LIBRE LUCHA !

LIBERTE... SOLIDARITE... RESISTANCE ! Pas justice ? Pas de paix !

18 juillet 2009

Pour l’interdiction immédiate du Flash-ball

Mercredi 8 juillet, Joachim Gatti, 34 ans, cinéaste, a perdu un œil touché au visage par l’un des nombreux « flash balls » tiré par des policiers contre un groupe de manifestants pacifiques qui protestaient contre l’expulsion d’un bâtiment occupé à Montreuil. Selon de nombreux témoignages, tous les tirs visaient au-dessus de la taille.

Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de plus en plus fréquente de ces armes dans le « maintien de l’ordre », tant lors de manifestations que dans le quotidien des interventions des forces de police. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas de Pierre, 17 ans, un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et Joan, 25 ans, un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.

En 2002, lors de la dotation en flash ball de la police le gouvernement et les syndicats de policiers s’étaient voulus rassurants (?) affirmant que ces armes étaient « non létales » et que leur usage resterait exceptionnel et rigoureusement encadré (suivant le principe de « proportionnalité de la riposte »)... Les faits démontrent qu’il n’en est rien.

Assurée de son impunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive, ignorant délibérément ces fameux principes supposés régler leur utilisation et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs délibérés à la tête, etc.).

Ce qui c’est passé à Montreuil, Toulouse ou Nantes, s’inscrit dans une logique d’utilisation croissante et quotidienne d’une répression expéditive pour faire régner l’ordre : arrestations et interrogatoires d’enfants, multiplication des gardes à vues, criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements « non encadrés » (manifestations, rassemblements, fêtes, concerts), etc.

Parce que nous ne pouvons accepter une telle surenchère de la violence policière ; parce que nous ne pouvons nous résoudre à accepter une société où la réponse à tout conflit ou tensions sociales soient les « tirs tendus » de flash ball : nous demandons l’interdiction immédiate de cette arme, avant que l’irrémédiable ne se produise.

Parmis les premiers signataires
Eric Hazan, éditeur. Gerard Delteil, écrivain. Nicole et Jacques Lesage de La Haye. Frédéric Neyrat, philosophe. Gilles Perrault, écrivain. Serge Quadruppani, écrivain, Diane Scott, metteur en scène ...

Un dossier d'information et un formulaire pour signer
en ligne cet appel sont disponibles à l'adresse :
http://petitions.samizdat.net/flash-ball

Les signatures par e-mail peuvent être envoyées à l'adresse :
flashball@samizdat.net

laclinik

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16 juillet 2009

Mercredi 15 juillet 2009, centre de rétention du Mesnil-Amelot :

Premier retenu, M.K. :

" Hier, j’avais un vol. C’est la quatrième fois qu’ils essaient de m’expulser. A chaque fois j’ai refusé. Hier ça s’est mal passé. Les policiers m’ont tapé, ils m’ont fait la misère. Ils m’ont insulté : "terroriste, sale islamiste, connard d’arabe".J’ai porté plainte. J’ai le témoignage des gendarmes. Quand je suis revenu au centre, les autres quand ils ont vue mon état ils ont décidé de faire une grève de la faim [hier soir].Moi aussi, je fais la grève. Demain, j’ai encore un vol programmé. J’ai toute ma famille en France, je ne veux pas retourner au Maroc, j’ai personne là-bas. Dans l’avion, j’avais cinq flics sur moi. Il y en a un qui a mis son genou sur mon ventre. Ils ont serré fort les menotté et les ont accrochées avec un crochet à mon pantalon. Ils m’ont scotché les chevilles et les poignets. Tout ça, ça s’est passé devant les passagers. Je ne sais pas trop si les passagers ont réagi, j’ai pas l’impression. J’étais choqué. J’ai essayé de me trancher la gorge avec une lame." M.K. a avalé des lames de rasoir ce matin pour empêcher son expulsion. il a été conduit à l’hôpital de Meaux. Les médecins ont déclaré n’avoir trouvé aucune lame. Il a été conduit à l’aéroport.

