12 juillet 2009
POEME POUR MOHAMED
Par une nuit sans lune,
Tu t'en es allé,
Du fond de cette prison,
Sans nom.
Fleur que l'on coupe à l'aube de sa vie,
Tu a pris ton envole
Loin de ce monde
Sans visage.
Adieu Mohamed, nous t'aimions tant
Mais la police ignore ce sentiment.
Tu es un ange maintenant
Et dans la nuit de nos doutes
Souffle ton absence
Comme le vent...
Aude.
( source : http://www.lepost.fr/article/2009/07/11/1616678_poeme-pour-mohamed.html
JEUNE FILLE A SOUTENIR, DES FACHOS L'INSULTE EN MEME TEMPS QUE LA MEMOIRE DE MOHAMED DANS LES COMMENTAIRES DU SITE LE POST )
11 juillet 2009
Communiqué de l'Assemblée de la Clinique en exil.
A propos de notre expulsion et de la soirée du 8 juillet
La Clinique occupée était un lieu d'habitation et d'organisation
politique depuis janvier 2009. Elle a été expulsée le 8 juillet à 6h du
matin par 200 flics, le RAID et les vigiles. Le quartier de la Croix de
Chavaux a été entièrement quadrillée pendant deux heures.
A 19h, nous nous sommes rassemblés à l'entrée de la rue piétonne autour
d'une cantine de rue pour informer de l'expulsion du matin, et affirmer
que nous continuerons à occuper la rue quoi qu'il arrive. Nous avons
distribué des tracts et pris la parole. Plusieurs bagnoles de flics
nous surveillaient depuis la place. A la fin de la cantine, des feux
d'artifice partis de devant la Clinique ont embrasé le ciel. Nous
sommes allés devant l'entrée de la Clinique gueuler notre colère, notre
rage de voir ce lieu que nous avons fait vivre repris par des flics et
des vigiles, avec la destruction comme seul horizon.
Alors qu'on était juste
devant, les flics se sont équipés et ont chargé violemment. Les gens
ont commencé à courir pour se protéger. C'est à ce moment là qu'ils ont
tiré dans le tas au flashballs à hauteur de tête: cinq personnes ont
été touchées : épaule, clavicule et tête. L'une des personnes a perdu
un oeil.
Les flics ont continué à poursuivre les gens jusqu'à la rue piétonne.
Plusieurs personnes ont été arrêtées durant la soirée. Trois personnes
sont en garde à vue depuis 48h, avec des risques de poursuites pour
couvrir le fait qu'il y ait des blessés.
Les tirs de flashball avaient pour objectif de blesser, au risque de
mutiler ou de tuer. Tirer plusieurs coups à bout portant au niveau de
la tête n'est pas une erreur. Au moindre trouble, les consignes sont
claires : mater. On ne peut pas se dire que la violence de la police
lors de cette soirée est une « bavure », elle s'inscrit dans une
tension permanente: contrôles d'identités, menaces depuis qu'il y a eu
les avis d'expulsion. La police fait son travail : défendre une
propriété privée en centre-ville, éviter qu'il y ait du bruit ou de la
résistance lors d'une expulsion, faire que rien ne se passe.
Nous ne voulons pas que la police tire sur des gens en silence. Nous ne voulons pas de police du tout.
L'Assemblée de la Clinique en exil. 10 juillet 2009, Montreuil.
Dimanche 12 juillet, Assemblée de la Clinique en exil, Place du marché à la Croix de Chavaux. 15h.
Lundi 13 juillet, Manifestation rendez-vous Rue piétonne Croix de Chavaux (M9), Montreuil, 19h précise.
