T-shirts...

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Un an après l’incendie du Centre de rétention de Vincennes

Il y a un an, M. Salem Souli, un retenu tunisien, malade, mourait à la
prison pour étrangers de Vincennes. Le lendemain, après avoir organisé
une prière et une marche silencieuse fortement réprimées par la police,
les enfermés se révoltaient et ce qui était le plus grand centre de
rétention de France brûlait.
Aujourd’hui, un an après :

    * On ne connaît toujours pas les circonstances de la mort de M. Souli.
    * D’autre part, huit  des enfermés ce jour là à Vincennes sont
inculpés à la suite de cet incendie et attendent toujours de passer en
jugement.
    * Le centre de rétention de Vincennes est en cours de
reconstruction. Un bâtiment de 60 places est déjà en fonction depuis
novembre 2008 et de nouveau des sans-papiers y sont enfermés.
    * Par ailleurs, des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et
d’enfants vivent toujours dans l’angoisse permanente d’être arrêtés,
enfermés, expulsés, arrachés aux leurs sous le misérable prétexte qu’ils
ne disposent pas de ces papiers pourtant tellement désirés.

Parce qu’aujourd’hui, un an après, il est important de rappeler notre
soutien et notre solidarité à Salem Souli et à ses proches, aux inculpés
de l’incendie, à tous ceux qui ont été ou sont enfermés là, à celles et
ceux qui vivent traqués parce qu’étrangers, le MRAP appelle à un
rassemblement devant le centre de rétention administrative de Vincennes
le vendredi 19 juin à 19h.

Le MRAP exige la fermeture des centres de rétention et la régularisation
de tous les sans-papiers

Rassemblement devant le centre de rétention administrative de Vincennes

le vendredi 19 juin à 19h

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Au Pérou, on massacre les indiens pour laisser la place aux compagnies minières U.S.

Libertés et internets    


Trente-trois personnes ont sans doute été tuées et une centaine d’autres blessées vendredi dans des affrontements entre la police péruvienne et des tribus de l’Amazonie opposées à l’octroi de concessions à des compagnies minières étrangères dans la forêt équatoriale du nord du Pérou.

Au moins 22 manifestants ont trouvé la mort dans ces heurts, ont déclaré des chefs de tribu. Le gouvernement péruvien a fait état de 11 policiers et trois manifestants tués.

Les chefs indigènes ont accusé des policiers opérant à bord d’hélicoptères d’avoir ouvert le feu sur des centaines de manifestants pour mettre fin au blocage d’une route à 1.400 km au nord-est de Lima.

Les manifestants, très en colère, ont répliqué en prenant en otages un groupe de policiers près d’une station de pompage de la société nationale des pétroles, PETROPERU. Ils ont menacé d’y mettre le feu si les policiers ne renonçaient pas à vouloir disperser les manifestations en cours en Amazonie.

“Nous

retenons 38 policiers en otages“, a déclaré un manifestant à la radio RPP. “Nous sommes 2.000, prêts à incendier la station“, a-t-il averti.

Des milliers d'amérindiens s’emploient depuis avril à bloquer routes et voies d’eau pour obtenir l’abrogation d’une série de lois adoptées l’an dernier pour encourager des compagnies étrangères à investir en Amazonie.

L’échec du premier ministre

Ce conflit, qui conduit certains à réclamer la démission du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur, souligne les divisions profondes qui demeurent au Pérou entre les élites fortunées de Lima et les communautés indiennes miséreuses des zones rurales.

“Je tiens le gouvernement du président Alan García pour responsable d’avoir ordonné ce génocide“, a déclaré à la presse à Lima le chef indigène Alberto Pizango. Le gouvernement a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour avoir encouragé le mouvement de protestation.

Imputant les violences aux manifestants, le président García a estimé que le moment était venu de mettre fin aux blocages des routes, des rivières et des installations énergétiques.

“Le gouvernement se doit d’agir pour imposer l’ordre et la discipline“, a dit de son côté le Premier ministre, Yehude Simon.

Cet ancien militant de gauche, auquel Alan García a fait appel voici un an pour tenter d’éviter des troubles sociaux dans le pays, n’a pas réussi à négocier l’arrêt des blocus en cours dans le bassin de l’Amazonie.

La compagnie argentine PLUSPETROL, qui avait déjà pratiquement arrêté les activités de sa concession 1AB dans le Nord péruvien, a fait savoir qu’elle y cessait la production. Elle extrait en temps normal un cinquième environ de la production pétrolière péruvienne.

( source : http://www.michelcollon.info )

Quand Chávez ou Correa parlent de réduire l’abîme social qui sépare les élites latinos et les peuples indigènes, on les traite dédaigneusement de populistes… mais quand Alan García se fait l’exécuteur des basses œuvres des grands groupes miniers U.S. et de l'accord de libre-échange (ALENA/NAFTA) alors là… silence gêné…

Posté par critiquesbliss à 12:35 - Amerique du sud - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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