Deuxième retenu : "La grève ne s’est pas poursuivie aujourd’hui. Le commandant a dit que ça servait à rien. Ils font des promesses : si vous arrêtez, on vous libère. Beaucoup de gens ont arrêté la grève. Ils ont flanché parce qu’ils pensent qu’ils vont être libérés. Les flics nous disent : ou vous marchez comme on veut ou on va utiliser toutes nos forces. Aujourd’hui il a trois expulsions violentes : il y en a un qui s’est caché, les flics l’ont cherché partout, ils l’ont pris et ils lui ont mis une chaine. ça se durcit. Certains consuls refusent de signer les laissez-passer si y a pas de preuve. Mais d’autres c’est tout le contraire, même sans rien, ils signent ! Il y a pas mal de mecs qui ont été arrêté au travail. Le refus d’embarquement c’est du pipeau : dans la loi, on a le droit mais dans la réalité, c’est pas ça... A Roissy, sur 10 refus il y en a 9 qui marchent. A Orly, c’est tout l’inverse, les types ne reviennent pas. Et la compagnie Aigle azur s’en fout complètement quand quelqu’un refuse. Il y a eu beaucoup de plaintes contre cette compagnie. On n’est pas toujours prévenu de son expulsion. Les flics montent les gens dans l’avion avant les passagers. C’est leur technique. J’ai un ami qui a reçu un coup de tazer à l’aéroport. On a demandé à rencontrer un représentant de la préfecture. On a écrit une lettre. Certains journalistes sont au courant du mouvement. Mais, bon, tant qu’il y a rien à l’extérieur, autant pisser dans un violon. Il faudrait une mobilisation comme pour la rafle de Terres-au-curé [foyer de travailleurs raflés le 12 février 2008].Ce matin, il y a eu un petit incendie, les pompiers sont venus. Ils ont pris personne pour l’instant. On a pas grand-chose à reprocher à la gendarmerie, le problème c’est la PAF. Il y a 48h, il y a eu une tentative de suicide par pendaison, quelques jours avant, un type s’est mutilé. C’est des tentatives de suicides qu’on voit en Maison d’arrêt ! Pour le jeune [le premier retenu], c’est pas simple : il a touché aux forces de l’ordre, c’est une institution, c’est inattaquable. Même si les flics ont tord, on leur donnera toujours raison."

Lettre des retenus : "A l’attention du préfet, Nous avons l’honneur d’adresser ce courrier à votre bienveillance afin de revendiquer la maltraitance de M.K. Veuillez aussi étudier chaque cas qui est retenu au centre du Mesnil-Amelot. On a pris la décision d’entamer une grève de la faim et de ne pas réintégrer nos chambres jusqu’à décision de votre part. Ainsi que certains cas qui sont dans un état critique. Signée par 89 retenus "

FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION

fermetureretention@yahoo.fr

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15 juillet 2009

L'etat qui n'a pas de pitié/ tire dans le tas

letat_tire_dans_le_tas

« Nous essayons d'être présents au monde, à la ville, au quartier où nous vivons, à ceux qui nous entourent, à nous même. Présence quand partout on voudrait notre absence. Absence à la politique, au social, aux soins, à la culture, bref, à la société.

Présence quand il devient toujours plus difficile de se loger, de se nourrir, de se soigner, de se déplacer. Présence quand une partie d'entre nous est traquée au quotidien. Dans le métro, à la sortie du boulot, dans leur maison (…)

Ce soir là, c'est bien nos gueules qu'ils visaient, c'est bien nos gueules qu'ils voulaient casser. Cinq d'entre nous ont été blessés et moi j'ai perdu mon oeil. Mais il m'en reste un. Et avec lui, une haine sourde et méchante. Et avec lui, une détermination à continuer. »

Extrait du texte de Joachim Gatti pour la manif anti-flics de montreuil du 13/07( suite à l'expulsion de la clinique et la violence policière exercé et notament contre Joachim qui a perdu son oeil ce jour à cause d'un tir de flash-ball )

http://laclinique.over-blog.net/laclinique

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12 juillet 2009

MARCHE POUR MOHAMED

Les parents de Mohamed Benmouna, ce jeune homme de 21 ans, retrouvé
pendu dans sa cellule du commissariat de Chambon-Feugerolles avaient
demandé l’annulation de la marche en mémoire de leur fils.

Mais samedi après-midi, environ 350 personnes se sont réunies à
Firminy.

La marche est partie de l’immeuble où vivait Mohamed et s’est dirigée
ensuite vers le commissariat de Chambon-Feugerolles.

Une banderole en drap sur laquelle on pouvait lire « A la mémoire de
Mohamed. On veut la vérité » ouvrait cette marche.

Quelques minutes après le départ d'une marche qui se voulait
silencieuse, plusieurs dizaines de jeunes d’une vingtaine d’années ont
remonté le cortège . Une fois en tête du cortège, ils se sont mis à
scander : « Allah akhbar », « Allah est le seul dieu et Mohamed est
son prophète » ou « Justice pour Mohamed », révèle Le Parisien.