Pour être informé des suites : il y a aussi le blog de la Clinique http://laclinique.over-blog.net et laclinique93@gmail.com
10 juin 2009
Marche pour Lamine
SAMEDI 27 JUIN 2009 Rendez-vous à 14h30 au 58 rue des Amandiers 75020 PARIS
M° Père-Lachaise (lignes 2 & 3)
Il y a 2 ans, le dimanche 17 juin 2007 entre 4h et 4h30 du matin, la police a été appelée pour « tapage nocturne » au 8 rue de la Bidassoa Paris 20ème.
Les 8 policiers qui se sont rendus sur les lieux, ont trouvé dans la rue un jeune homme seul et non armé, tentant de se cacher.
Après l’avoir plaqué au sol face contre terre, l’avoir menotté aux poignets, un bras passé par dessus l’épaule et l'autre replié dans le dos, et lui avoir attaché les chevilles avec une sangle de contention en cuir, les policiers l’on porté dans le fourgon de police.
C’est là, sur le plancher du fourgon, que tandis qu’un policier pressait sa tête, quatre autres comprimaient son thorax agenouillés respectivement sur son épaule droite, son épaule gauche, son dos et ses jambes maintenues repliées en arrière.
Ce jeune homme s’appelait Lamine DIENG.
Un jeune homme qui avait une famille, des amis, des projets, en un mot : une vie.
Il avait 25 ans et il est mort, dans ces conditions-là, dans ce fourgon de police aux mains de ces 5 policiers.
Cinq professionnels garants de la sécurité publique, initialement appelés pour tapage nocturne.
En 2 jours, la Police des polices (IGS) a conclu que Lamine était « mort naturellement d'un arrêt cardiaque ».
La famille a déposé une plainte avec constitution de partie civile le 22 juin 2007.
Un comité de soutien s'est formé pour exiger que toute la lumière soit faite sur le décès de Lamine, que Justice soit rendue, et raconter l'histoire de Lamine au monde pour l'inscrire dans la mémoire collective.
La mort de Lamine ne doit pas être oubliée, nous ne laisserons personne l'oublier.
A ce jour, nous attendons les conclusions de l'enquête de la Justice.
Les fonctionnaires de police impliqués sont quant à eux toujours en service.
Comité de soutien « Vérité et Justice pour Lamine DIENG »
Mail : collectif-laminedieng@hotmail.fr
Plus d'infos sur :
- myspace.com/coucxx_laminedieng_25ans
- generationslive.fr/lamine-dieng
- coucxx.skyrock.com/
Source : message reçu des organisateurs le 6 juin 19h
Source : message reçu le 5 juin 12h
Marche en souvenir de Lamine Dieng
Mort dans un fourgon de police
Cher(e)s ami(e)s citoyens et citoyennes du monde,
à l'approche de la seconde année de commémoration, marquée par une marche en juin 2009, des t-shirts sont en vente à 8€ la pièce.
Face : photos de Lamine (en image)
Dos : un bref rappel des faits et les adresses des blogs d'informations
Si vous souhaitez vous en procurer, veuillez envoyer un mail à collectif-laminedieng@hotmail.fr
ou appelez et laissez un message au 06-50-62-38-27.
Les fonds serviront à financer les préparatifs de la marche.
Merci
Source : http://coucxx.skyrock.com/2477139345-T-shirts...
19 mai 2009
LAMINE, ON T’OUBLIE PAS.
Repas de soutien le 28 mai 09 au CICP
21 ter rue voltaire
75011
Métro : Nation ou Rue des boulets ( l9 )
A partir de 19h
Prix libre
« Je suis au travail mais je ne cesse de penser à toi... Chaque seconde de ma vie tu es dans mon esprit,
la douleur est si intense que j'ai l'impression d'avoir perdu un enfant. Ton absence est si difficile à vivre, je me suis juste habituée à ma douleur,
le plus dur est de vivre avec des suppositions car selon mes humeurs et mes angoisses
le scénario de ta mort change car je ne sais pas !!!
Je ne sais rien exactement sur les conditions de ton décès,
la Justice est lente mais je ferai preuve de patience même si cela fait mal.