Une fois devant le commissariat où le jeune Mohamed s’est donné la
mort, une vingtaine de proches de la jeune victime ont été autorisés à
déposer deux gerbes de fleurs.

Un cordon de CRS a tenu à distance les manifestants en colère.

Dans Le Parisien, Myriam, la tante de Mohamed qui se trouvait au
milieu des manifestants a rappelé que la famille ne croit pas à la
thèse officielle, celle du suicide :

« On le connaissait. Il n'est pas suicidaire. On veut marcher pour ne
pas l'oublier. Et aussi parce qu'on veut faire notre deuil en paix.
Pour ça, il faut arrêter de dire qu'il s'est suicidé, c'est pas vrai
».

De son côté, Nordine, un oncle de Mohamed a tenu à préciser ;

« On a confiance en la justice. Mais on veut savoir ce qui s'est passé
».

La marche s’est déroulée sans incident

Rappel :

Le parquet de Saint-Etienne a révélé que la  deuxième autopsie du
corps de Mohamed Benmouna, avait confirmé « l'absence de trace de
violence » .

Le procureur de la République a précisé que « les traces relevées sur
le cou de Mohamed Benmouna sont compatibles avec une pendaison et
l'autopsie exclut l'intervention d'un tiers lors de la pendaison ».

La première autopsie avait « exclu toutes traces de violences » sur
Mohamed Benmounia.

Vendredi soir, le parquet de Saint-Etienne a ouvert  une information
judiciaire contre X pour « homicide involontaire », afin d'établir
s'il y a eu un défaut de surveillance durant la garde à vue de Mohamed
Benmouna.

source :
http://www.lepost.fr/article/2009/07/12/1616925_suicide-en-garde-a-vu...

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POEME POUR MOHAMED

Par une nuit sans lune,

Tu t'en es allé,

Du fond de cette prison,

Sans nom.

Fleur que l'on coupe à l'aube de sa vie,

Tu a pris ton envole

Loin de ce monde

Sans visage.

Adieu Mohamed, nous t'aimions tant

Mais la police ignore ce sentiment.

Tu es un ange maintenant

Et dans la nuit de nos doutes

Souffle ton absence

Comme le vent...

Aude.
( source : http://www.lepost.fr/article/2009/07/11/1616678_poeme-pour-mohamed.html
JEUNE FILLE A SOUTENIR, DES FACHOS L'INSULTE EN MEME TEMPS QUE LA MEMOIRE DE MOHAMED DANS LES COMMENTAIRES DU SITE LE POST )

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DEMAIN C’EST LOIN

( chansons d'IAM  )
http://www.dailymotion.com/video/xk7yw_iam-demain-cest-loin_music

L’encre coule, le sang se répand la feuille buvard Absorbe l’émotion, sac d’image dans ma mémoire Je parle de ce que mes proches vivent et de ce que je vois Des mecs coulés par le désespoir qui partent à la dérive

Des mecs qui pour 20.000 de shit se déchirent Je parle du quotidien, écoute bien mes phrases font pas rire Rire, sourire, certains l’ont perdu je pense à Momo Qui m’a dit à plus jamais, je ne l’ai revu

Tenter le diable pour sortir de la galère, t’as gagné frère Mais c’est toujours la misère pour ce qui pousse derrière Pousse pousser au milieu d’un champs de béton Grandir dans un parking et voir les grands faire rentrer les ronds

La pauvreté, ça fait gamberger en deux temps trois mouvements On coupe, on compresse, on découpe, on emballe, on vend A tour de bras, on fait rentrer l’argent du crack Ouais, c’est ça la vie, et parle pas de rmi ici ici ici

Ici, le rêve des jeunes c’est la Golf gti, survet’ Tachini Tomber les femmes à l’aise comme many Sur Scarface, je suis comme tout le monde je délire bien Dieu merci, j’ai grandis, je suis plus malin, lui il crève à la fin

La fin, la faim, la faim justifie les moyens, 4, 5 coups malsains Et on tient jusqu’à demain, après on verra bien On marche dans l’ombre du malin du soir au matin Tapis dans un coin, couteau à la main, bandit de grand chemin

Chemin, chemin, y’en a pas deux pour être un dieu Frapper comme une enclume, pas tomber les yeux, l’envieux en veut Une route pour y entrer deux pour s’en sortir, 3/4 cuir Réussir, s’évanouir, devenir un souvenir

Souvenir être si jeune, avoir plein le répertoire Des gars rayés de la carte qu’on efface comme un tableau tchpaou ! c’est le noir Croire en qui, en quoi, les mecs sont tous des mirroirs Vont dans le même sens, veulent s’en mettre plein les tirroirs