Grâce à Dieu, nous surmonterons cette épreuve inch'Allah. »
( Mamy / sœur de Lamine )
Lamine est mort il y a 2 ans, mais pour la famille c'était hier.
Nous ne laisserons personne oublier.
Afin de préparer la deuxième commémoration de sa mort, la Famille Dieng vous convie à un repas traditionnel sénégalais au Cicp le 28 Mai à partir de 19h.
Rappel des faits :
Lamine était un jeune français de 25 ans, habitant le quartier des Amandiers à Paris dans le 20ème arrondissement, qui a trouvé la mort le 17 juin 2007
après avoir été interpelé par 8 policiers de Paris.
Selon la Police des polices (IGS), Lamine serait « mort naturellement d'un arrêt
cardiaque dans le fourgon de police.»
L'enquête de l'IGS révèle que Lamine a été LIGOTÉ avec des menottes aux poignets
(un bras passé par dessus l'épaule, l'autre replié dans le dos)
et des liens de contentions aux chevilles.
5 agents ont porté Lamine dans le fourgon et l'ont maintenu face contre terre :
1er agent agenouillé sur l'épaule droite,
2ème agent agenouillé sur l'épaule gauche,
3ème agent agenouillé sur le bassin,
4ème agent forçait les jambes à se replier sur le fessier
5ème agent pressait la tête.
Lamine était seul et désarmé, sous l'autorité et la responsabilité
de 8 professionnels de la sécurité.
La famille a déposé une plainte avec constitution de partie civile le 22 juin 2007.
Un comité de soutien s'est formé pour exiger que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de Lamine, et pour que Justice soit rendue.
Nous sommes dans l'attente des conclusions de l'enquête de la Justice.
Les fonctionnaires de police sont actuellement en service.
Le décès de Lamine ne doit pas être oublié.
Repas de soutien le 28 mai 09 au CICP
21 ter rue voltaire
75011
Métro : Nation ou Rue des boulets ( l9 )
A partir de 19h
Prix libre *
“Vérité et Justice pour Lamine DIENG"
Les fonds récoltés serviront à l’organisation de la deuxième commémoration de la mort de Lamine le 20 Juin dans le quartier de Lamine - Les Amandiers 20e arrdt.
PLUS D'INFOS SUR :
myspace.com/coucxx_laminedieng_25ans
HYPERLINK "http://coucxx.skyrock.com/"coucxx.skyrock.com/
HYPERLINK "http://coucxx.skyrock.com/"lapetition.com/sign1.cfm?numero=1298
mail : collectif-laminedieng@hotmail.fr
Yves Baumgarten, poursuivi pour outrage et rébellion
PARIS, 22 mai, 29e chambre du TGI, procès de Yves Baumgarten, signataire de L’appel des 13, poursuivi pour outrage et rébellion, par un policier qui réclame 800 euros de dommages-intérêts.
D’abord prévu en juillet 2008, puis en février 2009, son procès a été reporté car une personne présente sur les lieux de son arrestation (un policier en retraite) a témoigné en sa faveur.
RAPPEL DES FAITS
29 mai 2008, 18 h, Yves s’attable à un café de Barbès, à Paris. Il a rendez-vous avec un ami plus doué que lui en informatique car son ordinateur portable est en panne.
Brusquement, un homme (en civil) fond sur lui. “Tu le vends ? C’est un portable volé ?” Surprise d’Yves. “Vous êtes qui ?” “Police ! Tes papiers !” Suggérant à l’homme qui vient de sortir sa carte de police de le vouvoyer, Yves s’étonne : “Vous n’avez trouvé que moi dans le quartier ?” Un deuxième homme se rue lui. Yves se retrouve plaqué au sol et reçoit des coups de pied. Il reste au sol pendant plusieurs minutes, un genou sur la nuque, un policier sur les reins. Arrivée d’une voiture de police en renfort.
Dans le fourgon, Yves, qui a auparavant décliné sa profession, demande à ce qu’on desserre les menottes. Refus des policiers. L’un d’eux lui répond : “On n’en a rien à foutre que tu sois prof de philo !” C’est pendant le transport dans le fourgon qu’Yves, halluciné par la violence de ce qui lui arrive, se laisse aller à traiter les policiers de “milice de Sarko !” Accueilli au commissariat par un “Ah, le prof de philo qui n’aime pas la police !” il est retenu en garde à vue pendant 24 heures et écope d’une plainte pour outrage et rébellion.
Yves est défendu par Me Nathalie Felzenszwald.
Et n’oubliez pas de signer la pétition contre le délit d’outrage (10.200 signatures) en ligne sur le site de la Ligue des droits de l’Homme
http://www.ldh-france.org/Petition-outrage-offense-L-appel?id_donnee=-8&var_mode=calcul
Voir : http://codedo.blogspot.com/2009/02/paris-20-fevrier-proces-dyves.html
Source : http://antirepression.over-blog.com/article-3...
Source : http://codedo.blogspot.com/
09 mai 2009
SOUTENEZ, ECOUTEZ HERVE BOURDE
Viens découvrir toute l'actu de Hervé Bourde : nouvelles collaborations : nouveaux spectacles...
http://www.myspace.com/hervebourde
MERCI DE FAIRE SUIVRE AUX PUBLICS INTERESSES
MERCI DE VOTRE SOUTIEN
PEACE
& MUSIC
rassemblement de soutien au peuple tchetchene devant l'ambassade de Russie à Paris
Le lundi 1er juin 2009, de 18h à 20h, rassemblement de soutien au
peuple tchetchene devant l'ambassade de Russie à Paris
Comme nous loublions tros souvent cela vas faire 10 ans, qu'un peuple
est en train de souffrir et ce dans le silence et l'aveuglement
général notamment la notre.L'opération anti-terroriste" de Poutine et
de la Puissance coloniale russe punit collectivement la population
tchétchène (comme palestine).
Les crimes de guerre et les crimes contre l'Humanité se poursuivent
dans l'indifférence la plus totale des institutions
internationales.Alors que les défenseurs des droits de l'Homme, en
Russie (ou ils ce font tuer ou agreser) et ailleurs, dénoncent la
guerre et les exactions commises par les troupes russes et leur
superlatif tchetchene (des colabo) en Tchétchénie, nos gouvernements
se renferment dans un silence complice.
Manifestons contre les horreurs qui sont perpétrés en Tchétchénie :
des femmes violées, des enfants de douze ans que l'armée russe ou leur
suplelatif tchetchene arrête sans aucun raison, des morts que les
russes font explosés ou bien roulent dessus afin que les familles ne
puissent les récupérer qu'en petit morceau détacher, des millions de
réfugiés tchétchénes.
Cela fait 10 ans que les tchétchénes ne vivent que dans la crainte, la
misère et l'humiliation mais de cela personne n'en a cure. Et j'espère
que nous aller réagir en reveilant les consciences.
Pensez aux tchétchénes !!!!!!!!!!
Depuis mai 2006 (continue en mai 2008). Tous les lundis à 18h-20h, a
lieux un rassemblement pour la paix en Tchétchénie et pour le respect
des Droits de l'Homme en Tchétchénie et en Russie, devant l’ambassade
de Russie, à l’angle du Boulevard Lannes (Nos 45-50) et de la rue
Dufrénoy. Paris 16ème. Métro Porte Dauphine, ou RER C Avenue Foch.
Nous vous appelons a une grande manifestation pour exprimer notre
soutien au peuple tchetchene le lundi 1er juin, de 18h à 20h, devant
l'ambassade de Russie à Paris,
N'oublions pas la Tchetchenie et son cortege de mort et de deporter.