Tirroir, on y passe notre vie, on y finit avant de connaître l’enfer Sur terre, on construit son paradis Fiction, désillusion trop forte, sors le chichon La réalité tape trop dure, besoin d’évasion

Evasion, évasion, effort d’imagination, ici tout est gris Les murs, les esprits, les rats la nuit On veut s’échapper de la prison, une aiguille passe, on passe à l’action Fausse diversion, un jour tu pètes les plombs

Les plombs, certains chanceux en ont dans la cervelle D’autres se les envoient pour une poignée de biftons, guerre fraternelle Les armes poussent comme la mauvaise herbe L’image du gangster se propage comme la gangrène sème ses graines

Graines, graines, graine de délinquant qu’espérez-vous? Tous jeunes On leur apprend que rien ne fait un homme à part les francs Au franc tireur discret au groupe organisé, la racine devient champs Trop grand, impossible a arrêté

Arrêté, poisseux au départ, chanceux à la sortie On prend trois mois, le bruit court, la réputation grandit Les barreaux font plus peur, c’est la routine, vulgaire épine Fine esquisse à l’encre de Chine, figurine qui parfois s’anime

S’anime, anime animé d’une furieuse envie de monnaie Le noir tombe, qu’importe le temps qu’il fait, on jette les dés, faut flamber Perdre et gagner, rentrer avec quelques papiers en plus Ca aidera, personne demandera d’où ils sont tombés

Tomber ou pas, pour tout, pour rien on prend le risque, pas grave cousin De toute façon dans les deux cas, on s’en sort bien Vivre comme un chien ou un prince, y’a pas photo On fait un choix, fait griller le gigot, brillent les joyaux

Joyaux, un rêve, plein les poches mais la cible est loin, la flèche Ricoche, le diable rajoute une encoche trop moche les mecs cochent Leur propre case, décoche pour du cash, j’entends les cloches, les coups de pioche Creuser un trou, c’est trop fastoche

Fastoche, facile le blouson du bourgeois docile des mêmes la hantise Et porcelaine dans le pare-brise Tchac ! le rasoir sur le sac à main, par ici les talbins Ca c’est toute la journée, lendemain, après lendemain

Lendemain? C’est pas le problème, on vit au jour le jour On n’a pas le temps ou on perd de l’argent, les autres le prennent Demain, c’est loin, on n’est pas pressé, au fur et à mesure On avance en surveillant nos fesses pour parler au futur

Futur, le futur ne changera pas grand-chose, les générations prochaines Seront pires que nous, leur vie sera plus morose Notre avenir, c’est la minute d’après le but, anticiper Prévenir avant de se faire clouer

Clouer, clouer sur un banc rien d’autre à faire, on boit de la bière On siffle les gazières qui n’ont pas de frère Les murs nous tiennent comme du papier tue-mouches On est là, jamais on s’en sortira, Satan nous tient avec sa fourche

Fourche, enfourcher les risques seconde après seconde Chaque occasion est une pierre de plus ajoutée à nos frondes Contre leurs lasers, certains désespèrent, beaucoup touchent terre Les obstinés refusent le combat suicidaire

Cidaire, sidérés, les dieux regardent, l’humain se diriger vers le mauvais Côté de l’éternité d’un pas décidé Préfèreront rôder en bas en haut, on va s’emmerder Y’a qu’ici que les anges vendent la fumée

Fumée, encore une bouffée, le voile est tombé La tête sur l’oreiller, la merde un instant estompée Par la fenêtre, un cri fait son entrée, un homme se fait braquer Un enfant se fait serrer, pour une Cartier menotté

Menotté, pieds et poings liés par la fatalité Prisonnier du donjon, le destin est le geôlier Le teurf l’arène on a grandi avec les jeux Gladiateur courageux, mais la vie est coriace, on lutte comme on peut

Dans les constructions élevées Incompréhension, bandes de gosses soi-disant mal élevés Frictions, excitation, patrouilles de civils Trouille inutile, légendes et mythes débiles

Haschich au kilo, poètes armés de stylo Réserves de créativité, hangars, silos Ca file au bloc 20, pack de Heineken dans les mains Oublier en tirant sur un gros joint

Princesses d’Afrique, fille mère, plastique Plein de colle, raclo à la masse lunatique Economie parallèle, équipe dure comme un roc Petits Don qui contrôlent grave leurs spots

On pète la Veuve Cliquot, parqués comme à Mexico Horizons cimentés, pickpockets, toxicos Personnes honnêtes ignorées, superflics, Zorros Politiciens et journalistes en visite au zoo