Comité Palestine Tchetchenie
01 mai 2009
***MERCREDI 6 MAI : PROCÈS DE 7 DES 15 INCULPÉ-E-S SOLIDAIRES DES INCULPÉ-E-S***
///SOYONS NOMBREUX-SES MERCREDI 6 MAI A 9H00 À LA 24-1ÈME CHAMBRE DU TGI DE PARIS MÉTRO CITÉ POUR EXPRIMER NOTRE SOLIDARITÉ///
Samedi 24 décembre avaient lieu une série de rassemblement et de manifestations partout en France - dans le cadre des 10 jours contre l’antiterrorisme, et de la semaine internationale de solidarité avec Isa (inculpée sous régime antiterroriste).
Une manifestation avait lieu à Paris-Barbès, à 15h. Mais alors qu’un cortège de quelques deux cent personnes était en train de se former, les gardes mobiles l’ont immédiatement encerclé et ont chargé a deux reprises. Près de 120 personnes ont été interpellées, subissant un contrôle d’identité de plus de 4h dans divers commissariat de la ville. 15 personnes ont été choisies de manière arbitraire pour rester en garde à vue et passent en procès.
///SOYONS NOMBREUX-SES MERCREDI 6 MAI A 9H00 À LA 24-1ÈME CHAMBRE DU TGI DE PARIS MÉTRO CITÉ POUR EXPRIMER NOTRE SOLIDARITÉ///
Les autres passeront en procès le 8 juin. A suivre...
28 avril 2009
Libérez Julien Coupat !
Tout ou presque a été dit sur le dossier, sur l'inconsistance des
charges, sur la présomption de culpabilité dont bénéficient les
détenus politiquement ciblés, sur les détentions provisoires qui trop
souvent sont la règle, sur l'absurdité de l'épithète "terroriste"
accolée à une dégradation purement matérielle, sur la toute-puissance
du parquet, sur les dérives tentaculaires des lois antiterroristes,
sur la criminalisation à découvert de l'édition, sur l'expansion à
l'infini des répressions, ici les bandes, là, les cagoules, etc.
Et pourtant Julien Coupat est toujours détenu, sans même, au diable
la jurisprudence européenne, avoir été autorisé à étudier son propre
dossier... ! Cela fera bientôt six mois qu'il arpente les courettes de
la Santé, les sous-sols du Palais de justice, les cabinets des juges,
et qu'en rentrant le soir dans sa cellule, si petite qu'elle pourrait
devenir invisible, il découvre sa photo de filature sur l'écran de la
télévision...
Huit "terroristes" pourtant vite relâchés, abusivement dispersés
depuis dans l'Hexagone et, lui seul, toujours détenu, mais pourquoi ?
Pour s'être tu pendant quatre-vingt-seize heures de garde à vue
antiterroriste, pour avoir défié les convenances judiciaires, pour
avoir protesté contre les fouilles à nu, pour avoir refusé les
enquêtes de personnalité, pour avoir ri parfois du questionnement des
juges, pour n'avoir pas livré ses goûts littéraires, ses penchants
philosophiques, ses opinions politiques, pour avoir sillonné le monde
sans téléphone portable et s'y être fait des amis dont il a tu les
noms, pour avoir refusé tous les fichages, pour avoir pensé, écrit,
manifesté, voyagé, pour n'être pas tombé dans le panneau des
idéologies précuites, pour avoir dérangé l'ordre morose d'un temps qui
parfois passe si lentement, bref pour avoir à sa façon "travaillé à
l'établissement conscient et collectif d'une nouvelle
civilisation" (Armand Gatti).
Déjà, souvenons-nous, le 19 décembre 2008, un juge des libertés et de
la détention (depuis lors introuvable) avait ordonné sa libération, en
estimant "que dans ce dossier, toutes les personnes mises en examen
ont été placées sous contrôle judiciaire (...), que Julien Coupat a
été interrogé (...), que la détention provisoire de l'intéressé
n'apparaît pas aujourd'hui indispensable à la manifestation de la
vérité (...), qu'il offre toutes garanties de représentation, qu'au
surplus, il n'a jamais été condamné". C'était compter sans
l'acharnement désespéré d'un parquet mis à mal.