Musulmans respectueux, pères de famille humbles Baffles qui blastent la musique de la jungle Entrées dévastées, carcasses de tires éclatées Nuée de gosses qui viennent gratter

Lumières oranges qui s’allument, cheminées qui fument Parties de foot improvisées sur le bitume Golf, VR6, pneus qui crissent Silence brisé par les sirènes de police

Polos Façonnable, survêtements minables Mères aux traits de caractère admirables Chichon bidon, histoires de prison Stupides divisions, amas de tisons

Clichés d’Orient, cuisine au piment Jolis noms d’arbres pour des bâtiments dans la forêt de ciment Désert du midi, soleil écrasant Vie la nuit, pendant le mois de Rhamadhan

Pas de distractions, se créer un peu d’action Jeu de dés, de contrée, paris d’argent, méchante attraction Rires ininterrompus, arrestations impromptues Maires d’arrondissement corrompus

Marcher sur les seringues usagées, rêver de voyager Autoradios en affaire, lot de chaînes arrachées Bougre sans retour, psychopathe sans pitié Meilleurs liens d’amitié qu’un type puisse trouver

Génies du sport faisant leurs classes sur les terrains vagues Nouvelles blagues, terribles techniques de drague Individualités qui craquent parce que stressées Personne ne bouge, personne ne sera blessé

Vapeur d’éther, d’eau écarlate, d’alcool Fourgon de la Brink’s maté comme le pactole C’est pas drôle, le chien mord enfermé dans la cage Bave de rage, les barreaux grimpent au deuxième étage

Dealer du hashich, c’est sage si tu veux sortir la femme Si tu plonges, la ferme, pas drame Mais l’école est pas loin, les ennuis non plus Ca commence par des tapes au cul, ça finit par des gardes à vues

Regarde la rue, ce qui change? Y’a que les saisons Tu baves du béton, crache du béton, chie du béton Te bas pour du laiton, est-ce que ça rapporte Regrette pas les biftons quand la bac frappe à la porte

Trois couleurs sur les affiches nous traitent comme des bordilles C’est pas Manille ok, mais les cigarettes se torpillent Coupable innocent, ça parle cash, de pour cent Oeil pour oeil, bouche pour dent, c’est stressant

Très tôt, c’est déjà la famille dehors, la bande à Kader Va niquer ta mère, la merde au cul, ils parlent déjà de travers Pas facile de parler d’amour, travail à l’usine Les belles gazelles se brisent l’échine dans les cuisines

Les élus ressassent rénovation ça rassure Mais c’est toujours la même merde, derrière la dernière couche De peinture, feu les rêves gisent enterrés dans la cour A douze ans conduire, mourir, finir comme Tupac Shakur

Mater les photos, majeur aujourd’hui, poto Pas mal d’amis se sont déjà tués en moto Une fois tu gagnes, mille fois tu perds, le futur c’est un loto Pour ce, je dédie mes textes en qualité d’ex-voto, mec

Ici t’es jugé à la réputation forte Manque-toi et tous les jours les bougres pissent sur ta porte C’est le tarif minimum et gaffe Ceux qui pèsent transforment le secteur en oppidum

Gelé, l’ambiance s’électrise, y’a plein de places assises Béton figé fait office de froide banquise Les gosses veulent sortir, les "non" tombent comme des massues Les artistes de mon cul, pompent les subventions dsu

Tant d’énergie perdue pour des préjugés indus Les décideurs financiers plein de merde dans la vue En attendant, les espoirs foirent, capotent, certains rappent Les pierres partent, les caisses volées dérapent

C’est le bordel au lycée, dans les couloirs on ouvre les extincteurs Le quartier devient le terrain de chasse des inspecteurs Le dos a un oeil car les eaux sont truffées d’éceuils Receuille le blé, on joue aux dés dans un sombre cerceuil

C’est trop, les potos chient sur le profil Roméo Un tchoc de popo, faire les fils et un bon rodéo La vie est dure, si on veut du rêve Ils mettent du pneu dans le shit et te vendent ça Ramsellef

Tu me diras "ça va, c’est pas trop" Mais pour du tcherno, un hamidou quand on a rien, c’est chaud Je sais de quoi je parle, moi, le bâtard J’ai dû fêter mes vingt ans avec trois bouteilles de Valstar

Le spot bout ce soir qui est le King D’entrée, les murs sont réservés comme des places de parking Mais qui peut comprendre la mène pleine Qu’un type à bout frappe sec poussé par la haine

Et qu’on ne naît pas programmé pour faire un foin Je pense pas à demain, parce que demain c’est loin

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11 juillet 2009

La préfecture s’exprime, la Presse imprime.