Une nouvelle demande de mise en liberté a été déposée au nom de la
simple application de la loi française : "La personne mise en examen,
présumée innocente, reste libre" (article 137 du code de procédure
pénale).
"Vous tiendrez votre liberté de ce que vous aurez libéré...", écrivait
le poète Joë Bousquet. Que tous ceux qui se sentent concernés
demandent avec nous la nous la libération immédiate de Julien Coupat.
par Irène Terrel
Source : Le monde
LE MONDE
07 avril 2009
RASSEMBLEMENT au tribunal de paris pour la libération de Juan
Après
presque 10 mois en préventive, Juan s'est vu refuser sa demande de mise
en liberté. Il fait appel. D'ici une à deux semaines, la chambre
d'instruction décidera de le maintenir en détention ou de le libérer.
La date sera connue prochainement.
Juan est toujours détenu depuis
presque 10 mois, il est actuellement à la maison d'arrêt de Boisd'Arcy.
Il fait appel de son refus de mise en liberté. En attendant d'avoir la
date (d'ici une à deux semaines) de l'audience pour se rassembler et
demander sa libération, nous republions sa lettre depuis la prison de
Rouen où il rappelle les circonstances de son incarcérations. Et pour
plus d'infos: http://infokiosques.net/mauvaises_intentions
LETTRE DE JUAN DEPUIS LA PRISON DE ROUEN (OCTOBRE 2008)
Durant
la période électorale qui a vu l'arrivée de Sarkozy à la présidence,
l'ambiance est à la colère et à la révolte. De manifs sauvages à des
bris de vitrines de permanences d'élus, de nombreux actes marquent
cette période. Début mai, il y a eu aussi une tentative d'incendie
d'une voiture de flics (dépanneuse) devant un commissariat de Paris.
C'est
pour cette tentative qu'Isa, Juan et Damien sont en détention
préventive, au motif que leurs ADN, pris à leur insu ou de force,
auraient été retrouvés sur l'engin incendiaire.
Tous les trois sont sous le coup d'une instruction antiterroriste.
J'écris depuis la prison de Rouen, qui s'est une nouvelle fois illustrée le 10 septembre par la mort d'un détenu, victime de la folie... de l'Administration Pénitentiaire.
Ca fait maintenant quatre mois que je suis en détention provisoire pour terrorisme.
Terrorisme
! Quel outil formidable pour l'Etat ! Le terrorisme vient aujourd'hui
justifier des mesures de contrôle et de fichage de plus en plus
poussées au nom de notre sécurité. On ne s'étonne même plus de croiser
dans les gares des militaires, mitraillettes à la main. Démocratie ou
pas, la peur reste le meilleur moyen pour soumettre et gouverner.
Dans l'imaginaire collectif, le terroriste, avec le pédophile, est devenu une des figures même du mal. D'un côté il a le visage de monsieur tout le monde, ce qui en fait une menace permanente et insidieuse qui ne peut se combattre que par un contôle généralisé de plus en plus strict. Et de l'autre, il a le visage repoussant d'un monstre sanguinaire, fasciné par la violence et n'ayant plus rien d'humain ni de commun avec nous pour éviter qu'on le comprenne et que de tels actes se propagent. Apposer l'étiquette de terroriste sur quelqu'un, c'est donc le condamner au bannissement. Qui soutiendrait des barbares pareils ?