« Un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n’y a pas de lien
établi de manière certaine entre la perte de l’oeil et le tir de flashball
» (sic)

Une fois de plus, c’est la version policière qui sert à nier les
brutalités commises par la police elle-même. Il est inadmissible que la
presse ne prenne pas en compte la parole des premiers concernés : ceux qui
subissent l’ultra-violence policière.

Ainsi sur le site du Monde, repris par Libération et tiré de l’AFP on peut
lire : «Un jeune squatteur perd un œil après un affrontement avec la
police.»

De quel affrontement parle-t-on ? Voici le témoignage d’un participant à
la déambulation de mercredi soir :

«Les manifestants arrivent devant la Clinique, lieu dont ils ont été
expulsés le matin. A l’arrivée de la police, les manifestants décident de
partir, lançant de vive voix : « on s’casse ! ». Des policiers se sont
alors précipités sur un participant, le jetant à terre.

Tandis que quelques uns d’entre nous se retournaient vers le camarade au
sol, d’autres policiers, situés à quelques mètres seulement, ont tiré un
nombre très important de coups de flashball, immédiatement et sans
sommation. Cinq manifestants ont été touchés par ces salves — tous au
dessus du torse. Un premier au front, un second à la clavicule, un
troisième à l’épaule, un quatrième à la main alors qu’il se protégeait la
tête, le dernier en plein visage. Il s’écroule ensanglanté ; des camarades
l’aident à se relever, puis il est emmené dans un bar où les pompiers
viennent le chercher. Nous avons appris vendredi matin que malgré une
operation d’urgence, ce tir lui a coûté l’œil droit. »

Trois interpellations ont eu lieu, dans le but habituel de justifier les
violences policières. Deux des interpellés ont été relâchés au bout de 45
heures avec une convocation au tribunal le 7 octobre pour destruction d’un
distributeur de billets et refus d’empreintes génétique, le 3e est encore
en garde à vue. Il sera déféré dans la nuit et passera demain en
comparution immédiate à Bobigny. Nous demandons l’abandon des poursuites
contre ces personnes (et la libération de celle qui se trouve encore
emprisonnée sans raison).

Nous rappelons que des communiqués ont été envoyés dès jeudi 9 juillet par
les expulsés de Montreuil eux-mêmes
(http://laclinique.over-blog.net) et la CIP-IDF
(http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4556)

Nous continuons à recueillir les témoignages sur la violence banale de la
Police ce 8 juillet au soir à Montreuil. Déjà, récemment, la commission
nationale de déontologie de la sécurité a pointé une intervention abusive
de la police de Montreuil sur des manifestants le 4 juin 2008 devant le
commissariat. (http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Bilan_activite_2008.pdf

)

Jamais nous n’accepterons la répression policière qui pour terroriser les
opposants et dissuader toute insoumission, tire et vise ostensiblement la
tête. Désarmons la police !


Coordination des intermittents et Précaires d'Ile de France

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Communiqué de l'Assemblée de la Clinique en exil.

    A propos de notre expulsion et de la soirée du 8 juillet
 


    La Clinique occupée  était un lieu d'habitation et d'organisation politique depuis janvier 2009. Elle a été expulsée le 8 juillet à 6h du matin par 200 flics, le RAID et les vigiles. Le quartier de la Croix de Chavaux a été entièrement quadrillée pendant deux heures.
 
A 19h, nous nous sommes rassemblés à l'entrée de la rue piétonne autour d'une cantine de rue pour informer de l'expulsion du matin, et affirmer que nous continuerons à occuper la rue quoi qu'il arrive.  Nous avons distribué des tracts et pris la parole. Plusieurs bagnoles de flics nous surveillaient depuis la place. A la fin de la cantine, des feux d'artifice partis de devant la Clinique ont embrasé le ciel. Nous sommes allés devant l'entrée de la Clinique gueuler notre colère, notre rage de voir ce lieu que nous avons fait vivre repris par des flics et des vigiles, avec la destruction comme seul horizon.
Alors qu'on était juste devant, les flics se sont équipés et ont chargé violemment. Les gens ont commencé à courir pour se protéger. C'est à ce moment là qu'ils ont tiré dans le tas au flashballs à hauteur de tête: cinq personnes ont été touchées : épaule, clavicule et tête. L'une des personnes a perdu un oeil.
Les flics ont continué à poursuivre les gens jusqu'à la rue piétonne. Plusieurs personnes ont été arrêtées durant la soirée. Trois personnes sont en garde à vue depuis 48h, avec des risques de poursuites pour couvrir le fait qu'il y ait des blessés.
 
Les tirs de flashball avaient pour objectif de blesser, au risque de mutiler ou de tuer. Tirer plusieurs coups à bout portant au niveau de la tête n'est pas une erreur. Au moindre trouble, les consignes sont claires : mater. On ne peut pas se dire que la violence de la police lors de cette soirée est une « bavure », elle s'inscrit dans une tension permanente: contrôles d'identités, menaces depuis qu'il y a eu les avis d'expulsion. La police fait son travail : défendre une propriété privée en centre-ville, éviter qu'il y ait du bruit ou de la résistance lors d'une expulsion, faire que rien ne se passe.
 
  Nous ne voulons pas que la police tire sur des gens en silence. Nous ne voulons pas de police du tout.
 
  L'Assemblée de la Clinique en exil. 10 juillet 2009, Montreuil.
 
 
  Dimanche 12 juillet, Assemblée de la Clinique en exil, Place du marché à la Croix de Chavaux. 15h.
 
  Lundi 13 juillet, Manifestation rendez-vous Rue piétonne Croix de Chavaux  (M9), Montreuil, 19h précise.
 
 
  Pour être informé des suites : il y a aussi le blog de la Clinique http://laclinique.over-blog.net et laclinique93@gmail.com

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02 juillet 2009

Centre de rétention de Vincennes, le 1er juillet 2009.

"Il y a des gens qui ont tenté de se suicider. Deux jours de suite. C’est
pour cela qu’on a fait le mouvement. Celui d’hier il avait un vol ce
matin. Il s’est pendu avec les draps. On est quarante ou cinquante dans le
centre.
C’est le deuxième jour de la grève de la faim. On ne mange pas depuis deux
jours. On a commencé avant-hier soir à minuit après une ultime tentative
de suicide. En 25 jours, il y a eu 5 tentatives de suicide. L'ambiance
était horrible au centre. Ca devenait fou, on regardait ça tous les jours
et on s'habituait, c'est fou on ne doit pas s'habituer à des gens qui
s'automutilent et se suicident tous les jours. Il fallait réagir à ça. on
était en train de devenir des monstres, on réagissait plus. On s’est dit
il faut réagir autrement, ne pas s’habituer. On s’est dit qu’un jour il y
allait avoir un mort, qu’on allait se retrouver avec un cadavre. On s’est
réuni dans la cour. La grève de la faim a commencée à minuit. On a décidé
de restituer les sacs du petit-déjeuner qu'ils nous donnent le soir. On
les a tous posés sur la table de ping-pong dans la cour. Le lendemain, les
policiers ont réagit quand ils ont vu qu'on ne mangeait pas. Les flics
nous on dit : vous mangez pas ? On a dit non, on vous parlera après notre
réunion et on dira nos revendications. On s’est donc réunis vers 18h30
hier jusqu'à 22h00. La réunion a eu lieu dans la cour. Les flics ont fait
quelques tentatives d’intimidations du style « si vous restez tranquilles,
tout se passera bien, sinon, c’est la répression ». Ca ne nous a pas fait
peur. On est restés sereins. On a discuté d'autres trucs dans la réunion
mais c'est la grève de la faim qui a été décidée parceque notre mouvement
est pacifique.
Aujourd'hui, on a demandé du sucre pour notre grève, ils ont dit qu'ils
nous répondraient plus tard, deux heures après ils nous ont appelé et ils
ont dit ok, mais en fait après il y a une femme, je sais pas qui c'est,
qui a dit que non, qu'on doit prendre la nourriture qu'ils nous donnent.