C'est une habile manoeuvre politique pour isoler et affaiblir. On fait passer des amis, des camarades de lutte pour des illuminés en décrédibilisant les moyens considérés comme violents (sabotage, bris de vitrine, etc) autant que le sens politique de leur action. Diviser pour mieux régner, rien de nouveau. On fait le tri entre la contestation « raisonnable », que l'Etat tolère, voire intègre pour se renforcer ; et celle sauvage et non autorisée, plus difficilement récupérable. On frappe fort sur quelques-uns pour que tout le monde ferme sa gueule et sache à quoi s'en tenir. Evidemment pour être efficace, ça doit servir d'exemple, on ne peut pas faire de tout le monde des terroristes.
La Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne (MAAF), l'organisation terroriste à laquelle nous sommes supposés appartenir, rend bien compte de cette intention. Vous n'avez jamais vu de tract ou d'attentat au nom de la MAAF. Et pour cause : ce sexy sigle est une invention policière, le titre d'une catégorie de classification des RG (Renseignements Généraux). Le mot « mouvance » montre à quel point c'est flou. Il peut suffir d'un contrôle d'identité au cours d'un moment de contestation sauvage, de la fréquentation d'un lieu ou d'une personne, d'une lecture ou d'une opinion subversive. Certains thèmes aussi sont plus sensibles comme les prisons ou les sans-papiers ; RESF par exemple est qualifié de mouvement "quasi-terroriste".
Cette histoire de tentative d'incendie est loin d'être l'affaire du siècle. Et si le pouvoir, relayé par les médias, l'a gonflée au maximum, ce n'est pas que l'Etat craignait de ne pouvoir se relever de ce coup. Malheureusement, il faudra plus qu'un incendie – même réussi - pour mettre vraiment en danger le système. Si l'Etat est attentif et soucieux de ces "menaces" politiques et que cet affront devait être puni, il en a surtout profité pour faire de cette affaire un exemple, répondre à la contestation sociale, et remettre à jour quelques fichiers de renseignements et bases de données policières.
Nous nions tous les trois notre implication dans cette tentative d'incendie. Mais en vérité c'est un détail.
D'abord parce que face à la supposée irréfutabilité de la preuve par l'ADN des scientifiques, il est difficile d'expliquer la présence de poils qu'on a pu éventuellement semer, si tant est que ce soient les nôtres !
Ensuite parce que la Justice donne peu d'importance à ce qu'on a à dire. Elle n'a pas besoin de toi pour te juger. Qu'importe ce que tu as réellement fait. Si tu as le profil, et il peut suffir d'une garde-à-vue, de la participation à une manif ou d'opinions affichées, ça suffit à être condamné. Tout le reste est du théâtre.
En ce sens, la Justice ne s'est sans doute pas trompée. Je crois bien avoir le profil recherché. Non pas celui d'un fanatique qui veut semer la terreur dans la population pour arriver à ses fins – c'est plutôt l'apanage des gouvernements, qu'ils soient despotiques ou démocratiques -, mais plutôt celui d'un révolté parmi les autres.
Dans ce monde régi par le fric où la plupart des gens crèvent de faim pour soutenir le rythme de vie des riches ; où le seul horizon pour beaucoup est un travail de merde qu'on est réduit à pleurer au moment de perdre ; où l'ennui et la dépression sont la norme ; où ceux qui n'ont pas de papiers doivent raser les murs ; où la nature devient un luxe pour touristes ; où notre pouvoir sur nos vies se limite au choix de la chaîne télé, du bouffon qui nous gouverne, et de la marque de lessive ; où la police te rappelle à chaque instant de fermer ta gueule ; et où la prison t'accueille si tu déroges à la règle.
Dans ce monde moisi, il serait malvenu de pleurer la carcasse cramoisie d'une voiture de flics. Nous n'avons que trop de raisons de nous révolter.
Ce n'est pas la répression qui nous les enlèvera.
En taule comme dans la rue, que la lutte continue avec rage et joie !
Liens:: http://infokiosques.net/mauvaises_intentions
( l'appel est à diffusé largement, mais la date ne sera surement connue que quelque jours avant. soyons attentifs !!!!!!! )


