On a prévenu des associations pour notre mouvement. On attend du soutien
maintenant.On a écrit une liste de revendications :
1) apporter une solution rapide et efficace aux retenus traumatisés par
les tentatives de suicide.
2) Améliorer les conditions de rétention : nourriture, hygiène,
comportements de la police et de l’administration. Parce qu’ils réagissent
de manière agressive. On n’a pas le choix pour les heures de repas, pour
acheter des clopes… Les consultations avec l’infirmière sont souvent
retardées ou refusées. Pareil avec la Cimade. Pour les visites, ils
essaient de décourager les gens en les faisant attendre. Ils nous disent
que c'est plein et qu'il faut attendre et quand on arrive aux visites on
se rend compte qu'en fait il y n'avait qu'une personne.
3) Prendre en considération les retenus gravement malades et leur offrir
des soins à l’extérieur. Il y a des gens qui ont des traitements et qu’ils
ne peuvent plus suivre ici.
4) Libérer les retenus qui ont une famille, des enfants en France, mariés
ou vivant avec une résidente française.
5) Offrir plus d’avocats commis d’office. En général, il y a un seul
commis d’office pour 5 ou 6 retenus. Il n’a que quinze minutes pour
regarder le dossier.
6) Donner le choix aux retenus qui souhaitent quitter la France par leurs
propres moyens, dans la dignité. Par rapport à la famille là bas, ou pour
des raisons politiques, y'a des gens qui préfèrent repartir par leur
propres moyens. les juges ne veulent jamais donner des assignations à
résidence. Moi c'est mon cas par exemple, j'ai demandé au juge et il a
refusé.
7) Remédier aux conditions de mouvements, de déplacements avant et après
les audiences. On est réveillé à 6 h pour un audience à 10h, on attend 4 à
6h dans une pièce sale, qui sent l’urine.
8) Donner plus de temps aux retenus qui sortent libres pour préparer leur
départ au pays. Légalement on a que 8 jours, on ne peut rien préparer en 8
jours.
9) Arrêter les contrôles massifs et abusifs dans la rue qui portent
atteinte à la liberté.
10) Respecter le règlement intérieur : l’administration l’enfreind tout le
temps. Les personnes sont expulsées sans être prévenues qu'elles vont
l'être. Ils doivent nous le dire.
11) fermer les centres de rétention et régulariser les sans papiers.
Il fallait bien qu'on la mette quelque part quand même cette dernière
revendication !"

fermeturetention@yahoo.fr

Posté par critiquesbliss à 18:19 - Mouvement sans papiers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juillet 2009

War (Guerre)

Until the philosophy, I will like to divide it with those which want to learn...   

En attendant la philosophie, j'aimerai la partager avec ceux qui veulent apprendre...

Which hold one race   

En attendant que la philisophie qui tient une race
Superior and another, inferior 

Supérieure et une autre inférieure
Is finally, and permanently   

Ne soit, enfin et définitivement,
Discredited and abandonned   

Discréditée et abandonnée
Everywhere is war   

Partout c'est la guerre,
Me say war   

Je dis : guerre

That until there're no longer   

Et tant qu'il n'y aura des citoyens
First class and second class   

De première et de deuxième classe,
Citizens of any nation   

Dans chaque nation,
Until the colour of a man's skin   

Tant que la couleur de peau d'un homme
Is of no more significance   

N'ait pas plus de signification
Than the colours of his eyes   

Que la couleur de ses yeux
Me say war   

Je dis : guerre

That until the basic human rights   

Et tant que les droits fondamentaux de l'homme
Are equally guaranteed to all 

Soient justement garantis pour tous,
Without regard to race   

Sans considération de race
Dis a war   

C'est la guerre

That until that day 

Et ceci jusqu'à ce jour
The dream of lasting peace   

Le rêve d'une paix durable,
World citizenship 

D'une citoyenneté mondiale,
Rule of international morality   

D'un règne de moralité internationale
Willl remain in but a fleeting illlusion   

Ne restera qu'une illusion éphémère
To be pursued   

Poursuivie,
But never attained   

Mais jamais réalisée
Now everywhere is war, war   

Maintenant partout c'est la guerre, la guerre

And until the ignoble and unhapppy regimes   

Et tant que les régimes ignobles et malheureux
That hold our brothers in Angola, in Mozambic,   

Qui tiennent nos frères, en Angola, au Mozambique,
South Africa, sub-human bondage

  En Afrique du Sud, dans un esclavage moins qu'humain
Have been toppled   

Aient été renversés,
Utterly destroyed   

Complètement détruits
Well everywhere is war   

Cependant, partout c'est la guerre,
Me say war    Je dis : guerre

War in the east    Guerre à l'est,
War in the west    Guerre à l'ouest
War up north    Guerre au nord,
War down south    Guerre au sud
War, war    Guerre, guerre
Rumours of war    Rumeurs de guerre

And until that day    Et en attendant ce jour,
The African continent    Le continent africain
Will not know peace    Ne connaitra pas la paix,
We africans will fight it    Nous les Africains combattront
We find if necessary    Nous pensons que c'est nécessaire
And we know we shall win    Et nous savons que nous gagnerons
As we are confidents    Puisque nous sommes sûrs
In the victory    De la victoire

Of good over evil, good over evil    Du bien sur le mal, du bien sur le mal,
Good over evil, good over evil...    Du bien sur le mal, du bien sur le mal...

BOB MARLEY

Posté par critiquesbliss à 15:07 - paroles des autres pour tout le monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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